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«Un parti propre au Québec» - Le slogan du Bloc fait bondir le PLC

Kathleen Lévesque   17 mai 2004 
Dans l'imminence des élections fédérales, les premiers coups de semonce ont été tirés cette fin de semaine entre les deux principaux adversaires au Québec. Lancé samedi, le slogan du Bloc québécois «Un parti propre au Québec» a fait bondir hier le Parti libéral du Canada qui est passé à l'attaque.

Le lieutenant québécois de Paul Martin, Jean Lapierre, a mené les hostilités. À la sortie de la réunion de stratégie de deux jours qui a rassemblé les candidats libéraux du Québec à Granby, M. Lapierre était visiblement agacé que le Bloc québécois table, comme il le fait depuis trois mois, sur le scandale des commandites pour soulever le doute de la population sur la probité des candidats libéraux.

«Je n'ai aucune leçon de propreté à prendre du Bloc. [...] On a des candidats dont l'intégrité n'est pas en jeu. Je mets au défi les gens du Bloc de toucher à l'intégrité d'un de ces hommes et d'une de ces femmes-là. C'est facile, des accusations gratuites», a-t-il soutenu, rappelant qu'il ne s'agissait pas là d'une contribution au processus démocratique.

Cela dit, M. Lapierre a rappelé à l'adversaire bloquiste que ses prétentions devraient l'inciter à se montrer plus transparent envers les électeurs. Du coup, il s'en est pris à la plate-forme électorale que le Bloc québécois dévoilait hier devant ses militants réunis en conseil général. M. Lapierre a associé le cadre financier d'un budget fédéral présenté par le Bloc à du «pelletage de nuages». «Ils ne touchent à rien et ils ne livreront jamais rien. [...] Faire croire qu'ils vont avoir, par exemple, deux milliards d'infrastructures, c'est vraiment prendre les Québécois pour des valises. Je ne trouve pas ça propre», a-t-il tranché.

M. Lapierre a également vertement critiqué le Bloc qui n'appuiera dorénavant que les résolutions unanimes de l'Assemblée nationale. En agissant de la sorte, le Bloc ne reconnaît plus la légitimité du gouvernement élu du Québec, soit les libéraux de Jean Charest. Incisif, M. Lapierre a affirmé qu'il vaudrait mieux que les dirigeants du Bloc disent ouvertement qu'ils sont devenus les «valets du Parti québécois», attendant les «commandes» de Bernard Landry. «Qu'ils soient transparents. La propreté, c'est aussi dans les idées», a lancé Jean Lapierre soulignant au passage que le Bloc cachait notamment son option et son «maître à penser», Jacques Parizeau.

Par ailleurs, Jean Lapierre a laissé tomber, au grand plaisir de ses collègues candidats regroupés tout près de lui, le dicton qui dit «quand tu craches en l'air, des fois, ça te retombe sur le nez».

Pour le ministre Denis Coderre, il est clair que «la meilleure défensive, c'est l'attaque». «Pour un parti qui se dit propre, je trouve qu'il garroche pas mal de bouette», a-t-il fait valoir.

Malgré cette critique, M. Coderre empruntera vraisemblablement la même voie que ses adversaires. Dès aujourd'hui, il entame une tournée éclair des médias des régions de Drummondville, Trois-Rivières, Rimouski et Saguenay pour faire le bilan du Bloc québécois, un parti «cul-de-sac» comme l'a précisé son collègue Jean Lapierre.

Outre le scandale des commandites qui traîne dans le paysage des libéraux depuis deux ans, mais de façon plus aiguë depuis le dépôt du rapport de la vérificatrice générale en février dernier, il semble que le dossier des défusions municipales pourrait toucher l'organisation électorale dans certaines circonscriptions. «C'est très clair que d'avoir deux campagnes va nous causer des problèmes d'organisation. Mais en ce qui regarde les débats, je pense que non. [...] On a une grosse organisation. Est-ce que, pendant quelques jours, il y a des gens qui vont se partager dans le camp du oui, celui du non? C'est bien évident», a reconnu le candidat de Beauport, Dennis Dawson, candidat dans Beauport et proche conseiller de Paul Martin.

Ce dernier prononcera aujourd'hui à Laval un discours fort attendu sur la place du Québec au sein du Canada. Jeudi, l'assemblée d'investiture de M. Martin dans Lasalle-Émard agira comme un grand happening pour fouetter les troupes libérales.
 
 
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  • Louis Frégeau
    Inscrit
    lundi 17 mai 2004 23h56
    Invitation!
    J'invite les membres du Parti Libéral du Canada, section Québec, à venir visiter les infrastructures de l'aéroport Pearson de Toronto et de les comparer à celles qui sont construitent autour de l'aérogare Pierre- Elliot-Trudeau situé Dorval.

    Cela en dit long sur le genre de respect que le Parti Libéral du Canada à pour le Québec et pour la Ville de Montréal.

    Sans mentionner le désastre de Mirabel, les promesses de contruction de ponts pour le prolongement de la Route 30 et la dernière promesse (celle-ci pour la deuxième fois)de l'autoroute entre la ville de Québec et le Saguenay.

    Monseigneur Jean Lapierre peut bien faire des stepettes et son Honorable partenaire, Denis Coderre, peut bien parler de bouette....mais je me demande, lequel de ces deux hommes peut affirmer, sans vaciller, que le Parti Libéral du Canada est un parti propre.
    Et je n'ai même pas mentionné le mot commandites!

    S'il y a une place qui convient au Libéraux fédéraux, c'est bien de se repentir dans l'opposition pour quelques années.

    Louis-André Frégeau
    Toronto. Ontario

    P.S.: J'oubliais de mentionner que je n'ai pas mentionner les investissements (dans les Paradis Ficaux des Bermudes) de la Canada Steamship Line dont les fils de notre premier ministre canadien, sont les propriétaires. Quelle belle famille canadienne. Quelle belle famille, dont le père, Paul Martin, criait à tous vents, que le Bloc Québécois est un parti politique qui veut détruire le pays. Le mieux que l'on puisse dire ici, c'est que la CSL ne transporte pas des cargaisons de miroirs pour que les Martin se regardent eux-même dans la glace. Mais à quoi ceux-ci serviraient-ils, de toutes façons, puisque la bouette de son Honorable Coderre les renderait inutilisables.
    Vive le printemps 2004! Vive le Windex!

  • FARID KODSI
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2004 12h45
    Capitaine Frégeau s’en va-t-en guerre!
    La guerre que livre le capitaine aux libéraux fédéraux n’est pas d’hier. Les séparatistes comme ce brave monsieur n’ont jamais rien trouvé de bon au fédéral et au Canada. Ils jouissent, par contre, du bon niveau de vie que leur offre notre pays en travaillant à Ottawa et à Toronto. Quant à l’aéroport de Dorval, si les choses vont aussi mal, ce bon monsieur devrait à tout le moins se donner la peine d’examiner la gestion de la compagnie Les aéroports de Montréal, laquelle serait peut-être gérée comme la SGF ou Investissement Québec du temps de Landry-bec, le grand manitou de l’indépendance.

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