Séisme en Iran: le bilan pourrait atteindre 30 000 morts - L'aide canadienne est en route
Photo : Agence Reuters
Des secouristes iraniens retiraient hier des corps des ruines de la ville de Bam, dévastée par un tremblement de terre qui pourrait avoir fait quelque 30 000 morts.
L'aide matérielle canadienne expédiée par avion samedi soir aux milliers de victimes iraniennes du tremblement de terre doit arriver incessamment en Iran et fournira au Croissant-Rouge, le pendant islamique de la Croix-Rouge, des milliers de couvertures, du matériel pour les services d'approvisionnement en eau, des génératrices et des abris temporaires.
Les sauveteurs poursuivaient leurs recherches hier soir dans les décombres de la ville, mais l'espoir de retrouver des personnes vivantes sous les bâtiments effondrés s'amenuisait à mesure que les heures s'écoulaient. Le ministère iranien de l'Intérieur a annoncé hier que le bilan du séisme allait certainement dépasser les 20 000 morts et pourrait atteindre les 30 000, tandis que des milliers de personnes ont perdu leur maison et se retrouvent à la rue.
Bien que la majorité des sans-abri iraniens puissent désormais dormir sous des tentes, l'eau potable, la nourriture, les médicaments et les couvertures sont insuffisants. La Croix-Rouge multiplie les appels à la générosité internationale pour répondre aux besoins criants des sinistrés de la ville de Bam, dans le sud-est de l'Iran. Le Canada a décidé d'apporter sa contribution et versera, en plus de l'aide matérielle, une contribution de 750 000 $ à la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
«Nous regardons la situation de près, et le Canada est toujours prêt à augmenter son aide, si nous le jugeons nécessaire», a déclaré au Devoir en entretien téléphonique Steven Morris, porte-parole au cabinet du ministère de la Coopération internationale.
De son côté, la Croix-Rouge canadienne fournira 100 000 $ au Croissant-Rouge iranien pour l'aider à traverser cette difficile situation. La division du Québec de la Croix-Rouge canadienne invite la population à soutenir les efforts des équipes de secours en faisant des dons d'argent au numéro de téléphone suivant: 1 800 418-1111. Hier après-midi, les Québécois avaient déjà versé 72 000 $ à l'organisme.
«Les gens sont très généreux, et les téléphones n'arrêtent pas de sonner, raconte Myrian Marotte, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, division du Québec. Les gens ont vraiment été touchés par ce désastre. Les francophones, les anglophones et les différentes communautés culturelles du Québec donnent tous généreusement.»
Les Iraniens du Québec ébranlés
Pour venir en aide aux personnes touchées par le tremblement de terre, des membres de la communauté iranienne montréalaise ont décidé d'aider les employés de la Croix-Rouge à répondre au téléphone et à amasser des dons.
La communauté iranienne de Montréal et la Croix-Rouge doivent d'ailleurs se réunir aujourd'hui afin de discuter des différentes solutions qui s'offrent pour venir en aide aux victimes du séisme.
«Malheureusement, ce n'est pas le premier tremblement de terre en Iran, mais ça fait toujours aussi mal de voir la population de son pays souffrir, et nous voulons les aider. Surtout que les nuits sont froides présentement en Iran», affirme Hamid, qui est le propriétaire du plus ancien commerce iranien au Québec, le Marché Rose.
«Nous voulons cependant nous assurer que notre argent va être distribué aux familles et qu'il ne sera pas détourné par le gouvernement, auquel nous ne faisons pas confiance», ajoute Hamid. Le propriétaire du supermarché iranien Akhavan, Ali Akhavan, souhaite de son côté que les familles «soient assez fortes pour passer au travers de cette terrible tragédie. Malheureusement, nous ne pouvons pas faire grand-chose ici pour les aider, sauf donner de l'argent à la Croix-Rouge pour qu'elle leur vienne en aide. De notre côté, nous ne pouvons pas leur envoyer du matériel ou de la nourriture, parce que ça prendrait beaucoup trop de temps à se rendre».
Dans son supermarché de la rue Sherbrooke, M. Akhavan et son frère, Mohammad Raza, ont placé quelques lampions sur les comptoirs et offrent aux clients des dattes en provenance de la ville de Bam. M. Akhavan espère que l'aide internationale continuera toute l'année en soulignant qu'il faudra plusieurs mois pour reconstruire la ville.
Aider les enfants
Unicef Canada s'est mobilisé de son côté pour venir en aide aux enfants et participe avec Unicef international à une campagne mondiale de sensibilisation pour amasser des dons. L'Unicef a déjà envoyé deux avions en Iran qui transportaient plus de 40 tonnes de matériel, dont 14 000 couvertures, y compris 7600 couvertures pour bébés, des tentes, de la corde et des douzaines de trousses de secours d'obstétrique et de chirurgie.
«Nous voulons nous assurer que les femmes enceintes accouchent dans des conditions convenables et que les nouveau-nés n'attrapent pas de maladies à leur naissance», explique le président d'Unicef Canada, David Agnew.
L'Unicef veut d'abord s'assurer que tous les enfants peuvent dormir au chaud dans une tente. Ils veulent également s'organiser pour qu'ils aient accès à suffisamment d'eau potable et de nourriture et que les médicaments soient facilement accessibles sur place.
«Le matériel que nous avons envoyé est bien entendu destiné à tout le monde, précise M. Agnew, mais nous allons nous attarder particulièrement à la sécurité des enfants.»
