Fonds d'investissement: L'investisseur sérieux passera un été calme
L'indice humidex fracasse des records depuis quelques jours. L'été semble avoir retrouvé sa place parmi nous. Enfin! Mais malgré ces bonnes nouvelles, votre moral «économique» semble au plus bas. Depuis de trop nombreux mois, les différents indices boursiers ne cessent de baisser jour après jour. Et en plus, les problèmes qui affectent nos chouchous déchus ne sont pas seulement d'ordre structurel ou économique, mais, selon les premières informations, il s'agit de cas de fraudes où certains administrateurs d'entreprises ont falsifié littéralement les états financiers.
Malgré, ce qui semble un lot anormal de mauvaises nouvelles, je suis loin de lancer la serviette. Pourquoi? L'investisseur sérieux qui a bien fait ses devoirs ne devrait pas subir plus d'inconvénients que ce que l'histoire nous a toujours enseigné.
Évidemment, je suis très déçu du comportement de certains dirigeants de grandes entreprises. Ce comportement n'est ni justifiable, ni souhaitable. Cependant, rappelez-vous quelques instants la fin de Bre-X, l'une des plus grosses entreprises du Canada: triste événement pour la Bourse canadienne. Pourtant, nous avons connu une période de prospérité très importante par la suite. Le phénomène de la fraude n'est pas nouveau, et, malgré les nombreuses règles en vigueur et organismes de réglementation en place, nous ne serons jamais totalement à l'abri de ce type de phénomène.
Les Bourses s'en remettront
Vous semblez croire que jamais les Bourses ne se remettront d'une baisse si généralisée? Je pense que vous vous trompez. Autre exemple: au début des années 70, soit plus précisément à la fin de 1971, si vous aviez acheté pour 10 000 $ d'actions de l'entreprise du plus grand gestionnaire au monde, Warren Buffet, votre mise de fonds aurait fondu de 50 % dans les mois suivants pour ne valoir que 5000 $. De plus, votre investissement aurait «végété» pendant quelques années. Donc, si vous aviez liquidé votre investissement, vous auriez subi une perte de 5000 $, soit 50 %. Catastrophique, n'est-ce pas?
Pourtant, vous aviez choisi celui qui allait devenir l'un des hommes les plus riches que le monde connaîtrait. Grâce à ses placements dans sa compagnie, dont vous étiez un actionnaire, M. Buffet, qui lui n'a pas vendu ses actions pendant les années de misère, ni par la suite, vaut aujourd'hui plus ou moins dix milliards! Et, si vous aviez gardé votre investissement de départ, sans rien vendre, même au moment où la Bourse américaine semblait dans un cul-de-sac, comme Warren Buffet l'a faitÉ vos 10 000 $ vaudraient aujourd'hui plusieurs millions de dollars: en fait près de 10 000 000 $! Quelque chose comme 100 000 fois votre mise de fonds initiale.
Vous pourriez me reprocher d'utiliser un exemple qu'on pourrait considérer comme étant beaucoup trop facile. Vous pourriez m'objecter que pour une histoire comme celle de Berkshire Hathaway, il y a de nombreux cas dont le scénario a été tout le contraire: faillite d'entreprise, fraude, scandale, etc.
Mais, posez-vous un certain nombre de questions. Avez-vous bien fait vos devoirs? Avez-vous fait un plan pour vos investissements, pour votre retraite? Avez-vous soigneusement établi un plan de répartition de vos actifs selon les catégories, les secteurs d'activité et les différents lieux géographiques qui composent le monde de l'investissement? Avez-vous consulté un conseiller financier qui a accès à un certain nombre d'outils qui pourraient vous aider à mieux organiser et planifier votre avenir, en augmentant la probabilité de gains mais surtout en diminuant au minimum la volatilité (le risque) de votre portefeuille?
Votre portefeuille était-il trop concentré dans certains secteurs de l'économie par exemple? Si oui, c'est bien dommage: vous aviez oublié les notions les plus élémentaires qui composent le monde de l'investissement.
