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Lettres : Cesser le gaspillage de fonds

28 février 2004 
C'est un fait bien établi que nos universités sont sous-financées, et ce, bien en-deçà d'un niveau acceptable pour offrir des services de qualité aux étudiants ou encore pour concurrencer les autres universités. Le mémoire présenté par Robert Lacroix, recteur de l'Université de Montréal, à la Commission parlementaire sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités le montre avec éloquence.

Toutefois, le mémoire omet de mentionner le gaspillage d'argent dans l'administration. Il en résulte un manque de fonds dans nos institutions universitaires. Il faut savoir que ce manque de fonds est attribuable en partie à:
- l'exonération de frais de scolarité pour les étudiants dont un parent travaille à l'université comme mentionné dans les conventions collectives de travail qui lient l'Université de Montréal à ses employés et qui prévoient l'exemption complète ou partielle des frais de scolarité pour conjoint et enfant à charge. Il existe même des cas où un étudiant dont le parent travaille à l'Université de Montréal est exempté des frais de scolarité dans une autre université en échange d'une exemption à un étudiant dont un parent travaille dans cette autre université;
- certains professeurs qui octroient gracieusement des sommes d'argent par des contrats de correction ou de recherche à leurs étudiants afin de dépenser complètement leur budget alloué pour l'année en cours sous peine de voir leur budget diminué l'année suivante pour la proportion qui n'aura pas été dépensée;
- certaines dépenses difficilement justifiables, voire même inutiles, comme rebaptiser l'aile Z et le Pavillon principal ou encore surchauffer les locaux.

La solution que préconise tacitement M. Lacroix demeure toujours — on s'en doute bien — la hausse des frais de scolarité. Cette solution est valable et mérite d'être discutée sur la place publique entre les divers intéressés. Il faut aussi que les administrations universitaires s'engagent à procéder à un grand ménage de leur gestion pour mieux contrôler leurs dépenses afin de cesser ce gaspillage de fonds. L'autre condition sine qua non pour que la hausse des frais de scolarité soit acceptable est que l'État québécois s'engage davantage dans le financement du réseau universitaire.

J'accepte de payer ma part, mais je refuse de financer le gaspillage.






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