Lettres: Déception
Jean Dunois - Matane, le 16 janvier 2004
21 janvier 2004
Lettre à Benoît Pelletier, ministre des Affaires intergouvernementales. Je suis un simple citoyen, sans pouvoir et sans grande instruction. J'incline cependant (de plus en plus, en tout cas) à partager l'opinion de personnes qui nous «entretiennent» de vous, M. Pelletier.
Je ne sais pas (en tout cas, pas encore) si vous êtes naïf, malhonnête ou bête, M. le ministre. Mais quel que soit le «choix» auquel je serai bientôt (et définitivement?) convié, aucun, il faut bien l'avouer, n'est très flatteur. Ne vous en déplaise.
Curieusement, je vous en fais la confidence, M. Pelletier, le Parti libéral du Québec m'amène comme jamais auparavant dans ma vie à envisager sérieusement l'hypothèse de l'indépendance du Québec. Car si des fédéralistes (comme moi, eh oui!) ne sont pas fichus de tenir intelligemment la barre gouvernementale québécoise, que nous reste-t-il collectivement comme solution alternative? Je vous le demande bien modestement.
Cela étant, ne vous désolez pas outre mesure, M. le ministre: vous n'êtes pas le seul au sein de l'équipe du gouvernement du Québec à me décevoir. Cruellement.
J'étais — le suis-je toujours? — pourtant un «libéral»...
Je ne sais pas (en tout cas, pas encore) si vous êtes naïf, malhonnête ou bête, M. le ministre. Mais quel que soit le «choix» auquel je serai bientôt (et définitivement?) convié, aucun, il faut bien l'avouer, n'est très flatteur. Ne vous en déplaise.
Curieusement, je vous en fais la confidence, M. Pelletier, le Parti libéral du Québec m'amène comme jamais auparavant dans ma vie à envisager sérieusement l'hypothèse de l'indépendance du Québec. Car si des fédéralistes (comme moi, eh oui!) ne sont pas fichus de tenir intelligemment la barre gouvernementale québécoise, que nous reste-t-il collectivement comme solution alternative? Je vous le demande bien modestement.
Cela étant, ne vous désolez pas outre mesure, M. le ministre: vous n'êtes pas le seul au sein de l'équipe du gouvernement du Québec à me décevoir. Cruellement.
J'étais — le suis-je toujours? — pourtant un «libéral»...
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