Vos devoirs préliminaires étant faits avec sérieux, assurez-vous de bien respecter en tout temps les objectifs et les paramètres que vous vous étiez fixés au moment de la mise en place de votre plan d'investissements personnels (P.I.P). Gardez alors le cap et passez un bel étéÉ Pour les autres, mettez-vous au travail le plus rapidement possible: vous retarderez sûrement de quelques années les objectifs que vous vous étiez fixés. Mais il n'y a pas de temps à perdre, consultez un conseiller, il saura sûrement vous aider.
Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, et il est l'auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
Malgré, ce qui semble un lot anormal de mauvaises nouvelles, je suis loin de lancer la serviette. Pourquoi? L'investisseur sérieux qui a bien fait ses devoirs ne devrait pas subir plus d'inconvénients que ce que l'histoire nous a toujours enseigné.
Évidemment, je suis très déçu du comportement de certains dirigeants de grandes entreprises. Ce comportement n'est ni justifiable, ni souhaitable. Cependant, rappelez-vous quelques instants la fin de Bre-X, l'une des plus grosses entreprises du Canada: triste événement pour la Bourse canadienne. Pourtant, nous avons connu une période de prospérité très importante par la suite. Le phénomène de la fraude n'est pas nouveau, et, malgré les nombreuses règles en vigueur et organismes de réglementation en place, nous ne serons jamais totalement à l'abri de ce type de phénomène.
Les Bourses s'en remettront
Vous semblez croire que jamais les Bourses ne se remettront d'une baisse si généralisée? Je pense que vous vous trompez. Autre exemple: au début des années 70, soit plus précisément à la fin de 1971, si vous aviez acheté pour 10 000 $ d'actions de l'entreprise du plus grand gestionnaire au monde, Warren Buffet, votre mise de fonds aurait fondu de 50 % dans les mois suivants pour ne valoir que 5000 $. De plus, votre investissement aurait «végété» pendant quelques années. Donc, si vous aviez liquidé votre investissement, vous auriez subi une perte de 5000 $, soit 50 %. Catastrophique, n'est-ce pas?
Pourtant, vous aviez choisi celui qui allait devenir l'un des hommes les plus riches que le monde connaîtrait. Grâce à ses placements dans sa compagnie, dont vous étiez un actionnaire, M. Buffet, qui lui n'a pas vendu ses actions pendant les années de misère, ni par la suite, vaut aujourd'hui plus ou moins dix milliards! Et, si vous aviez gardé votre investissement de départ, sans rien vendre, même au moment où la Bourse américaine semblait dans un cul-de-sac, comme Warren Buffet l'a faitÉ vos 10 000 $ vaudraient aujourd'hui plusieurs millions de dollars: en fait près de 10 000 000 $! Quelque chose comme 100 000 fois votre mise de fonds initiale.
Vous pourriez me reprocher d'utiliser un exemple qu'on pourrait considérer comme étant beaucoup trop facile. Vous pourriez m'objecter que pour une histoire comme celle de Berkshire Hathaway, il y a de nombreux cas dont le scénario a été tout le contraire: faillite d'entreprise, fraude, scandale, etc.
Mais, posez-vous un certain nombre de questions. Avez-vous bien fait vos devoirs? Avez-vous fait un plan pour vos investissements, pour votre retraite? Avez-vous soigneusement établi un plan de répartition de vos actifs selon les catégories, les secteurs d'activité et les différents lieux géographiques qui composent le monde de l'investissement? Avez-vous consulté un conseiller financier qui a accès à un certain nombre d'outils qui pourraient vous aider à mieux organiser et planifier votre avenir, en augmentant la probabilité de gains mais surtout en diminuant au minimum la volatilité (le risque) de votre portefeuille?
Votre portefeuille était-il trop concentré dans certains secteurs de l'économie par exemple? Si oui, c'est bien dommage: vous aviez oublié les notions les plus élémentaires qui composent le monde de l'investissement.
Vos devoirs préliminaires étant faits avec sérieux, assurez-vous de bien respecter en tout temps les objectifs et les paramètres que vous vous étiez fixés au moment de la mise en place de votre plan d'investissements personnels (P.I.P). Gardez alors le cap et passez un bel étéÉ Pour les autres, mettez-vous au travail le plus rapidement possible: vous retarderez sûrement de quelques années les objectifs que vous vous étiez fixés. Mais il n'y a pas de temps à perdre, consultez un conseiller, il saura sûrement vous aider.
Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, et il est l'auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
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