Lettres : De Garou à Gary
Jean-Paul Lanouette - Longueuil, 22 avril 2004
7 mai 2004
Gardons-nous de jeter de l'eau bénite au visage buriné du vieux Garou, de le vouer aux gémonies pour avoir osé vendre son âme au diable en refilant — à prix fort, il est vrai — «sa» Maudite aux Anglais du Haut-Canada.
Cessons de nous émouvoir des Frédéric «djingueulisés» pour Ronald (McDonald), n'en voulons pas à Stéphane «Expo 67» Venne d'avoir laissé Star Académie récupérer, voire ressusciter une de ses vieilles tounes et sachons féliciter Robert C. avec grâce pour sa lucrative transaction! Une Fin du monde brassée par Sleeman, c'est-y... la fin du monde?
Peut-être que ma prochaine U2 sera trop longue en bouche, que je lui découvrirai une amertume plus prononcée; c'est sûr: elle ne me titillera plus jamais les papilles gustatives et la fibre patriotique de la même façon, mais bon, c'est juste d'la bière! [...]
Que celui ou celle qui n'a jamais rêvé de faire un coup d'argent fumant lance la première bouteille vide à la belle gueule (excusez-la!) de «notre» brasseux de broue national. Comme dirait l'autre, faut pas être plus «spiritueux» que le pape! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens d'affaires — fussent-ils chanteurs — qui hésiteraient entre le pactole (trois millions) à 3 ou 4 % d'intérêt et la Trois Pistoles à 9 % d'alcool? Cracher dans sa bière ou sur l'argent? Voilà la grande interrogation shakespearienne à laquelle a dû répondre un gars pas si ordinaire... Ayant bu ma dernière Don de Dieu jusqu'à la lie, je vous dis «cul sec!», mon cher Gary.
Cessons de nous émouvoir des Frédéric «djingueulisés» pour Ronald (McDonald), n'en voulons pas à Stéphane «Expo 67» Venne d'avoir laissé Star Académie récupérer, voire ressusciter une de ses vieilles tounes et sachons féliciter Robert C. avec grâce pour sa lucrative transaction! Une Fin du monde brassée par Sleeman, c'est-y... la fin du monde?
Peut-être que ma prochaine U2 sera trop longue en bouche, que je lui découvrirai une amertume plus prononcée; c'est sûr: elle ne me titillera plus jamais les papilles gustatives et la fibre patriotique de la même façon, mais bon, c'est juste d'la bière! [...]
Que celui ou celle qui n'a jamais rêvé de faire un coup d'argent fumant lance la première bouteille vide à la belle gueule (excusez-la!) de «notre» brasseux de broue national. Comme dirait l'autre, faut pas être plus «spiritueux» que le pape! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens d'affaires — fussent-ils chanteurs — qui hésiteraient entre le pactole (trois millions) à 3 ou 4 % d'intérêt et la Trois Pistoles à 9 % d'alcool? Cracher dans sa bière ou sur l'argent? Voilà la grande interrogation shakespearienne à laquelle a dû répondre un gars pas si ordinaire... Ayant bu ma dernière Don de Dieu jusqu'à la lie, je vous dis «cul sec!», mon cher Gary.
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