Lettres : Comment dois-je expliquer la politique à mes enfants ?
André Mainguy - Longueuil, le 10 mai 2004
21 mai 2004
M. le ministre de l'Éducation du Québec,
Je ne sais pas si vous avez pris connaissance, dans Le Devoir du 10 mai dernier, de la lettre ouverte d'Ariane Robitaille, cette mère de deux enfants âgée de 25 ans et étudiante à l'école de service social de l'Université de Montréal, mais elle est touchante.
[...] Cette jeune femme place les vraies valeurs au centre de sa vie, de la vie de l'homme et de la femme. En effet, dans une société où la formation universitaire sera de plus en plus réclamée par les entreprises, on laisse à l'individu le soin de s'endetter pour obtenir cette formation; l'entreprise n'y est nullement associée. Pire, l'entreprise réclame non seulement des gens mieux formés mais aussi des diminutions d'impôt afin d'augmenter les revenus des privilégiés.
Ce que constate Ariane Robitaille, c'est que pendant qu'elle doit s'endetter pour étudier, pour fournir de meilleurs services à la société, les dirigeants des entreprises se font voter des options pour des dizaines, voire des centaines de millions de dollars. Ariane constate qu'en 2004, même dans une société dite de l'intelligence, il n'y a pas de place pour le respect de la personne, pas même par ceux-là mêmes qui réclament des personnes de mieux en mieux formées. [...]
M. Reid, pourquoi ne pas continuer à tenter de récupérer d'Ottawa les sommes nécessaires au fonctionnement normal d'une société? Et, s'il le faut, opposez-vous à Paul Martin jusqu'à ce qu'il élimine certains paradis fiscaux et les privilèges fiscaux dont il est le premier à profiter pendant que d'autres, à l'instar d'Ariane, doivent priver leurs enfants du strict nécessaire.
Je ne sais pas si vous avez pris connaissance, dans Le Devoir du 10 mai dernier, de la lettre ouverte d'Ariane Robitaille, cette mère de deux enfants âgée de 25 ans et étudiante à l'école de service social de l'Université de Montréal, mais elle est touchante.
[...] Cette jeune femme place les vraies valeurs au centre de sa vie, de la vie de l'homme et de la femme. En effet, dans une société où la formation universitaire sera de plus en plus réclamée par les entreprises, on laisse à l'individu le soin de s'endetter pour obtenir cette formation; l'entreprise n'y est nullement associée. Pire, l'entreprise réclame non seulement des gens mieux formés mais aussi des diminutions d'impôt afin d'augmenter les revenus des privilégiés.
Ce que constate Ariane Robitaille, c'est que pendant qu'elle doit s'endetter pour étudier, pour fournir de meilleurs services à la société, les dirigeants des entreprises se font voter des options pour des dizaines, voire des centaines de millions de dollars. Ariane constate qu'en 2004, même dans une société dite de l'intelligence, il n'y a pas de place pour le respect de la personne, pas même par ceux-là mêmes qui réclament des personnes de mieux en mieux formées. [...]
M. Reid, pourquoi ne pas continuer à tenter de récupérer d'Ottawa les sommes nécessaires au fonctionnement normal d'une société? Et, s'il le faut, opposez-vous à Paul Martin jusqu'à ce qu'il élimine certains paradis fiscaux et les privilèges fiscaux dont il est le premier à profiter pendant que d'autres, à l'instar d'Ariane, doivent priver leurs enfants du strict nécessaire.
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