Proposition pour loger les personnes âgées
Robert Chagnon - Association des résidences pour retraités du Québec (ARRQ)
8 juillet 2002
L'Association des résidences pour retraités du Québec (ARRQ) a proposé au ministre de l'Habitation Jacques Côté et à la Société d'habitation du Québec une approche pour rendre accessibles aux personnes âgées des logements en résidence avec services, et libérer ainsi des logements à loyer abordable pour les familles.
La rareté de logements locatifs en milieu urbain, surtout dans les régions de Montréal et Québec, se traduit, au 1er juillet, en crise sans précédent. Cette situation est très complexe et pas simple à résoudre. Sans aborder tous les éléments de solutions pouvant, à moyen ou à long terme, contribuer à augmenter l'offre de logements locatifs, la proposition suivante vise à donner un peu de fluidité au marché.
Dans le contexte actuel, il est recommandé, et à juste titre, de ne pas bouger, de conserver son logement de crainte de ne pouvoir en trouver un. Mais pour toutes sortes de raisons, des personnes doivent laisser le leur. Il y a des personnes âgées locataires de logements conventionnels qui profiteraient d'un environnement plus approprié à leur situation, vu les services qu'elles requièrent quand vient la dépendance et qu'elles ont besoin de services support. Elles emménageraient bien dans une résidence pour personnes âgées, mais elles n'ont pas les moyens financiers pour en assumer le coût, même si dans certaines résidences ce coût est moins élevé que dans les résidences luxueuses plus connues.
Plusieurs personnes âgées habitent encore le même logement que celui où elles ont élevé leur famille. Souvent, elles désirent y demeurer le plus longtemps possible ou du moins continuer à vivre dans leur milieu ou leur quartier. Mais, pour une raison ou une autre, se pose la question de déménager dans une résidence avec services pour personnes âgées et profiter de l'occasion pour se rapprocher, dans une autre ville ou un autre quartier, des enfants et des petits-enfants. La décision de déménager peut être prise à la suite du décès du conjoint, à cause de la difficulté à se déplacer, de l'anxiété, de l'ennui ou tout simplement par manque d'intérêt à préparer les repas ou à vaguer aux tâches d'entretien intérieur et extérieur. Parfois, le logement actuel peut être facilement adapté par l'installation de barres de soutien dans la salle de bain, mais l'accès aux étages sans ascenseur est plus complexe.
Un des secteurs où la construction de logements locatifs est très active est bien celle de la construction de résidences pour personnes âgées. Il faut donc rendre accessible à des personnes âgées un logement ou chambre par l'application du Programme de supplément au loyer dans des résidences avec services pour personnes âgées. Cette approche permet de répondre aux personnes âgées qui se qualifient pour un logement à loyer modique.
Actuellement, le taux de vacance des logements de personnes âgées est de moins de 1 % et il est d'environ 5 % pour les résidences de chambres et pension. La demande est très forte dans les grandes résidences de plus de 100 unités. Il y a une certaine disponibilité de logements dans les plus petites résidences. C'est dans les résidences de chambres et pension qu'il serait possible de convenir de l'entente de supplément au loyer. Une partie du coût des services peut être absorbée par le crédit d'impôt remboursable pour le maintien à domicile.
On sait que, grâce au Programme de supplément au loyer, les personnes ne paient que 25 % de leur revenu en loyer. Quant aux services requis pour le maintien de l'autonomie, les CLSC peuvent les rendre selon leur disponibilité financière. Ces locataires peuvent aussi bénéficier du Crédit d'impôt remboursable pour le maintien à domicile correspondant à 23 % des dépenses admissibles. La combinaison des deux programmes permet, à des personnes qui n'ont que leur pension de vieillesse et le supplément de revenu, de pouvoir se loger dans un endroit qui leur convient, tant au niveau des services que financièrement.
Pour rendre opérationnelle une telle approche, il faut que les offices municipaux d'habitation puissent reloger, dans des résidences privées avec services, des personnes âgées qui sont sur les listes d'attente d'une habitation à loyer modique (HLM). Il y a même des locataires de HLM qui pourraient bénéficier d'un logement en résidence avec services, vu leur condition personnelle, et qui libéreraient ainsi un logement en HLM qu'une autre personne pourrait occuper et libérer à son tour, un logement privé pour une famille.
