Irak: de nouveaux otages
Bagdad — La campagne de prises d'otages s'est poursuivie hier en Irak où 11 Russes ont été enlevés et neuf Américains sont portés disparus, alors que les forces américaines se sont retirées partiellement de Fallouja où les combats ont fait des centaines de morts en une semaine.
Parallèlement, des négociations se poursuivaient en vue d'un accord entre la coalition et le chef rebelle chiite Moqtada Sadr, susceptible de mettre fin aux affrontements dans les villes chiites. Le chef du Commandement central américain (Centcom) a toutefois rappelé dans une vidéoconférence que la mission des États-Unis était de «capturer ou de tuer Sadr».
Le président égyptien Hosni Moubarak a fait part au président américain George W. Bush de ses graves préoccupations sur l'Irak. «J'ai fait part de mes graves préoccupations sur la situation actuelle en Irak en particulier dans les domaines de la sécurité et de l'aide humanitaire», a déclaré M. Moubarak dans une conférence de presse commune avec M. Bush dans le ranch de ce dernier à Crawford au sud du Texas.
M. Bush devait donner ce soir une conférence de presse centrée sur l'Irak.
Le général John Abizaid a de son côté, indiqué hier avoir demandé l'équivalent de deux brigades de combat supplémentaires en Irak au secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, qui pourraient représenter jusqu'à 10 000 hommes supplémentaires.
27 étrangers détenus ou disparus
Au moins 27 étrangers étaient toujours détenus ou portés disparus en Irak hier.
Onze ressortissants russes, employés par une société spécialisée dans le domaine de l'énergie, ont été enlevés à Bagdad, a rapporté hier la chaîne qatariote al-Jazira, citant un responsable de la compagnie à Moscou.
Deux journalistes de la télévision nationale tchèque et un correspondant d'une radio du pays sont portés disparus en Irak et pourraient avoir été enlevés, ont annoncé hier les médias tchèques.
Des responsables du gouvernement n'ont pas confirmé les prises d'otages, mais le ministre des Affaires étrangères Cyril Svoboda a déclaré à la chaîné privée Nova que des diplomates s'occupaient de l'affaire.
«Nous avons discuté toute la journée avec des gens en Irak, avec tous ceux qui peuvent être en mesure de faire quelque chose. Mais nous ne voulons pas compromettre la vie de nos concitoyens, aussi ne dirai-je rien d'autre pour le moment sur cette question», a dit Svoboda.
Sept ouvriers chinois enlevés dimanche près de Fallouja (50 km à l'ouest de Bagdad) ont quant à eux été libérés hier soir. Ils vont «bien» et sont en sécurité, a déclaré l'ambassade de Chine à Bagdad.
À Washington, le général Ricardo Sanchez, commandant des forces terrestres de la coalition en Irak, a annoncé que deux soldats et sept employés américains de la société Halliburton étaient portés disparus.
«Nous avons deux soldats américains portés disparus à ce jour. Et nous avons aussi sept employés de KBR [Kellog Brown and Root, une filiale de Halliburton] qui sont également portés disparus», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, si un Britannique a été relâché dimanche, trois Japonais étaient toujours aux mains de leurs ravisseurs tandis que les négociations se poursuivaient pour la libération d'un Canadien. On demeurait sans nouvelles d'un Arabe israélien.
La crise des otages japonais, menacés de mort, était toujours dans l'impasse à son cinquième jour.
Les ravisseurs avaient menacé dimanche d'exécuter un premier otage à l'expiration de l'ultimatum si Tokyo ne retirait pas ses troupes d'Irak et n'envoyait pas un émissaire à Fallouja, assiégée par les troupes américaines.
Un chef tribal, Mezher Doulaïmi, qui se présente comme un médiateur, a toutefois affirmé hier que les ravisseurs avaient accepté de ne pas tuer les otages à l'expiration de l'ultimatum à 13h GMT.
