Crise du logement - Une place pour les OSBL en habitation
Ce qui importe dans ce modèle, c'est son humanisme et son caractère convivial
Daniel St-Germain - Coordonnateur à la Fédération régionale des OSBL en habitation de Québec et Chaudière-Appalaches (FROHQC)
27 juin 2002
Malgré les 3000 nouveaux logements qui seront construits cette année au Québec, il n'y a, selon les analyses de la SCHL, aucun espoir de mettre un terme à la crise qui sévit. Au mieux, d'ici deux ans, une amélioration pourrait être envisageable.
Devant pareil constat de l'organisme fédéral, il est pertinent, selon nous, de se poser des questions sur les solutions adéquates pour remédier à cette crise.
Plusieurs groupes de pression militent activement auprès du gouvernement actuel afin d'accroître ce qu'il est convenu d'appeler le «logement social», plus particulièrement des habitation à loyer modique (HLM) à la charge complète de nous tous, contribuables, et, malheureusement, avec les conséquences qui s'ensuivent, règle générale, lorsque le gouvernement s'immisce trop à fond dans la gestion des problèmes de ses citoyens.
Le bilan est souvent une machine lourde, bureaucratique et déshumanisante pour ceux qui reçoivent cette forme d'aide.
Certes, il y a pire que de recevoir une aide substantielle pour se loger, mais au fond, est-ce vraiment le type de structure adaptée pour assurer une équité pour le futur de notre société? Les sommes versées à ces grosses machines du «social» sont-elles utilisées à bon escient pour l'ensemble des contribuables québécois?
Se poser ces questions, c'est amorcer une réflexion sur le modèle actuellement le plus sous-estimé dans notre société, les OSBL en habitation, soit la formule d'habitation sociale qui connaît la croissance la plus importante parmi les divers modes existants, tels les coops et les HLM.
Clientèle cible
Pourquoi? Parce que le modèle des OSBL en habitation vise à répondre à un besoin ciblé pour une clientèle type dans une communauté donnée et à y répondre par une implication du milieu (des citoyens qui donnent temps et argent) avec un soutien du gouvernement pour soutenir leur action civique au lieu de s'y substituer.
Ce qui importe dans ce modèle, c'est son humanisme et son caractère convivial visant à redonner une dignité aux individus en harmonie avec le tissu social du milieu.
C'est, d'une certaine façon, la continuité d'une tendance au «gros bon sens» qui se manifeste de plus en plus dans notre société, principalement chez ceux qui remettent en question l'implication trop grande de l'État et de ses coûts astronomiques pour le contribuable.
Toutefois, le modèle des OSBL en habitation s'adresse essentiellement aux clientèles les plus «laissées pour compte» de notre société, contrairement aux coopératives d'habitation, qui sont l'expression d'une volonté commune des locataires de contrôler les modalités de leur chez-soi, ce qui n'est pas nécessairement le cas pour nos clientèles qui, bien souvent, n'en ont pas la possibilité.
En fait, la vocation sociale du logement est pleinement spécifique aux OSBL en habitation de par les clientèles que nous desservons.
Nous pensons que le modèle des OSBL en habitation est le plus pertinent face aux attentes de la population québécoise, soucieuse de faire en sorte que les personnes les plus démunies puissent avoir accès à une aide de leur milieu et témoignent d'une responsabilité assumée de la communauté face à celles-ci.
Pour répondre à la demande actuelle des autres classes sociales moins fortunées, des mesures relatives à l'amortissement et au gain en capital sont nécessaires afin de stimuler la construction de nouvelles unités privées de logement. Puisqu'il s'agit essentiellement de mesures visant des reports d'impôts, elles ne représentent pas réellement un coût en soi pour le contribuable.
Ainsi, plus il se construira d'unités, plus il y en aura de disponibles. L'offre augmentant, les prix des logements diminueront conséquemment.
À l'instar du modèle des OSBL en habitation, une plus grande implication des citoyens dans la résolution de leurs problèmes de logement (tant sur le marché privé que dans le communautaire) nous semble la condition la plus propice à la résorption de la crise actuelle.
Devant pareil constat de l'organisme fédéral, il est pertinent, selon nous, de se poser des questions sur les solutions adéquates pour remédier à cette crise.
Plusieurs groupes de pression militent activement auprès du gouvernement actuel afin d'accroître ce qu'il est convenu d'appeler le «logement social», plus particulièrement des habitation à loyer modique (HLM) à la charge complète de nous tous, contribuables, et, malheureusement, avec les conséquences qui s'ensuivent, règle générale, lorsque le gouvernement s'immisce trop à fond dans la gestion des problèmes de ses citoyens.
Le bilan est souvent une machine lourde, bureaucratique et déshumanisante pour ceux qui reçoivent cette forme d'aide.
Certes, il y a pire que de recevoir une aide substantielle pour se loger, mais au fond, est-ce vraiment le type de structure adaptée pour assurer une équité pour le futur de notre société? Les sommes versées à ces grosses machines du «social» sont-elles utilisées à bon escient pour l'ensemble des contribuables québécois?
Se poser ces questions, c'est amorcer une réflexion sur le modèle actuellement le plus sous-estimé dans notre société, les OSBL en habitation, soit la formule d'habitation sociale qui connaît la croissance la plus importante parmi les divers modes existants, tels les coops et les HLM.
Clientèle cible
Pourquoi? Parce que le modèle des OSBL en habitation vise à répondre à un besoin ciblé pour une clientèle type dans une communauté donnée et à y répondre par une implication du milieu (des citoyens qui donnent temps et argent) avec un soutien du gouvernement pour soutenir leur action civique au lieu de s'y substituer.
Ce qui importe dans ce modèle, c'est son humanisme et son caractère convivial visant à redonner une dignité aux individus en harmonie avec le tissu social du milieu.
C'est, d'une certaine façon, la continuité d'une tendance au «gros bon sens» qui se manifeste de plus en plus dans notre société, principalement chez ceux qui remettent en question l'implication trop grande de l'État et de ses coûts astronomiques pour le contribuable.
Toutefois, le modèle des OSBL en habitation s'adresse essentiellement aux clientèles les plus «laissées pour compte» de notre société, contrairement aux coopératives d'habitation, qui sont l'expression d'une volonté commune des locataires de contrôler les modalités de leur chez-soi, ce qui n'est pas nécessairement le cas pour nos clientèles qui, bien souvent, n'en ont pas la possibilité.
En fait, la vocation sociale du logement est pleinement spécifique aux OSBL en habitation de par les clientèles que nous desservons.
Nous pensons que le modèle des OSBL en habitation est le plus pertinent face aux attentes de la population québécoise, soucieuse de faire en sorte que les personnes les plus démunies puissent avoir accès à une aide de leur milieu et témoignent d'une responsabilité assumée de la communauté face à celles-ci.
Pour répondre à la demande actuelle des autres classes sociales moins fortunées, des mesures relatives à l'amortissement et au gain en capital sont nécessaires afin de stimuler la construction de nouvelles unités privées de logement. Puisqu'il s'agit essentiellement de mesures visant des reports d'impôts, elles ne représentent pas réellement un coût en soi pour le contribuable.
Ainsi, plus il se construira d'unités, plus il y en aura de disponibles. L'offre augmentant, les prix des logements diminueront conséquemment.
À l'instar du modèle des OSBL en habitation, une plus grande implication des citoyens dans la résolution de leurs problèmes de logement (tant sur le marché privé que dans le communautaire) nous semble la condition la plus propice à la résorption de la crise actuelle.
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