Sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC-The Globe and Mail - Le Bloc chauffe les libéraux
Ottawa - Oubliez l'effondrement du Bloc québécois ou le raz-de-marée Paul Martin. Si des élections fédérales avaient eu lieu la semaine dernière, la lutte au Québec aurait été à ce point serrée entre bloquistes et libéraux qu'il est difficile de dire qui en serait sorti gagnant. Chose certaine, dans la province, le nouveau Parti conservateur du Canada jouera le rôle du joker: de sa performance dépendra lequel, du Parti libéral ou du Bloc québécois, récoltera le plus de sièges.
Selon le sondage Léger Marketing fait la semaine dernière pour le compte du Devoir, du Globe and Mail et de CKAC, libéraux et bloquistes se livrent une chaude lutte au Québec: le PLC de Paul Martin récolterait ainsi 47 % des intentions de vote des Québécois, contre 36 % pour le Bloc québécois de Gilles Duceppe, après répartition des indécis. Chez les francophones, les deux partis sont coude à coude avec 42 % des intentions de vote pour le Bloc et 40 % pour les libéraux, ce qui signifie que des batailles serrées auront lieu dans les trois quarts des 75 circonscriptions.
Les libéraux détiennent actuellement 37 sièges au Québec, contre 33 pour les bloquistes.
«S'il y avait des résultats comme ça aux élections, ce serait légèrement plus favorable aux libéraux. On pourrait s'attendre à ce que les libéraux gagnent quelques sièges supplémentaires au Québec», explique le sondeur Jean-Marc Léger. Mais rien n'est gagné d'avance car tout dépendra, selon M. Léger, du parti qui obtiendra la troisième place lors du scrutin, et avec quel appui.
«Pour moi, les élections se joueront sur le troisième parti. Si c'est une lutte frontale entre le Parti libéral et le Bloc québécois, ce ne sera pas facile pour le Bloc. Mais plus les tiers partis iront chercher d'appuis, plus ça favorisera le Bloc.»
Le sondeur ne s'attend pas à ce que le Parti conservateur ou le Nouveau Parti démocratique remportent des circonscriptions, mais advenant une performance de l'ordre de 15 % ou plus pour le Parti conservateur, le Parti libéral perdrait des plumes, les votants conservateurs étant avant tout fédéralistes. «À partir de 15 %, le Parti conservateur va faire élire beaucoup de députés bloquistes.» Par contre, une bonne performance du NPD de Jack Layton aurait un effet neutre puisque son bassin de sympathisants est à mi-souverainiste, mi-fédéraliste.
Le Parti conservateur du Canada, actuellement à la recherche d'un chef, n'obtient que 6 % des voix, ce qui est quand même le double de l'appui combiné que recevaient dans le dernier sondage Léger Marketing, en décembre, le Parti progressiste-conservateur et l'Alliance canadienne. M. Léger évalue le potentiel du PC au Québec à 17 %. Fait intéressant à noter, les francophones sont beaucoup plus susceptibles de s'intéresser au nouveau parti de droite (7 %) que les autres Québécois (3 %).
Quant au NPD de Jack Layton, il se positionne pour l'instant comme un joueur non négligeable avec 8 %. «Il y aura une lutte entre le NPD et le PC pour la troisième place au Québec», prédit Jean-Marc Léger. Le sondage a été mené auprès de 1000 personnes entre le 14 et le 18 janvier. La marge d'erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.
L'effet Martin dégonflé?
La performance des libéraux sous le leadership de Paul Martin n'est guère meilleure qu'elle l'était sous Jean Chrétien. Pis encore, en juin dernier, alors que M. Martin était encore premier ministre en devenir, un autre sondage Léger Marketing chiffrait ses appuis au Québec à 62 % contre seulement 38 % pour le Bloc. L'effet Martin se dégonflerait-il? Pas du tout, pense le sondeur.
«En juin, les Québécois avaient un préjugé favorable à l'égard de Paul Martin, mais ce n'était pas des intentions de vote. On était content que Jean Chrétien s'en aille, on était content que Paul Martin soit là.» Il ajoute qu'à ce moment, Paul Martin était sur toutes les tribunes et monopolisait l'attention médiatique. Il était présenté comme le «sauveur», mais depuis, il y a eu ce que le sondeur appelle «le choc de la réalité». Il n'y aurait pas eu de dégringolade constante du PLC depuis l'arrivée de M. Martin à titre de premier ministre officiel, deux semaines avant Noël. «Depuis novembre-décembre, le vote est stable pour le Parti libéral au Québec», insiste le sondeur.
Enfin, Gilles Duceppe sera content d'apprendre qu'il n'a pas à justifier la présence de son parti dans le paysage électoral fédéral: les Québécois la comprennent et l'approuvent. Ainsi, selon le sondage,
60 % croient à la raison d'être du Bloc québécois, contre 39 % qui n'y croient pas. Même chez les non-francophones, une majorité de personnes interrogées (53 %) croit à la pertinence du parti souverainiste à Ottawa. En fait, seuls les électeurs qui votent pour le Parti libéral au provincial sont susceptibles de ne pas approuver la présence du Bloc: ils la réprouvent à 58 %.