Le premier ministre japonais Junichiro Koizumi, qui a répété hier qu'il ne rappellerait pas les quelque 550 soldats nippons déployés en Irak, a demandé l'aide de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Tokyo, pour obtenir la libération des otages japonais.
M. Koizumi a reçu le soutien des États-Unis par la voix du vice-président Dick Cheney, en visite officielle à Tokyo. «Nous, les États-Unis, promettons de faire tous les efforts possibles pour résoudre la situation», a déclaré M. Cheney.
Répit sur le front de la rébellion chiite
À Fallouja, une trêve fragile durait depuis dimanche. Le cessez-le-feu a été prolongé jusqu'à hier dans la nuit, selon le médiateur Alaa al-Makki du Parti islamique irakien, alors que les forces américaines se sont partiellement retirées hier de ce bastion sunnite en signe de bonne volonté, a déclaré un responsable irakien, médiateur entre la coalition et la guérilla dans la ville.
Plus de 600 Irakiens ont été tués et quelque 1250 blessés dans les combats entre Marines et rebelles qui se déroulent dans cette ville depuis une semaine, selon M. Makki, citant un nouveau bilan de sources hospitalières.
De son côté, la coalition a perdu 70 soldats depuis le 1er avril, selon le général Mark Kimmitt, chef adjoint des opérations de la coalition en Irak, et le Centcom a annoncé hier la mort de trois nouveaux soldats américains ces jours derniers.
La coalition connaissait un répit sur le front de la rébellion chiite: la milice de Moqtada Sadr avait décidé de suspendre ses attaques de samedi à hier, en raison de la grande cérémonie religieuse de l'Arbaïn, célébrée à Kerbala, ville sainte des chiites.
Mais cela n'avait pas empêché Moqtada Sadr de lancer à toutes les communautés d'Irak un appel au soulèvement contre les forces de la coalition.
Hier, les négociations se poursuivaient pour parvenir à un accord global entre la coalition et Moqtada Sadr susceptible de mettre fin aux affrontements dans les villes chiites.
La ville chiite de Najaf est toujours sous le contrôle de la milice de Moqtada Sadr, a déclaré hier le général Sanchez.
Parallèlement, des négociations se poursuivaient en vue d'un accord entre la coalition et le chef rebelle chiite Moqtada Sadr, susceptible de mettre fin aux affrontements dans les villes chiites. Le chef du Commandement central américain (Centcom) a toutefois rappelé dans une vidéoconférence que la mission des États-Unis était de «capturer ou de tuer Sadr».
Le président égyptien Hosni Moubarak a fait part au président américain George W. Bush de ses graves préoccupations sur l'Irak. «J'ai fait part de mes graves préoccupations sur la situation actuelle en Irak en particulier dans les domaines de la sécurité et de l'aide humanitaire», a déclaré M. Moubarak dans une conférence de presse commune avec M. Bush dans le ranch de ce dernier à Crawford au sud du Texas.
M. Bush devait donner ce soir une conférence de presse centrée sur l'Irak.
Le général John Abizaid a de son côté, indiqué hier avoir demandé l'équivalent de deux brigades de combat supplémentaires en Irak au secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, qui pourraient représenter jusqu'à 10 000 hommes supplémentaires.
27 étrangers détenus ou disparus
Au moins 27 étrangers étaient toujours détenus ou portés disparus en Irak hier.
Onze ressortissants russes, employés par une société spécialisée dans le domaine de l'énergie, ont été enlevés à Bagdad, a rapporté hier la chaîne qatariote al-Jazira, citant un responsable de la compagnie à Moscou.
Deux journalistes de la télévision nationale tchèque et un correspondant d'une radio du pays sont portés disparus en Irak et pourraient avoir été enlevés, ont annoncé hier les médias tchèques.
Des responsables du gouvernement n'ont pas confirmé les prises d'otages, mais le ministre des Affaires étrangères Cyril Svoboda a déclaré à la chaîné privée Nova que des diplomates s'occupaient de l'affaire.
