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    Lettres

    La parole à nos lecteurs

    Notre sélection quotidienne, toutes plateformes confondues, rassemblée ici

    12 août 2017

    Les politiques de la peur

     

    À François Legault qui exprime son opinion sur l’immigration illégale au Québec, Philippe Couillard reproche « d’alimenter la peur ». Le premier ministre a indéniablement la mémoire courte, lui dont le principal argument aux dernières élections aura justement été d’alimenter la peur d’un référendum amenant à sa suite « dix années de pauvreté et d’assèchement de nos programmes sociaux ».


    Pierre Deschênes
    Montréal, le 10 août 2017

     

    Un ordre professionnel des enseignants?

     

    Les enseignants résistent depuis longtemps à ce projet de création d’un ordre professionnel, et ce, pour des raisons évidentes : ils refusent de devoir se donner des règles qui, évidemment, vont augmenter leur autonomie professionnelle, mais aussi les obliger à assumer ces lourdes responsabilités qui viennent avec elle ! La majorité d’entre eux préfèrent le statut actuel de fonctionnaires, bien inscrit dans la tradition syndicale qui s’est imposée ici (dans les années 1970) dans un contexte de lutte des classes. Cette situation toxique a laissé les séquelles nocives qui ont grandement débilité le statut de la profession enseignante ! Cette emprise syndicale a en effet favorisé la monopolisation étatique de notre système scolaire où le rôle de l’enseignant a été réduit à celui d’exécutant, de passeur de programme, plutôt qu’à celui de passeur de culture. Il est donc urgent d’agir, et le temps est venu de méditer sur cet état de fait et de refonder le rôle de l’enseignant dans une perspective plus respectueuse de ses compétences et de sa liberté d’action.


    Claude Poulin
    Québec, le 8 août 2017

     

    Les ennemis de mes ennemis...

     

    J’ai été assez estomaquée ce matin de voir que Le Devoir a soudain rejoint le festival médiatique « spontané » de célébration de la droite vénézuélienne. Influence de l’Agence France-Presse à la source de laquelle il s’abreuve un peu trop ? Les échecs et les dérives dangereuses de Maduro semblent avoir effacé d’un coup de baguette magique ceux de l’opposition politique locale, une bande certainement pas moins vautours ni moins corrompue et mafieuse que le gouvernement qu’elle pourfend devant une communauté internationale attendrie aux larmes par la violence faite au libre marché — et certes, accessoirement, à la population locale. Le Devoir aurait-il rapporté ainsi, sans aucune distance critique, les propos d’une femme déplorant des politiques ayant « installé des désirs de revanche parmi les plus pauvres » si l’interviewée avait été une représentante, même modérée, du Parti républicain américain ? Je supplie mon journal de rester un peu mieux fidèle aux idéaux de justice et d’objectivité dont je le crois toujours habité.

     

    Rosalie Dion
    Le 9 août 2017
     

    Réponse de la journaliste

     

    Dans sa couverture de l’actualité vénézuélienne au cours des trois derniers mois, Le Devoir s’est adressé à une multitude d’intervenants, d’horizons divers. Devant une réalité hautement polarisée, il va de soi que les propos que nous rapportons ne font pas l’unanimité. Dans l’entrevue en question, nous laissons une figure de l’opposition vénézuélienne commenter des faits. Nous n’avons pas manqué de situer cette personne sur l’échiquier politique ni de mentionner la controverse dont elle a fait l’objet. Votre liberté de lectrice de ne pas être d’accord avec ses propos — et de le faire savoir — demeure fondamentale. Notre devoir de journaliste en est un d’honnêteté, nous ne croyons pas y avoir ici manqué.

     

    Sophie Mangado
    Le 11 août 2017












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