L'entrevue - Les dérives de «l'économie du savoir»
La recherche fondamentale écope, déplore le bioéthicien Bryn Williams-Jones
Pauline Gravel
5 janvier 2004
Cette «économie du savoir» sur laquelle misent plusieurs grands pays développés, comme le Canada, risque de compromettre sérieusement le développement de la science, affirme Bryn Williams-Jones sur un ton alarmiste. Pour ce Canadien qui étudie actuellement la bioéthique à l'université de Cambridge, en Angleterre, les relations étroites qu'entretiennent aujourd'hui les universités avec l'industrie conduisent à un dramatique tarissement de la recherche fondamentale, qui est pourtant à l'origine des plus grandes découvertes de l'histoire. Cette situation qu'il décrie serait le résultat de la politique libérale de nos gouvernements, qui demandent aux universités de devenir les moteurs de l'économie.
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