«Nous avons discuté toute la journée avec des gens en Irak, avec tous ceux qui peuvent être en mesure de faire quelque chose. Mais nous ne voulons pas compromettre la vie de nos concitoyens, aussi ne dirai-je rien d'autre pour le moment sur cette question», a dit Svoboda.
Sept ouvriers chinois enlevés dimanche près de Fallouja (50 km à l'ouest de Bagdad) ont quant à eux été libérés hier soir. Ils vont «bien» et sont en sécurité, a déclaré l'ambassade de Chine à Bagdad.
À Washington, le général Ricardo Sanchez, commandant des forces terrestres de la coalition en Irak, a annoncé que deux soldats et sept employés américains de la société Halliburton étaient portés disparus.
«Nous avons deux soldats américains portés disparus à ce jour. Et nous avons aussi sept employés de KBR [Kellog Brown and Root, une filiale de Halliburton] qui sont également portés disparus», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, si un Britannique a été relâché dimanche, trois Japonais étaient toujours aux mains de leurs ravisseurs tandis que les négociations se poursuivaient pour la libération d'un Canadien. On demeurait sans nouvelles d'un Arabe israélien.
La crise des otages japonais, menacés de mort, était toujours dans l'impasse à son cinquième jour.
Les ravisseurs avaient menacé dimanche d'exécuter un premier otage à l'expiration de l'ultimatum si Tokyo ne retirait pas ses troupes d'Irak et n'envoyait pas un émissaire à Fallouja, assiégée par les troupes américaines.
Un chef tribal, Mezher Doulaïmi, qui se présente comme un médiateur, a toutefois affirmé hier que les ravisseurs avaient accepté de ne pas tuer les otages à l'expiration de l'ultimatum à 13h GMT.
Le premier ministre japonais Junichiro Koizumi, qui a répété hier qu'il ne rappellerait pas les quelque 550 soldats nippons déployés en Irak, a demandé l'aide de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Tokyo, pour obtenir la libération des otages japonais.
M. Koizumi a reçu le soutien des États-Unis par la voix du vice-président Dick Cheney, en visite officielle à Tokyo. «Nous, les États-Unis, promettons de faire tous les efforts possibles pour résoudre la situation», a déclaré M. Cheney.
Répit sur le front de la rébellion chiite
À Fallouja, une trêve fragile durait depuis dimanche. Le cessez-le-feu a été prolongé jusqu'à hier dans la nuit, selon le médiateur Alaa al-Makki du Parti islamique irakien, alors que les forces américaines se sont partiellement retirées hier de ce bastion sunnite en signe de bonne volonté, a déclaré un responsable irakien, médiateur entre la coalition et la guérilla dans la ville.
Plus de 600 Irakiens ont été tués et quelque 1250 blessés dans les combats entre Marines et rebelles qui se déroulent dans cette ville depuis une semaine, selon M. Makki, citant un nouveau bilan de sources hospitalières.
De son côté, la coalition a perdu 70 soldats depuis le 1er avril, selon le général Mark Kimmitt, chef adjoint des opérations de la coalition en Irak, et le Centcom a annoncé hier la mort de trois nouveaux soldats américains ces jours derniers.
La coalition connaissait un répit sur le front de la rébellion chiite: la milice de Moqtada Sadr avait décidé de suspendre ses attaques de samedi à hier, en raison de la grande cérémonie religieuse de l'Arbaïn, célébrée à Kerbala, ville sainte des chiites.
Mais cela n'avait pas empêché Moqtada Sadr de lancer à toutes les communautés d'Irak un appel au soulèvement contre les forces de la coalition.
Hier, les négociations se poursuivaient pour parvenir à un accord global entre la coalition et Moqtada Sadr susceptible de mettre fin aux affrontements dans les villes chiites.
La ville chiite de Najaf est toujours sous le contrôle de la milice de Moqtada Sadr, a déclaré hier le général Sanchez.
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