Aide perverse à l'Afrique
Louis Gosselin - Saint-Rédempteur, le 30 juin 2002
4 juillet 2002
Ces derniers jours, à l'occasion du Sommet du G8 à Kananaskis, on a beaucoup entendu parler du plan de développement de l'Afrique présenté par Jean Chrétien, plan qui amènerait prétendument la prospérité au continent par la voie d'une aide à l'investissement tout en favorisant le développement de la démocratie.
Les principes de ce plan sont assez simples: aide à l'investissement accordée aux entreprises privées occidentales pour «injecter des capitaux» dans les pays jugés «démocratiques», pas d'investissement dans les autres pays. Ce plan, qui peut paraître merveilleux à première vue, risque en réalité, s'il est adopté, de nuire au réel développement de l'Afrique.
En effet, cette promotion de la démocratie vise à faire de l'Afrique un vaste réservoir de main-d'oeuvre à bon marché pour le plus grand profit des entreprises des pays développés. Les pays d'Afrique sont actuellement, de façon générale, à un niveau de prédéveloppement nécessitant une politique de développement global ferme et soutenue, ce que ne peuvent apporter ni les investissements des multinationales occidentales ni le type de démocratie que sous-entend ce plan.
Cela peut paraître aberrant, mais il ne faut pas oublier que toutes les classes dirigeantes des pays du G8 ont fondé leur développement initial sur des gouvernements forts qui faisaient passer l'objectif du développement général avant les mascarades parlementaires. Seuls de tels régimes ont une chance de bâtir des infrastructures lourdes et d'établir l'austère prospérité générale nécessaire au développement d'une économie moderne et à l'émergence d'une réelle classe d'entrepreneurs locaux. Il est clair que si on applique le plan de Jean Chrétien, les entrepreneurs étrangers ne se soucieront guère de ces tâches, ou à peine, pour satisfaire leurs besoins immédiats de profits.
La démocratie, telle que conçue par les pays du G8, ne peut que favoriser une mince couche d'opportunistes locaux travaillant au compte des compagnies étrangères, opportunistes qui trouvaient d'ailleurs très bien leur compte dans les régimes tyranniques pro-occidentaux durant la guerre froide (par exemple, le régime de Mobutu au Zaïre). La population africaine est dans une écrasante proportion illettrée et vit encore de l'économie traditionnelle. La majorité des habitants ne peuvent donc prendre part aux débats sur des partis aux intérêts d'envergure nationale. Les élections, là où il y en a, laissent libre cours à un jeu démagogique ridicule.
Je ne fais pas un plaidoyer antidémocratique, mais je crois qu'il faut relativiser le stade de développement des différentes nations et comprendre que le plan d'aide au développement de l'Afrique ne profitera pas aux Africains mais bien aux entreprises des pays les plus avancés.
Les principes de ce plan sont assez simples: aide à l'investissement accordée aux entreprises privées occidentales pour «injecter des capitaux» dans les pays jugés «démocratiques», pas d'investissement dans les autres pays. Ce plan, qui peut paraître merveilleux à première vue, risque en réalité, s'il est adopté, de nuire au réel développement de l'Afrique.
En effet, cette promotion de la démocratie vise à faire de l'Afrique un vaste réservoir de main-d'oeuvre à bon marché pour le plus grand profit des entreprises des pays développés. Les pays d'Afrique sont actuellement, de façon générale, à un niveau de prédéveloppement nécessitant une politique de développement global ferme et soutenue, ce que ne peuvent apporter ni les investissements des multinationales occidentales ni le type de démocratie que sous-entend ce plan.
Cela peut paraître aberrant, mais il ne faut pas oublier que toutes les classes dirigeantes des pays du G8 ont fondé leur développement initial sur des gouvernements forts qui faisaient passer l'objectif du développement général avant les mascarades parlementaires. Seuls de tels régimes ont une chance de bâtir des infrastructures lourdes et d'établir l'austère prospérité générale nécessaire au développement d'une économie moderne et à l'émergence d'une réelle classe d'entrepreneurs locaux. Il est clair que si on applique le plan de Jean Chrétien, les entrepreneurs étrangers ne se soucieront guère de ces tâches, ou à peine, pour satisfaire leurs besoins immédiats de profits.
La démocratie, telle que conçue par les pays du G8, ne peut que favoriser une mince couche d'opportunistes locaux travaillant au compte des compagnies étrangères, opportunistes qui trouvaient d'ailleurs très bien leur compte dans les régimes tyranniques pro-occidentaux durant la guerre froide (par exemple, le régime de Mobutu au Zaïre). La population africaine est dans une écrasante proportion illettrée et vit encore de l'économie traditionnelle. La majorité des habitants ne peuvent donc prendre part aux débats sur des partis aux intérêts d'envergure nationale. Les élections, là où il y en a, laissent libre cours à un jeu démagogique ridicule.
Je ne fais pas un plaidoyer antidémocratique, mais je crois qu'il faut relativiser le stade de développement des différentes nations et comprendre que le plan d'aide au développement de l'Afrique ne profitera pas aux Africains mais bien aux entreprises des pays les plus avancés.
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