Un opportunisme révoltant
Jean-Charles Merleau - Hull, 20 juin 2002
2 juillet 2002
Il y a quelque chose de franchement révoltant à voir les Boisclair et Facal du PQ tenir un discours d'opportunisme électoral à la petite semaine, sur la foi de résultats d'élections partielles, et de s'insurger contre ce qui, somme toute, constitue le réel «vrai changement»: le constat qu'une société vraiment juste et civilisée se doit de tout mettre en oeuvre afin que le citoyen — non pas une classe, fût-elle moyenne, ou les seuls contribuables — soit au centre des préoccupations de l'État. D'ailleurs, il y a mille et une façons de contribuer à la bonne marche et à l'évolution d'une société. Point n'est besoin d'occuper un emploi ou de payer des impôts pour être un citoyen à part entière et jouer un rôle concret et méritoire au sein de la société civile.
Certes, la montée récente, surprenante par son ampleur, de l'ADQ de Mario Dumont témoigne d'une certaine insatisfaction d'une part importante de l'électorat, et il est sage d'en prendre acte. Mais de là à changer son fusil d'épaule comme une girouette parce que l'équité et la justice sociale sont moins «in» que naguère... D'ailleurs, la véritable «autre façon de faire de la politique» ne consiste pas à pourvoir aux désirs des citoyens qui ont déjà beaucoup mais en voudraient encore plus, mais à avoir le courage d'axer le gouvernement sur une vision progressiste, fondée sur des principes universels reconnaissant l'égalité fondamentale des êtres humains et l'inviolabilité de leur dignité.
Contrairement à ce que nous chante Mario Dumont à propos des «vieux partis», l'enjeu des prochaines élections générales portera davantage sur le choix entre des vieilles idées discréditées et le progrès social. Le renouveau démocratique de la société québécoise ne pourra se faire que par la création d'une conjoncture garantissant à tous la liberté de façonner leur propre destin, au sein d'une société où le pouvoir, les moyens de production et la richesse sont partagés de façon équitable, et où les obligations et la responsabilité du citoyen se confondent à la reconnaissance que les droits sociaux sont au coeur d'une nation constituée de citoyens vraiment solidaires.
Certes, la montée récente, surprenante par son ampleur, de l'ADQ de Mario Dumont témoigne d'une certaine insatisfaction d'une part importante de l'électorat, et il est sage d'en prendre acte. Mais de là à changer son fusil d'épaule comme une girouette parce que l'équité et la justice sociale sont moins «in» que naguère... D'ailleurs, la véritable «autre façon de faire de la politique» ne consiste pas à pourvoir aux désirs des citoyens qui ont déjà beaucoup mais en voudraient encore plus, mais à avoir le courage d'axer le gouvernement sur une vision progressiste, fondée sur des principes universels reconnaissant l'égalité fondamentale des êtres humains et l'inviolabilité de leur dignité.
Contrairement à ce que nous chante Mario Dumont à propos des «vieux partis», l'enjeu des prochaines élections générales portera davantage sur le choix entre des vieilles idées discréditées et le progrès social. Le renouveau démocratique de la société québécoise ne pourra se faire que par la création d'une conjoncture garantissant à tous la liberté de façonner leur propre destin, au sein d'une société où le pouvoir, les moyens de production et la richesse sont partagés de façon équitable, et où les obligations et la responsabilité du citoyen se confondent à la reconnaissance que les droits sociaux sont au coeur d'une nation constituée de citoyens vraiment solidaires.
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