Réplique à Marie-Andrée Chouinard - Une documentation complète
Denyse Gagnon-Messier - pPrésidente du Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec
10 juillet 2002
Permettez-moi d'apporter quelques précisions à l'article que vous avez signé le samedi 6 juillet dernier, coiffé du titre: «Création d'un ordre professionnel des enseignants: le débat est mal parti, selon le Centre interprofessionnel».
Aussitôt après avoir pris connaissance de la lettre dont il est fait mention dans votre article, nous avons joint le Centre interprofessionnel du Québec (CIQ). Lors de la conversation téléphonique entre les directeurs du Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ) et du CIQ au début de la semaine dernière, il a été confirmé ce que nous avions compris en lisant ce texte, à savoir que les propos tenus dans cette lettre au sujet de la documentation du CPIQ, qui souffrirait «de l'absence d'une présentation approfondie et documentée sur ces facteurs en lien avec les activités d'enseignement» et où on «note un angle de présentation qui relève plutôt d'une préoccupation de reconnaissance socioprofessionnelle», font référence à la documentation que le CPIQ a transmise à l'Office des professions du Québec lors du dépôt de la requête, en juin 1997, ainsi qu'à d'autres textes parus dans la foulée du dépôt de la requête. Cependant, ces même propos ne réfèrent pas du tout à la documentation plus récente acheminée à l'OPQ, dont celle contenue dans l'avis que le CPIQ a acheminé début mai 2002, en réponse à la consultation menée par l'OPQ de janvier à mai dernier, qui n'a pas encore fait l'objet d'un examen par le CIQ.
Nous sommes confiants que le CIQ, tout comme l'OPQ, trouvera, dans l'avis que nous avons formulé en réponse à la consultation et dans les documents placés en annexe, de l'information étoffée et suffisante portant sur les différents facteurs de constitution d'un ordre, leur permettant d'effectuer leur analyse puis d'émettre des avis éclairés. Notre avis traite en profondeur de l'ensemble du questionnaire de consultation acheminé par l'OPQ, qui aborde, en 11 thèmes et de façon très explicite, tous les aspects prévus par la législation dans la création d'un ordre professionnel.
Nous avons donc répondu, et ce, bien avant d'en obtenir copie, aux souhaits exprimés dans la conclusion de la lettre adressée par le CIQ à l'OPQ: «Le CIQ croit la démarche de consultation de l'Office des professions opportune et enjoint aux organismes et intervenants consultés, au premier chef le CPIQ , de bien documenter les éléments que l'Office et le CIQ prendront en considération pour formuler leur avis respectif.»
J'aimerais également apporter une petite précision à un point de votre article où il est mentionné que le CIQ destine une critique au CPIQ «liée justement à la "vision tronquée" de ce qu'est un ordre professionnel». Or je lis plutôt, dans la lettre à laquelle vous référez, que cette critique concerne les prises de position des principaux intervenants dans ce dossier (et non seulement du CPIQ) qui prennent souvent appui sur des visions tronquées du mandat d'un ordre professionnel. Le document de consultation contribue, selon eux, à recadrer la réflexion et les échanges.
Aussitôt après avoir pris connaissance de la lettre dont il est fait mention dans votre article, nous avons joint le Centre interprofessionnel du Québec (CIQ). Lors de la conversation téléphonique entre les directeurs du Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ) et du CIQ au début de la semaine dernière, il a été confirmé ce que nous avions compris en lisant ce texte, à savoir que les propos tenus dans cette lettre au sujet de la documentation du CPIQ, qui souffrirait «de l'absence d'une présentation approfondie et documentée sur ces facteurs en lien avec les activités d'enseignement» et où on «note un angle de présentation qui relève plutôt d'une préoccupation de reconnaissance socioprofessionnelle», font référence à la documentation que le CPIQ a transmise à l'Office des professions du Québec lors du dépôt de la requête, en juin 1997, ainsi qu'à d'autres textes parus dans la foulée du dépôt de la requête. Cependant, ces même propos ne réfèrent pas du tout à la documentation plus récente acheminée à l'OPQ, dont celle contenue dans l'avis que le CPIQ a acheminé début mai 2002, en réponse à la consultation menée par l'OPQ de janvier à mai dernier, qui n'a pas encore fait l'objet d'un examen par le CIQ.
Nous sommes confiants que le CIQ, tout comme l'OPQ, trouvera, dans l'avis que nous avons formulé en réponse à la consultation et dans les documents placés en annexe, de l'information étoffée et suffisante portant sur les différents facteurs de constitution d'un ordre, leur permettant d'effectuer leur analyse puis d'émettre des avis éclairés. Notre avis traite en profondeur de l'ensemble du questionnaire de consultation acheminé par l'OPQ, qui aborde, en 11 thèmes et de façon très explicite, tous les aspects prévus par la législation dans la création d'un ordre professionnel.
Nous avons donc répondu, et ce, bien avant d'en obtenir copie, aux souhaits exprimés dans la conclusion de la lettre adressée par le CIQ à l'OPQ: «Le CIQ croit la démarche de consultation de l'Office des professions opportune et enjoint aux organismes et intervenants consultés, au premier chef le CPIQ , de bien documenter les éléments que l'Office et le CIQ prendront en considération pour formuler leur avis respectif.»
J'aimerais également apporter une petite précision à un point de votre article où il est mentionné que le CIQ destine une critique au CPIQ «liée justement à la "vision tronquée" de ce qu'est un ordre professionnel». Or je lis plutôt, dans la lettre à laquelle vous référez, que cette critique concerne les prises de position des principaux intervenants dans ce dossier (et non seulement du CPIQ) qui prennent souvent appui sur des visions tronquées du mandat d'un ordre professionnel. Le document de consultation contribue, selon eux, à recadrer la réflexion et les échanges.
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