Lettre : Une proposition bancale de «réingénierie»
Jacques Fournier - Montréal, le 26 février 2004
3 mars 2004
Le 26 février dernier, l'Agence régionale de la Montérégie a rendu publique sa proposition de «réingénierie» des établissements de santé et de services sociaux pour la sous-région de Longueuil. Cette proposition déçoit énormément car elle requiert la constitution d'un réseau local dont une grande partie de la clientèle reçoit des services... en dehors de ce réseau.
Un exemple concret: dans le modèle proposé, le CLSC Longueuil-Ouest se voit forcé de fusionner avec l'hôpital Pierre-Boucher. Or les résidants de Longueuil-Ouest ne reçoivent que 44 % de leurs services de cet hôpital. 56 % des services sont fournis par d'autres hôpitaux, soit l'hôpital Charles LeMoyne dans 34 % des cas et les hôpitaux de Montréal dans 22 % des cas. Le prétendu «réseau intégré» de services bat de l'aile dès le départ. Le modèle proposé est tout simplement bancal et illogique.
Il faut dire que cette agence régionale doit composer avec une loi imbuvable, la loi 25, qui force les fusions et qui a été dénoncée par presque tous les intervenants: regroupements de médecins, représentants des CLSC, syndicats, groupes communautaires, éditorialistes, etc. Seuls les hôpitaux ont exprimé leur accord avec cette loi.
Il existe pourtant des solutions alternatives. Par exemple, une hypothèse circule, celle d'un modèle de réseau longueuillois avec cinq instances interreliées: l'hôpital Charles LeMoyne, l'hôpital Pierre-Boucher et trois regroupements de CLSC-CHSLD. Une autre option est en évaluation: la fusion des hôpitaux Pierre-Boucher et Charles LeMoyne, ce qui permettrait à ce dernier d'avoir une taille de calibre universitaire. Cette hypothèse intéressante ferait elle aussi en sorte que les CLSC ne seraient pas obligés d'être fusionnés avec un hôpital dans la sous-région de Longueuil. [...]
Un exemple concret: dans le modèle proposé, le CLSC Longueuil-Ouest se voit forcé de fusionner avec l'hôpital Pierre-Boucher. Or les résidants de Longueuil-Ouest ne reçoivent que 44 % de leurs services de cet hôpital. 56 % des services sont fournis par d'autres hôpitaux, soit l'hôpital Charles LeMoyne dans 34 % des cas et les hôpitaux de Montréal dans 22 % des cas. Le prétendu «réseau intégré» de services bat de l'aile dès le départ. Le modèle proposé est tout simplement bancal et illogique.
Il faut dire que cette agence régionale doit composer avec une loi imbuvable, la loi 25, qui force les fusions et qui a été dénoncée par presque tous les intervenants: regroupements de médecins, représentants des CLSC, syndicats, groupes communautaires, éditorialistes, etc. Seuls les hôpitaux ont exprimé leur accord avec cette loi.
Il existe pourtant des solutions alternatives. Par exemple, une hypothèse circule, celle d'un modèle de réseau longueuillois avec cinq instances interreliées: l'hôpital Charles LeMoyne, l'hôpital Pierre-Boucher et trois regroupements de CLSC-CHSLD. Une autre option est en évaluation: la fusion des hôpitaux Pierre-Boucher et Charles LeMoyne, ce qui permettrait à ce dernier d'avoir une taille de calibre universitaire. Cette hypothèse intéressante ferait elle aussi en sorte que les CLSC ne seraient pas obligés d'être fusionnés avec un hôpital dans la sous-région de Longueuil. [...]
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