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    La perspective d’un procès pour agression sexuelle a pu pousser Alain Juneau au suicide, conclut un coroner

    16 novembre 2017 |Marie-Michèle Sioui
    Alain Juneau devait par ailleurs se présenter, en janvier 2017, à l’ouverture de son enquête préliminaire pour une affaire d’agression sexuelle qui se serait produite en 2006.
    Photo: Getty Images Alain Juneau devait par ailleurs se présenter, en janvier 2017, à l’ouverture de son enquête préliminaire pour une affaire d’agression sexuelle qui se serait produite en 2006.

    C’est vraisemblablement l’appréhension de subir un nouveau procès pour des gestes à caractère sexuel qui a poussé l’ex-policier de la Sûreté du Québec (SQ) Alain Juneau à mettre fin à ses jours le 1er janvier 2017, dans sa résidence de Rimouski.

     

    « Ses déboires devant la justice pesaient probablement lourdement sur le moral de M. Juneau », a noté la coroner Renée Roussel, chargée d’enquêter sur son suicide.

     

    L’homme de 56 ans, accusé d’agression sexuelle dans la foulée des dénonciations de femmes autochtones de Val-d’Or, a fait les manchettes en novembre 2016, quand il a été accusé d’avoir agressé sexuellement une femme innue de Schefferville, sur la Côte-Nord, entre les années 1992 et 1994.

     

    Outre lui, seul l’ex-policier Jean-Luc Vollant a été arrêté et accusé de viol, d’atteinte à la pudeur et d’agression sexuelle au terme de 37 enquêtes menées à la suite de dénonciations de femmes autochtones qui disaient avoir été agressées par des policiers.

     

    Trois tentatives de suicide

     

    Alain Juneau a pris sa retraite de la SQ en 2013, après avoir été accusé et reconnu coupable de contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans, à Matane.

     

    « En 2014, il avait attenté à ses jours [à la suite d’]une séparation conjugale difficile ainsi que face à un procès à venir, a appris la coroner. En septembre et novembre 2016, il a attenté à nouveau à ses jours à la suite du dépôt de nouvelles accusations. »

     

    « Déprimé et anxieux », l’ex-policier a recommencé à consommer de l’alcool en 2016, « après quelques années d’abstinence », a souligné la coroner Roussel. Elle considère qu’Alain Juneau était en « détresse » lorsqu’il a effectué sa quatrième — et dernière — tentative de suicide. Une lettre de doléances manuscrite se trouvait près de son corps, lequel a été retrouvé le 3 janvier 2017 dans sa résidence de Rimouski.

     

    Alain Juneau était inscrit au Registre national des délinquants sexuels depuis 2014. La reconnaissance de sa culpabilité en 2013 lui a valu 90 jours de détention.

     

    Alain Juneau devait par ailleurs se présenter, en janvier 2017, à l’ouverture de son enquête préliminaire pour une affaire d’agression sexuelle qui se serait produite en 2006.













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