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    CONTENU COMMANDITÉ

    Le temps, un précieux allié

    Pour réussir son transfert d’entreprise, il faut savoir le planifier

    5 décembre 2017
    Ce texte est un publireportage.

    Prévoir partir à la retraite et transférer ou vendre son entreprise après y avoir oeuvré de nombreuses années peut s’avérer une étape bien difficile dans la vie d’un entrepreneur. Afin d’éviter les écueils et de faciliter cette transition délicate, il est largement recommandé de soigneusement planifier son transfert à la relève.


    C’est dans cette optique que Susanne Picard, présidente-fondatrice de l’entreprise SPharm inc., a décidé il y a quelques mois d’entamer sa réflexion et de mettre en oeuvre la planification de son départ à la retraite. Venant tout juste de franchir le cap de la cinquantaine, Mme Picard était pourtant loin d’être prête à quitter la vie active des affaires. Mais ayant à coeur la pérennité de la société de consultation dans le domaine de la réglementation pharmaceutique qu’elle a bâtie, l’entrepreneure a préféré s’y prendre plus tôt que tard. « L’élément déclencheur a été une rencontre avec une employée contractuelle », confie-t-elle.

    Très satisfaite du travail de cette dernière, Mme Picard avait décidé de lui offrir un poste et s’attendait à ce que sa proposition la réjouisse. Contre toute attente, la jeune femme l’a plutôt accueillie en exprimant certaines réserves.

    « Elle m’a dit qu’on venait de fêter mes 50 ans et qu’elle se demandait où allait être SPharm dans dix ans. Elle ne voulait pas accepter un poste qu’elle ne pensait pas pouvoir occuper pendant plusieurs années », relate-t-elle.

    Commencer tôt

    Après avoir rassuré sa future employée et étant légèrement secouée par cette rencontre, Mme Picard s’est mise à réfléchir plus concrètement à ce qu’elle souhaitait pour le futur de SPharm. « C’était déjà clair pour moi que je voulais assurer la pérennité de mon entreprise et de ses valeurs. Je savais qu’en m’y prenant tôt, j’avais plus de chances de réussir, alors j’ai pris la décision de commencer la planification de mon transfert, même si je ne prévois pas prendre ma retraite avant plusieurs années », révèle-t-elle.

    D’après Diane Brunelle, psychologue du travail et des organisations, il s’agit là d’une sage décision. « On recommande aux entrepreneurs de commencer la planification du transfert de leur entreprise entre cinq et sept ans avant le moment de leur retraite, mais ça peut varier selon la taille de l’entreprise et la personnalité des gestionnaires, soutient-elle. Il faut le voir comme un testament. On est bien mieux de le faire quand on est en bonne santé et quand on a encore du temps devant soi que quand l’urgence se fait sentir parce qu’on a des problèmes de santé, par exemple. »

    Se faire accompagner

    Pour l’aider dans son processus de planification, Mme Picard a fait appel aux services d’un coach possédant une double expertise en finances et en ressources humaines. « Le but, c’était de faire un portrait général d’où j’étais rendue dans ma vie professionnelle et personnelle pour voir quels étaient mes acquis et dégager ce que j’avais envie de faire au cours des 50 prochaines années », explique la présidente de SPharm.

    Selon Mme Brunelle, tous les entrepreneurs devraient faire de même à l’approche de leur retraite. « Les entrepreneurs sont des gens qui travaillent et qui s’investissent énormément, relève-t-elle. C’est important qu’ils se trouvent un projet de vie avant de prendre leur retraite, sinon ils risquent de ne pas se sentir accomplis. C’est aussi important que les cédants se fassent accompagner dans leur processus, parce que c’est un sujet qui est très émotif, mais qui commande des prises de décisions rationnelles. »

    Pour Mme Picard, la démarche s’est avérée fort bénéfique : « Dans mon cas, le coach a joué un rôle clé dans ma réflexion, commente-t-elle. Il m’a vraiment aidée à déterminer ce que je souhaitais accomplir à long terme comme personne et comme entrepreneure. »

    Bien évaluer ses options

    Après avoir effectué cette importante réflexion, Mme Picard s’est ensuite attardée à la question de la relève. Consciente que, dans son entreprise, elle était en présence de candidats susceptibles de prendre sa place lors de son départ à la retraite, elle s’est tout de même assurée de considérer toutes les options envisageables avec son coach, dont le transfert en interne. Elle a notamment pensé à embaucher quelqu’un avec un potentiel « capital-actions », à fusionner avec une autre entreprise de taille similaire, de même qu’à acheter une PME dont l’un des dirigeants pourrait un jour prendre son relais.