L'ARRQ offre le service téléphonique de placement permettant de faire connaître cette nouvelle possibilité et faire le lien entre l'offre et la demande.
L'important est de donner un peu de fluidité au marché présentement engorgé et de venir en aide immédiatement aux plus démunis.
La rareté de logements locatifs en milieu urbain, surtout dans les régions de Montréal et Québec, se traduit, au 1er juillet, en crise sans précédent. Cette situation est très complexe et pas simple à résoudre. Sans aborder tous les éléments de solutions pouvant, à moyen ou à long terme, contribuer à augmenter l'offre de logements locatifs, la proposition suivante vise à donner un peu de fluidité au marché.
Dans le contexte actuel, il est recommandé, et à juste titre, de ne pas bouger, de conserver son logement de crainte de ne pouvoir en trouver un. Mais pour toutes sortes de raisons, des personnes doivent laisser le leur. Il y a des personnes âgées locataires de logements conventionnels qui profiteraient d'un environnement plus approprié à leur situation, vu les services qu'elles requièrent quand vient la dépendance et qu'elles ont besoin de services support. Elles emménageraient bien dans une résidence pour personnes âgées, mais elles n'ont pas les moyens financiers pour en assumer le coût, même si dans certaines résidences ce coût est moins élevé que dans les résidences luxueuses plus connues.
Plusieurs personnes âgées habitent encore le même logement que celui où elles ont élevé leur famille. Souvent, elles désirent y demeurer le plus longtemps possible ou du moins continuer à vivre dans leur milieu ou leur quartier. Mais, pour une raison ou une autre, se pose la question de déménager dans une résidence avec services pour personnes âgées et profiter de l'occasion pour se rapprocher, dans une autre ville ou un autre quartier, des enfants et des petits-enfants. La décision de déménager peut être prise à la suite du décès du conjoint, à cause de la difficulté à se déplacer, de l'anxiété, de l'ennui ou tout simplement par manque d'intérêt à préparer les repas ou à vaguer aux tâches d'entretien intérieur et extérieur. Parfois, le logement actuel peut être facilement adapté par l'installation de barres de soutien dans la salle de bain, mais l'accès aux étages sans ascenseur est plus complexe.
Un des secteurs où la construction de logements locatifs est très active est bien celle de la construction de résidences pour personnes âgées. Il faut donc rendre accessible à des personnes âgées un logement ou chambre par l'application du Programme de supplément au loyer dans des résidences avec services pour personnes âgées. Cette approche permet de répondre aux personnes âgées qui se qualifient pour un logement à loyer modique.
Actuellement, le taux de vacance des logements de personnes âgées est de moins de 1 % et il est d'environ 5 % pour les résidences de chambres et pension. La demande est très forte dans les grandes résidences de plus de 100 unités. Il y a une certaine disponibilité de logements dans les plus petites résidences. C'est dans les résidences de chambres et pension qu'il serait possible de convenir de l'entente de supplément au loyer. Une partie du coût des services peut être absorbée par le crédit d'impôt remboursable pour le maintien à domicile.
On sait que, grâce au Programme de supplément au loyer, les personnes ne paient que 25 % de leur revenu en loyer. Quant aux services requis pour le maintien de l'autonomie, les CLSC peuvent les rendre selon leur disponibilité financière. Ces locataires peuvent aussi bénéficier du Crédit d'impôt remboursable pour le maintien à domicile correspondant à 23 % des dépenses admissibles. La combinaison des deux programmes permet, à des personnes qui n'ont que leur pension de vieillesse et le supplément de revenu, de pouvoir se loger dans un endroit qui leur convient, tant au niveau des services que financièrement.
Pour rendre opérationnelle une telle approche, il faut que les offices municipaux d'habitation puissent reloger, dans des résidences privées avec services, des personnes âgées qui sont sur les listes d'attente d'une habitation à loyer modique (HLM). Il y a même des locataires de HLM qui pourraient bénéficier d'un logement en résidence avec services, vu leur condition personnelle, et qui libéreraient ainsi un logement en HLM qu'une autre personne pourrait occuper et libérer à son tour, un logement privé pour une famille.
L'ARRQ offre le service téléphonique de placement permettant de faire connaître cette nouvelle possibilité et faire le lien entre l'offre et la demande.
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