Corruption municipale et système de contrôle
Robert Bastien - Un citoyen du Québec
7 avril 2010 09h37
Depuis quand existe la corruption municipale? La nuit des temps. Pourquoi? Parce qu'il n'y a jamais eu de volonté réelle de mettre en place un système pour la contrer efficacement. Ce qui soulève bien des interrogations...
Or, un système peut être efficace contre la corruption. Témoin, les systèmes de contrôle interne mis en place au sein des entreprises - des entités économiques et commerciales, donc des entités où circule l'argent, à flots, c'est le cas de le dire. Pourtant, rares sont les cas de corruption qui demeurent non détectés.
La prémisse du système est la suivante, si je me rappelle bien: on ne fait pas confiance à l'honnêteté de l'individu, on fait confiance à l'efficacité du système de contrôle interne mis en place: division des tâches, paliers d'approbation des transactions selon les montants en cause, etc. Et ça marche!
Pour quoi ne pas demander à des experts de mettre en place un système équivalent dont la prémisse serait la suivante: on ne fait pas confiance à l'honnêteté des élus municipaux et des fonctionnaires, mais au système de contrôle interne mis en place. Il ne faut pas avoir la tête à Papineau pour comprendre que la fraude municipale concerne presque toujours un industriel, ou un commerçant, ou un constructeur immobilier qui soudoie des responsables municipaux pour obtenir un permis, ou une dérogation à un règlement municipal, ou un changement de zonage. Pour gagner de l'argent, beaucoup d'argent.
Pour ma part, quelle que soit la complexité des mécanismes de contrôle, je verrais la participation d'individus d'horizons divers: simples citoyens, représentants des médias, policiers des escouades des crimes économiques, fonctionnaires des deux paliers de gouvernement.
Le système devrait viser à être aussi efficace que son pendant au sein des entreprises; à faire en sorte que la manoeuvre corruptrice explose, dans plus de 90 % des cas, dans l'opinion publique et que les individus impliqués soient traduits devant les tribunaux et trouvés coupables.
C'est ce genre de système que devrait mettre en place le gouvernement provincial. À la place, on a droit à un comportement d'eunuque moral. Et, si ce problème persiste, c'est que les gouvernements antérieurs, depuis que les municipalités existent, ont agi de la même façon.
Or, un système peut être efficace contre la corruption. Témoin, les systèmes de contrôle interne mis en place au sein des entreprises - des entités économiques et commerciales, donc des entités où circule l'argent, à flots, c'est le cas de le dire. Pourtant, rares sont les cas de corruption qui demeurent non détectés.
La prémisse du système est la suivante, si je me rappelle bien: on ne fait pas confiance à l'honnêteté de l'individu, on fait confiance à l'efficacité du système de contrôle interne mis en place: division des tâches, paliers d'approbation des transactions selon les montants en cause, etc. Et ça marche!
Pour quoi ne pas demander à des experts de mettre en place un système équivalent dont la prémisse serait la suivante: on ne fait pas confiance à l'honnêteté des élus municipaux et des fonctionnaires, mais au système de contrôle interne mis en place. Il ne faut pas avoir la tête à Papineau pour comprendre que la fraude municipale concerne presque toujours un industriel, ou un commerçant, ou un constructeur immobilier qui soudoie des responsables municipaux pour obtenir un permis, ou une dérogation à un règlement municipal, ou un changement de zonage. Pour gagner de l'argent, beaucoup d'argent.
Pour ma part, quelle que soit la complexité des mécanismes de contrôle, je verrais la participation d'individus d'horizons divers: simples citoyens, représentants des médias, policiers des escouades des crimes économiques, fonctionnaires des deux paliers de gouvernement.
Le système devrait viser à être aussi efficace que son pendant au sein des entreprises; à faire en sorte que la manoeuvre corruptrice explose, dans plus de 90 % des cas, dans l'opinion publique et que les individus impliqués soient traduits devant les tribunaux et trouvés coupables.
C'est ce genre de système que devrait mettre en place le gouvernement provincial. À la place, on a droit à un comportement d'eunuque moral. Et, si ce problème persiste, c'est que les gouvernements antérieurs, depuis que les municipalités existent, ont agi de la même façon.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