    « En considérant le transfert en interne, j’ai déterminé avec mon coach les qualités d’un leader pour le poste convoité et j’ai fait évaluer la personnalité de chacun de mes employés pour dresser la liste de ceux qui présentent le potentiel de prendre un jour les rênes de mon entreprise », signale-t-elle.

    On recommande aux entrepreneurs de commencer la planification du transfert de leur entreprise entre cinq et sept ans avant le moment de leur retraite, mais ça peut varier selon la taille de l’entreprise et la personnalité des gestionnaires.
    Susanne Picard - Présidente-fondatrice SPharm

     
    Cela lui a non seulement permis de mieux cerner le caractère distinctif de sa PME, mais également de déterminer les capacités dont devrait être doté son repreneur pour être en mesure de bien diriger SPharm après son départ. « Tout ce processus-là m’a permis de repérer deux personnes clés au sein de mon entreprise : une qui pourrait un jour prendre le lead et une autre qui pourrait être un bon pilier pour la seconder », précise la présidente.

    Outiller la relève et déléguer

    Venant tout juste de terminer cette étape cruciale de sa planification et ayant confirmé le désir de reprendre le flambeau auprès de la future relève, Mme Picard en est maintenant à déterminer les meilleures façons d’outiller ses employés pour qu’ils puissent faire face efficacement aux défis qui les attendent.

    « On est en train de déterminer un plan de formation pour les deux repreneurs ciblés, souligne-t-elle. Je pense que c’est très important d’investir dans le développement de leurs compétences. Et comme je prévois être là encore plusieurs années, je vais pouvoir les épauler et leur transmettre graduellement mes connaissances et mettre mon expérience à profit. »

    C’est d’ailleurs dans cet esprit que l’entrepreneure a déjà délégué certaines tâches opérationnelles afin de se concentrer sur le développement et le marketing et de sécuriser les relations d’affaires pour que la transition s’effectue graduellement et en douceur.

    « C’est très important pour moi que mes employés et mes clients ne s’inquiètent pas de l’avenir de l’entreprise et de sa pérennité. C’est pour ça que j’ai délégué les opérations pour me concentrer sur des tâches qui sont plus du domaine du développement, de la gestion et de l’administration. Comme ça, le lien entre les clients et la relève est déjà établi par le biais d’une partie des opérations, et les employés tissent un lien avec la future relève », soutient Mme Picard.

    D’après Mme Brunelle, c’est tout à fait le type de stratégies que devraient adopter les entrepreneurs lorsqu’ils commencent à planifier le transfert de leur entreprise. « D’une part, il faut se mettre à écrire les choses, parce que bien souvent, tout est dans la tête du propriétaire, indique-t-elle. Mais il y a évidemment des éléments qui sont difficiles à traduire à l’écrit. Je pense par exemple aux relations interpersonnelles, aux liens que l’entrepreneur a tissés avec ses fournisseurs et ses clients. C’est pourquoi il est essentiel de présenter le repreneur à ces gens-là tôt dans le processus pour qu’il consolide son réseau graduellement. »

    Bien qu’elle n’en soit encore qu’aux balbutiements de la planification du transfert de son entreprise, Mme Picard se dit très confiante quant à la suite des choses. « L’équipe que j’ai en ce moment est la plus forte que j’aie jamais eue, assure-t-elle. Je lui fais vraiment confiance et je sais qu’elle a le potentiel d’amener l’entreprise à un autre niveau. Comme je travaille déjà à mettre en place les piliers du transfert de mon entreprise, je sais que dans quelques années, je pourrai partir sans inquiétude. »

    C’est aussi important que les cédants se fassent accompagner dans leur processus, parce que c’est un sujet qui est très émotif, mais qui commande des prises de décisions rationnelles.
    Dianne Brunelle - Psychologue du travail et des organisations












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