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    CONTENU COMMANDITÉ

    Réussir un transfert d’entreprise familiale

    L’exemple inspirant de Bio-K Plus International

    5 décembre 2017
    Ce texte est un publireportage.

    Transférer une entreprise comporte toujours son lot de défis, mais quand la relève est familiale, un enjeu supplémentaire se pose : celui du bagage émotif. Comment faire pour effectuer la transition sans que les relations entre les différentes générations s’en trouvent fragilisées? Isabèle Chevalier, PDG de Bio-K Plus International, livre un témoignage inspirant sur la question.


    C’est en décembre 2011, lors de la fête de Noël du bureau, que Claude Chevalier, fondateur de Bio-K Plus International, a officiellement annoncé à ses employés que ses deux enfants, Isabèle et François-Pierre, reprendraient les rênes de l’entreprise familiale et en assumeraient conjointement la présidence. L’annonce a été bien reçue par les employés, puisque depuis longtemps déjà, ils avaient fait leurs preuves au sein de l’entreprise spécialisée dans les produits probiotiques.

    « Mon père était la tête de l’entreprise et nous étions les bras, raconte Mme Chevalier, un sourire dans la voix. Au début, nous faisions un peu de tout vu la taille de l’équipe! C’était une vraie start-up. De la réception à la prise de commandes, aux ventes, aux foires commerciales, à la production, aux livraisons et à la facturation en passant par la gestion d’entrepôt! On a fait notre chemin de département en département au fur et à mesure de la croissance de l’organisation. »

    Un transfert planifié sur plusieurs années

    C’est au début des années 2000 que la famille Chevalier a commencé à planifier le transfert de l’entreprise. À l’époque, Isabèle et François-Pierre avaient déjà été pressentis comme de potentiels repreneurs, mais rien n’était encore certain. Pour formaliser les choses, un plan de transfert a été établi.

    « C’était un plan plus ou moins exhaustif, mais qui énonçait les différentes étapes que François-Pierre et moi devrions avoir franchies avant de reprendre le flambeau », commente Mme Chevalier.

    Parallèlement, d’autres options de transfert ont aussi été étudiées : « Nous avons vraiment réfléchi à toutes les possibilités, indique la PDG de Bio-K Plus International. Nous avions même pensé vendre! Nous voulions être certains de faire le meilleur choix possible pour l’entreprise. »

    Pour assurer son succès, Claude Chevalier a étalé sur plusieurs années son processus de transfert. Avant de se retirer complètement des opérations pour devenir président du conseil d’administration de l’entreprise, il a veillé à ce que ses enfants possèdent les outils et compétences nécessaires pour remplir leurs nouvelles fonctions.

    « Le transfert, c’est quelque chose qui se compare un peu à l’apprentissage de la conduite, relève Mme Chevalier. Tu peux avoir lu les livres théoriques et être assis à côté du chauffeur pour le regarder faire, mais il n’y a rien comme être soi-même au volant pour apprendre. C’est ce que mon père nous a permis de faire. »

    S’appuyer sur des experts externes

    Pour l’appuyer dans sa démarche, la famille Chevalier a fait appel à différents conseillers externes. D’après la PDG de l’entreprise, cet accompagnement s’est avéré très bénéfique pour la compagnie comme pour la famille.

    « Au fil de notre croissance, il y a des moments où nous avons eu des différends et de la difficulté à communiquer, explique-t-elle. Ça arrive plus souvent dans les entreprises familiales parce qu’il y a beaucoup d’émotions qui entrent en ligne de compte. Nous avons fait appel à des gens de l’externe, qui avaient un regard différent sur ce qu’on vivait dans l’entreprise. Ça nous a beaucoup aidés à élever le discours et à prendre des décisions éclairées. »

    C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’il y a quelques années, les Chevalier ont décidé de mettre sur pied un forum de famille avec un modérateur externe.

    « C’est un lieu de discussion qui est exclusif à la famille et qui est extérieur à l’entreprise, souligne Mme Chevalier. On y parle autant d’investissement que de ce qu’on a fait pendant la fin de semaine. On se rencontre une fois par mois sauf l’été. C’est un outil de communication qui nous évite de traîner nos discussions d’entreprise au souper de famille du dimanche soir. »

    Développer une culture organisationnelle forte

    Cela fait bientôt six ans qu’Isabèle et François-Pierre Chevalier se partagent la coprésidence de Bio-K Plus International. Signe qu’ils font bien les choses, l’entreprise a pris beaucoup d’expansion depuis qu’ils en ont repris les rênes et la mobilisation des employés est excellente. Il faut dire que la culture organisationnelle de Bio-K Plus International est très forte, et ce, pour plusieurs raisons.

    « On accorde beaucoup d’importance au recrutement et à la communication, commente Mme Chevalier. Nous avons toutes sortes de projets dans lesquels nous impliquons nos équipes. Nous avons aussi développé un système de communication qui facilite la mobilisation et l’implication à l’interne. Nous n’avons pas peur de dire les vraies choses, d’identifier les problèmes et de les aborder. »

    Le fait que les Chevalier aient adopté une charte de valeurs familiales il y a de cela une dizaine d’années contribue également à la solidité de la culture organisationnelle. Très détaillée, la charte pose les balises des relations de la famille avec l’entreprise.

    « Pour nous, il a toujours été clair que la famille devait être au service de l’entreprise et pas l’inverse, signale Mme Chevalier. La charte reflète cette vision-là pour les futures générations et indique les préalables que doit avoir un candidat pour travailler chez Bio-K Plus International. Elle indique aussi qu’à expérience égale, oui, il y aura une priorisation de la famille, mais cela ne se fera jamais au détriment de la compétence. »

    Adopter une vision ambitieuse pour l’avenir

    Cultivant de grandes ambitions pour l’entreprise, les dirigeants de Bio-K Plus International ont aujourd’hui réévalué la structure de leur organisation. Comme cette dernière a le vent dans les voiles, ils souhaitent adopter la meilleure posture possible pour la faire croître.

    « Notre organisation est aujourd’hui plus mature qu’en 2011 et sa croissance est aussi plus vigoureuse, note Mme Chevalier. Ainsi, cette année, nous avons délaissé la coprésidence pour adopter une structure organisationnelle avec un PDG, ce qui est mieux adapté à l’atteinte de nos objectifs. Nous sommes heureux de vivre ces transitions de façon fluide puisque les mécanismes de communication sont en place. »

    Conquête de nouveaux marchés, développement de partenariats, augmentation du chiffre d’affaires, innovation… À n’en point douter, l’avenir s’annonce prometteur pour Bio-K Plus International.












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