Lettres : Le vrai scandale
Jean-Paul Paquette - Ville-Marie, le 16 février 2004
7 avril 2010 09h38
Le PLC et le premier ministre Paul Martin nagent dans l'eau bouillante à la suite de la révélation du scandale des commandites et des détournements de fonds publics. Mais là n'est pas le vrai scandale. Se souvient-on que, à la veille du référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec, Jean Chrétien déclarait solennellement que si le Non l'emportait, les choses allaient changer. Et elles ont changé!
Mise en oeuvre du programme de «visibilité» par le recours à des stratégies obscures et adoption de la ténébreuse loi sur la «clarté» référendaire. Non seulement la majorité exigée par cette loi pour que les résultats d'un référendum sur la souveraineté soient acceptés est-elle en totale opposition avec les bases mêmes de la démocratie dont la règle est le 50 % plus un des votes exprimés (ainsi que le camp du Non l'a emporté en 1995), mais la question référendaire elle-même serait l'objet d'une censure.
Le vrai scandale auquel s'est livré le gouvernement Chrétien n'est pas celui des commandites et des détournements de fonds publics. Le vrai scandale, c'est le détournement démocratique que constitue la C-20. Il n'existe pas de loi plus répressive ni antidémocratique sinon dans les États totalitaires. Maintenant, si on en parlait?
Mise en oeuvre du programme de «visibilité» par le recours à des stratégies obscures et adoption de la ténébreuse loi sur la «clarté» référendaire. Non seulement la majorité exigée par cette loi pour que les résultats d'un référendum sur la souveraineté soient acceptés est-elle en totale opposition avec les bases mêmes de la démocratie dont la règle est le 50 % plus un des votes exprimés (ainsi que le camp du Non l'a emporté en 1995), mais la question référendaire elle-même serait l'objet d'une censure.
Le vrai scandale auquel s'est livré le gouvernement Chrétien n'est pas celui des commandites et des détournements de fonds publics. Le vrai scandale, c'est le détournement démocratique que constitue la C-20. Il n'existe pas de loi plus répressive ni antidémocratique sinon dans les États totalitaires. Maintenant, si on en parlait?
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