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    Québec solidaire veut démontrer sa crédibilité économique

    Le parti prépare une vaste tournée pour corriger ses points faibles

    31 août 2015 |Laura Pelletier | Québec
    La co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David

    Conscient de ses faiblesses, Québec solidaire (QS) souhaite démontrer sa crédibilité économique grâce à une vaste tournée des régions, qui démarrera cet automne.

     

    « En vue de la prochaine élection générale, [on veut] avoir des plans de développement économique pour toutes les régions du Québec qui vont s’appuyer sur ce que les acteurs et actrices vont nous avoir dit dans les régions et, bien sûr, sur les convictions de Québec solidaire, par exemple les énergies vertes et une économie plus sociale et solidaire », a précisé au Devoir Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire.

     

    « On veut aller écouter les gens, aussi bien les chambres de commerce que les entreprises d’économie sociale, les organismes communautaires et culturels, ajoute Mme David. On veut savoir comment les gens dans l’ensemble des régions du Québec veulent développer leur région. Quel plan de développement économique ils veulent faire ou sont en train de faire. On veut vraiment que ce soit un échange. »

     

    En caucus toute la fin de semaine, le parti s’est penché sur cette tournée qui se prépare depuis un an. « On est en train de se donner un plan de travail », indique la co-porte-parole.

     

    Cette visite régionale s’étalera sur deux saisons et s’arrêtera d’abord en Abitibi-Témiscamingue, en Estrie et dans le Bas-Saint-Laurent, loin de la métropole où QS a l’habitude de faire élire des candidats. Les pourcentages des voix obtenus dans les circonscriptions de ces trois régions, lors des élections de 2014, varient entre 2 et 16 %.

     

    Mme David ne cache pas que QS souhaite s’éloigner de l’étiquette de parti « montréalais ». « Nous voulons nous positionner à la prochaine élection générale comme un parti pour l’ensemble du Québec et un parti qui a une véritable crédibilité économique, martèle la co-porte-parole. On sait que, là-dessus, les gens ne sont pas encore tout à fait convaincus. On pense que, d’ici trois ans, on a amplement le temps de convaincre monsieur et madame Tout-le-Monde, et les acteurs socio-économiques, que QS a toute la crédibilité nécessaire pour gouverner. »

     

    La tournée donnera aussi une tape dans le dos aux associations régionales qui peinent à acquérir des votes pour leurs candidats depuis des années. « [Cela] va donner une chance à nos associations dans toutes les régions de se faire mieux connaître sur le terrain », indique Mme David.

     

    Actuellement à 13 % dans les intentions de vote, Mme David dit avoir bon espoir d’obtenir de nouveaux sièges. « C’est la première fois qu’à la fin de l’été on ne vit pas de baisse. On est convaincus qu’on va faire des pas en avant très importants. »

     

    Les trois députés solidaires — Manon Massé, Amir Khadir et Françoise David — seront très actifs et visibles à l’Assemblée nationale cet automne, souligne également la co-porte-parole, qui espère réussir à faire adopter un premier projet de loi de QS, qui porte sur la protection des locataires aînés. « C’est la première fois qu’on réussit à amener un projet de loi jusqu’à une commission parlementaire. »

     

    Sauver l’école publique

     

    Des appels aux membres de QS ont par ailleurs été lancés pour qu’ils participent aux chaînes humaines devant les écoles publiques mardi pour dénoncer les « coupes massives dans l’éducation » faites par le gouvernement du Québec. Le parti a également des projets de site Web pour parler de l’école publique et a prévu des rencontres avec les acteurs de ce milieu.

     

    « On veut faire savoir aux parents, mais aussi aux enseignantes et enseignants, qu’on est du côté des défenseurs de l’école publique. Je crois que les gens vont se rendre compte que les meilleurs défenseurs d’une éducation pour tous et pour toutes, c’est vraiment QS. On va la défendre tant à l’Assemblée nationale que sur le terrain », lance avec conviction Mme David.

     

    « Si ces [restrictions budgétaires] continuent, le message que le gouvernement va envoyer aux gens c’est : “si vous voulez des bons services, vous êtes bien mieux d’aller à l’école privée” », regrette la députée.

     

    « Nous croyons dans nos écoles publiques, réplique Julie White, attachée de presse du ministre de l’Éducation, François Blais. C’est pourquoi nous posons des gestes pour les protéger, notamment en travaillant à l’amélioration de la gouvernance du réseau scolaire et en optimisant ses moyens. »

     

    Mme White précise que les « efforts » demandés aux commissions scolaires « représentent environ 1 % des budgets » qui leur sont alloués, « dans un contexte où les commissions scolaires ont accumulé des surplus d’environ 800 millions de dollars au cours des dernières années ».













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