vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 00h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Le choix de Gandhi

Serge Truffaut   20 mai 2004 
Les membres du Parti du Congrès et les partisans de celui-ci ont beau avoir essayé de convaincre Sonia Gandhi de revenir sur sa décision, rien n'y fit: elle ne sera jamais premier ministre de l'Inde. La pression exercée par les responsables du Bharatiya Janata Party (BJP) par le biais d'une campagne xénophobe entièrement axée sur l'origine italienne de l'héritière de la dynastie des Gandhi a donc eu les résultats escomptés. Elle se retire mais conserve tout de même le poste de présidente du parti, ce qui lui permettra d'imprimer son influence sur l'administration des affaires.

Forte du pouvoir que lui confère ce poste, Sonia Gandhi a d'ailleurs poussé sur le devant de l'échiquier indien Manmohan Singh, ex-ministre des Finances, chez qui elle apprécie le mépris souverain qu'il a, dit-on, pour les intrigues de palais. Contrairement à bien des notables du Parti du Congrès, Singh s'est abstenu de participer aux jeux et aux luttes de clans. Économiste de formation, ex-gouverneur de la banque centrale, Singh a une longue carrière de haut fonctionnaire derrière lui.

Politiquement, il s'est fait connaître par ses années passées à la tête du ministère des Finances de 1992 à 1995. Appelé à la rescousse par le premier ministre de l'époque alors que l'Inde était presque en faillite, Singh s'est distingué par une série de réformes qu'il a imposées afin de freiner une inflation galopante, assainir les finances de l'État et moderniser l'appareil de production du pays. On dit de lui qu'il est à l'origine de la forte croissance économique qui caractérise l'Inde depuis le milieu de la décennie précédente.

Partisan d'une économie mixte, on attend de lui qu'il dévoile ses intentions en ce qui concerne la vague de grosses privatisations envisagées par son prédécesseur. Quelle politique va-t-il privilégier pour tout ce qui a trait à la vente des parts majoritaires que l'État détient dans des banques, le pétrole et les compagnies aériennes Air India et Indian Airlines? À ce propos, en ce qui concerne le pétrole, plus d'un observateur a noté que, sur ce front, Singh risque de heurter les partis communistes qui font partie de la coalition formée afin de permettre au Congrès d'avoir la majorité au Parlement. Ces derniers ont clairement indiqué qu'ils s'opposeraient avec vigueur à tout ajustement des prix aux normes internationales qui ont actuellement cours.

Pour Singh et ses collègues du Congrès, les difficultés qui se présenteront tôt ou tard viendront probablement de la coalition hétéroclite formée à la faveur des dernières élections. On sait Singh être un fin économiste, il reste à savoir s'il sera un fin politique.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012