Lettre : Pas de souveraineté sans réforme du mode de scrutin
Paul-André Martineau - Montréal, le 22 février 2004
3 mars 2004
L'idée abjecte d'une élection référendaire refait surface. Elle est d'autant plus abjecte que le mode de scrutin actuel permet à un parti politique non seulement de former le gouvernement sans obtenir la majorité absolue des suffrages mais aussi de former le gouvernement même s'il termine deuxième au fil d'arrivée. Cela a été le cas en 1998. Les esprits soi-disant éclairés qui véhiculent cette idée croient que c'est en enfonçant dans la gorge des Québécois l'idée de la souveraineté qu'ils réaliseront ce qu'ils n'ont pas encore réussi à faire par la persuasion.
Si le peuple québécois décide d'y aller pour la souveraineté, il faudra que les femmes, les communautés culturelles et les divers mouvements dotés de crédibilité au sein de la société (la gauche, les verts, etc.) puissent être aux premières loges lors de la mise en place des structures du nouveau pays. Or ces premières loges sont à l'Assemblée nationale. En attendant, pas question de donner un chèque en blanc au Parti québécois, qui s'amuse à souffler le chaud et le froid sur la question de la réforme du mode de scrutin selon la conjoncture politique. Au cours des prochains mois, comme à leur habitude, les leaders péquistes évoqueront le souvenir de René Lévesque pour galvaniser les troupes tout en se gardant de mentionner que ce dernier était en faveur d'une réforme du mode de scrutin, souveraineté ou pas.
Si tous les mouvements progressistes demandaient, comme préalable à la souveraineté, une réforme du mode de scrutin, cette réforme aurait de bonnes chances d'être réalisée pour les prochaines élections.
Si le peuple québécois décide d'y aller pour la souveraineté, il faudra que les femmes, les communautés culturelles et les divers mouvements dotés de crédibilité au sein de la société (la gauche, les verts, etc.) puissent être aux premières loges lors de la mise en place des structures du nouveau pays. Or ces premières loges sont à l'Assemblée nationale. En attendant, pas question de donner un chèque en blanc au Parti québécois, qui s'amuse à souffler le chaud et le froid sur la question de la réforme du mode de scrutin selon la conjoncture politique. Au cours des prochains mois, comme à leur habitude, les leaders péquistes évoqueront le souvenir de René Lévesque pour galvaniser les troupes tout en se gardant de mentionner que ce dernier était en faveur d'une réforme du mode de scrutin, souveraineté ou pas.
Si tous les mouvements progressistes demandaient, comme préalable à la souveraineté, une réforme du mode de scrutin, cette réforme aurait de bonnes chances d'être réalisée pour les prochaines élections.
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