Le parti de Gilles Duceppe peut compter sur l'appui des péquistes dans une proportion de 68 %. Les adéquistes de Mario Dumont sont divisés, penchant à 34 % pour le Parti libéral du Canada et à 30 % pour le Bloc québécois.
Selon le sondage Léger Marketing fait la semaine dernière pour le compte du Devoir, du Globe and Mail et de CKAC, libéraux et bloquistes se livrent une chaude lutte au Québec: le PLC de Paul Martin récolterait ainsi 47 % des intentions de vote des Québécois, contre 36 % pour le Bloc québécois de Gilles Duceppe, après répartition des indécis. Chez les francophones, les deux partis sont coude à coude avec 42 % des intentions de vote pour le Bloc et 40 % pour les libéraux, ce qui signifie que des batailles serrées auront lieu dans les trois quarts des 75 circonscriptions.
Les libéraux détiennent actuellement 37 sièges au Québec, contre 33 pour les bloquistes.
«S'il y avait des résultats comme ça aux élections, ce serait légèrement plus favorable aux libéraux. On pourrait s'attendre à ce que les libéraux gagnent quelques sièges supplémentaires au Québec», explique le sondeur Jean-Marc Léger. Mais rien n'est gagné d'avance car tout dépendra, selon M. Léger, du parti qui obtiendra la troisième place lors du scrutin, et avec quel appui.
«Pour moi, les élections se joueront sur le troisième parti. Si c'est une lutte frontale entre le Parti libéral et le Bloc québécois, ce ne sera pas facile pour le Bloc. Mais plus les tiers partis iront chercher d'appuis, plus ça favorisera le Bloc.»
Le sondeur ne s'attend pas à ce que le Parti conservateur ou le Nouveau Parti démocratique remportent des circonscriptions, mais advenant une performance de l'ordre de 15 % ou plus pour le Parti conservateur, le Parti libéral perdrait des plumes, les votants conservateurs étant avant tout fédéralistes. «À partir de 15 %, le Parti conservateur va faire élire beaucoup de députés bloquistes.» Par contre, une bonne performance du NPD de Jack Layton aurait un effet neutre puisque son bassin de sympathisants est à mi-souverainiste, mi-fédéraliste.
Le Parti conservateur du Canada, actuellement à la recherche d'un chef, n'obtient que 6 % des voix, ce qui est quand même le double de l'appui combiné que recevaient dans le dernier sondage Léger Marketing, en décembre, le Parti progressiste-conservateur et l'Alliance canadienne. M. Léger évalue le potentiel du PC au Québec à 17 %. Fait intéressant à noter, les francophones sont beaucoup plus susceptibles de s'intéresser au nouveau parti de droite (7 %) que les autres Québécois (3 %).
Quant au NPD de Jack Layton, il se positionne pour l'instant comme un joueur non négligeable avec 8 %. «Il y aura une lutte entre le NPD et le PC pour la troisième place au Québec», prédit Jean-Marc Léger. Le sondage a été mené auprès de 1000 personnes entre le 14 et le 18 janvier. La marge d'erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.
L'effet Martin dégonflé?
La performance des libéraux sous le leadership de Paul Martin n'est guère meilleure qu'elle l'était sous Jean Chrétien. Pis encore, en juin dernier, alors que M. Martin était encore premier ministre en devenir, un autre sondage Léger Marketing chiffrait ses appuis au Québec à 62 % contre seulement 38 % pour le Bloc. L'effet Martin se dégonflerait-il? Pas du tout, pense le sondeur.
«En juin, les Québécois avaient un préjugé favorable à l'égard de Paul Martin, mais ce n'était pas des intentions de vote. On était content que Jean Chrétien s'en aille, on était content que Paul Martin soit là.» Il ajoute qu'à ce moment, Paul Martin était sur toutes les tribunes et monopolisait l'attention médiatique. Il était présenté comme le «sauveur», mais depuis, il y a eu ce que le sondeur appelle «le choc de la réalité». Il n'y aurait pas eu de dégringolade constante du PLC depuis l'arrivée de M. Martin à titre de premier ministre officiel, deux semaines avant Noël. «Depuis novembre-décembre, le vote est stable pour le Parti libéral au Québec», insiste le sondeur.
Enfin, Gilles Duceppe sera content d'apprendre qu'il n'a pas à justifier la présence de son parti dans le paysage électoral fédéral: les Québécois la comprennent et l'approuvent. Ainsi, selon le sondage,
60 % croient à la raison d'être du Bloc québécois, contre 39 % qui n'y croient pas. Même chez les non-francophones, une majorité de personnes interrogées (53 %) croit à la pertinence du parti souverainiste à Ottawa. En fait, seuls les électeurs qui votent pour le Parti libéral au provincial sont susceptibles de ne pas approuver la présence du Bloc: ils la réprouvent à 58 %.
Le parti de Gilles Duceppe peut compter sur l'appui des péquistes dans une proportion de 68 %. Les adéquistes de Mario Dumont sont divisés, penchant à 34 % pour le Parti libéral du Canada et à 30 % pour le Bloc québécois.
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