L'Unicef souhaite reconstruire le plus rapidement possible les écoles pour que les enfants aient accès à une éducation de qualité. En attendant que les bâtiments scolaires soient reconstruits, l'Unicef dispensera les cours aux jeunes sinistrés dans des tentes. «De cette façon, tout en les éduquant, nous occupons les enfants et nous nous assurons qu'ils sont en sécurité avec des personnes responsables qui ont à leur disposition des ressources médicales et matérielles», souligne M. Agnew.
Les sauveteurs poursuivaient leurs recherches hier soir dans les décombres de la ville, mais l'espoir de retrouver des personnes vivantes sous les bâtiments effondrés s'amenuisait à mesure que les heures s'écoulaient. Le ministère iranien de l'Intérieur a annoncé hier que le bilan du séisme allait certainement dépasser les 20 000 morts et pourrait atteindre les 30 000, tandis que des milliers de personnes ont perdu leur maison et se retrouvent à la rue.
Bien que la majorité des sans-abri iraniens puissent désormais dormir sous des tentes, l'eau potable, la nourriture, les médicaments et les couvertures sont insuffisants. La Croix-Rouge multiplie les appels à la générosité internationale pour répondre aux besoins criants des sinistrés de la ville de Bam, dans le sud-est de l'Iran. Le Canada a décidé d'apporter sa contribution et versera, en plus de l'aide matérielle, une contribution de 750 000 $ à la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
«Nous regardons la situation de près, et le Canada est toujours prêt à augmenter son aide, si nous le jugeons nécessaire», a déclaré au Devoir en entretien téléphonique Steven Morris, porte-parole au cabinet du ministère de la Coopération internationale.
De son côté, la Croix-Rouge canadienne fournira 100 000 $ au Croissant-Rouge iranien pour l'aider à traverser cette difficile situation. La division du Québec de la Croix-Rouge canadienne invite la population à soutenir les efforts des équipes de secours en faisant des dons d'argent au numéro de téléphone suivant: 1 800 418-1111. Hier après-midi, les Québécois avaient déjà versé 72 000 $ à l'organisme.
«Les gens sont très généreux, et les téléphones n'arrêtent pas de sonner, raconte Myrian Marotte, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, division du Québec. Les gens ont vraiment été touchés par ce désastre. Les francophones, les anglophones et les différentes communautés culturelles du Québec donnent tous généreusement.»
Les Iraniens du Québec ébranlés
Pour venir en aide aux personnes touchées par le tremblement de terre, des membres de la communauté iranienne montréalaise ont décidé d'aider les employés de la Croix-Rouge à répondre au téléphone et à amasser des dons.
La communauté iranienne de Montréal et la Croix-Rouge doivent d'ailleurs se réunir aujourd'hui afin de discuter des différentes solutions qui s'offrent pour venir en aide aux victimes du séisme.
«Malheureusement, ce n'est pas le premier tremblement de terre en Iran, mais ça fait toujours aussi mal de voir la population de son pays souffrir, et nous voulons les aider. Surtout que les nuits sont froides présentement en Iran», affirme Hamid, qui est le propriétaire du plus ancien commerce iranien au Québec, le Marché Rose.
«Nous voulons cependant nous assurer que notre argent va être distribué aux familles et qu'il ne sera pas détourné par le gouvernement, auquel nous ne faisons pas confiance», ajoute Hamid. Le propriétaire du supermarché iranien Akhavan, Ali Akhavan, souhaite de son côté que les familles «soient assez fortes pour passer au travers de cette terrible tragédie. Malheureusement, nous ne pouvons pas faire grand-chose ici pour les aider, sauf donner de l'argent à la Croix-Rouge pour qu'elle leur vienne en aide. De notre côté, nous ne pouvons pas leur envoyer du matériel ou de la nourriture, parce que ça prendrait beaucoup trop de temps à se rendre».
Dans son supermarché de la rue Sherbrooke, M. Akhavan et son frère, Mohammad Raza, ont placé quelques lampions sur les comptoirs et offrent aux clients des dattes en provenance de la ville de Bam. M. Akhavan espère que l'aide internationale continuera toute l'année en soulignant qu'il faudra plusieurs mois pour reconstruire la ville.
Aider les enfants
Unicef Canada s'est mobilisé de son côté pour venir en aide aux enfants et participe avec Unicef international à une campagne mondiale de sensibilisation pour amasser des dons. L'Unicef a déjà envoyé deux avions en Iran qui transportaient plus de 40 tonnes de matériel, dont 14 000 couvertures, y compris 7600 couvertures pour bébés, des tentes, de la corde et des douzaines de trousses de secours d'obstétrique et de chirurgie.
«Nous voulons nous assurer que les femmes enceintes accouchent dans des conditions convenables et que les nouveau-nés n'attrapent pas de maladies à leur naissance», explique le président d'Unicef Canada, David Agnew.
L'Unicef veut d'abord s'assurer que tous les enfants peuvent dormir au chaud dans une tente. Ils veulent également s'organiser pour qu'ils aient accès à suffisamment d'eau potable et de nourriture et que les médicaments soient facilement accessibles sur place.
«Le matériel que nous avons envoyé est bien entendu destiné à tout le monde, précise M. Agnew, mais nous allons nous attarder particulièrement à la sécurité des enfants.»
L'Unicef souhaite reconstruire le plus rapidement possible les écoles pour que les enfants aient accès à une éducation de qualité. En attendant que les bâtiments scolaires soient reconstruits, l'Unicef dispensera les cours aux jeunes sinistrés dans des tentes. «De cette façon, tout en les éduquant, nous occupons les enfants et nous nous assurons qu'ils sont en sécurité avec des personnes responsables qui ont à leur disposition des ressources médicales et matérielles», souligne M. Agnew.
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