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    Tourisme France

    Sur la piste des sensations

    Le nouveau village alpin de Val Thorens règne au milieu d’un cirque glaciaire grandiose

    21 février 2015 | Hélène Clément - Collaboratrice à Val Thorens | Voyage
    La cave à vins de l’Epicurious Gourmet Lounge propose plus d’une centaine de crus à la carte.
    Photo: Hélène Clément La cave à vins de l’Epicurious Gourmet Lounge propose plus d’une centaine de crus à la carte.
    Imaginez un Club Med tout neuf, bellement architecturé au coeur d’un cirque naturel dominé par six glaciers, à 2300 mètres d’altitude. Là où le jour on s’éclate en sports de glisse sur les 600 kilomètres de pistes qui rainurent le plus haut domaine skiable d’Europe ; ou en raquettes, au-dessus des nuages, à la découverte du patrimoine montagnard ; ou encore à loisir au village quatre tridents, guidé ou non par des G.O. fantaisistes. Là où le soir on se la coule douce au spa, au bar, en grimpant les murs ou en dégustant une cuisine savoureuse. Et où la nuit on frôle les glaciers en randonnée aux flambeaux sous une pléiade d’étoiles. Pas loin du septième ciel !
     

    C’est bien connu, le Club Méditerranée s’installe toujours sur de beaux sites. Et Club Med Sensations, le dernier-né des villages alpins français, ne fait pas exception. Niché à Val Thorens, au milieu d’un cirque glaciaire grandiose, difficile de trouver mieux comme théâtre pour un hôtel. Aussi, la plus haute station de ski d’Europe a été élue, pour une deuxième année, meilleure station au monde aux World Ski Awards.

     

    Non seulement gagnante que pour son enneigement d’exception six mois par année, ses remontées mécaniques de haute volée, ses hôtels de luxe et sa gastronomie étoilée, mais aussi pour son accueil, sa joie de vivre et ses activités givrées.

     

    « Tu aimes les expériences un peu… baroques ? Que dirais-tu d’une petite plongée sous la glace au lac du Lou », propose Sylvain, moniteur et guide à l’École française du ski (EFS). Sérieux, Sylvain ? Même si je n’ai aucune expérience en plongée sous-marine ?

     

    « Oui, c’est accessible à tous. Dès l’âge de 16 ans. On accède d’abord au lac en raquette ou en ski de randonnée. Sur place, un moniteur de plongée accueille le participant, l’informe et l’aide à enfiler combinaison sèche, gants étanches et masque facial. Et hop ! Il se laisse glisser sous la croûte de glace pour une exploration de 20 minutes ! Comme dans le Grand Bleu. »

     

    J’entendais par activité baroque la visite d’une église savoyarde ou d’une randonnée de nuit au pied du glacier Péclet. Pas une plongée sous la glace ! Là, ça demande réflexion. Même si on ne descend qu’à deux mètres et qu’on me promet des paysages insolites, de beaux cristaux de glace et les couleurs de l’arc-en-ciel. Tout ça en écoutant la glace craquer.

     

    Mais va pour les six kilomètres de luge qui débutent à gauche du funitel de Péclet, à 3000 mètres. Le circuit de 45 minutes, qui offre quelques jolis virages, jouxte la piste de ski Tête ronde, donc rencontre parfois les skieurs. L’idéal est d’attaquer la descente à l’heure où le soleil flirte avec les plus beaux sommets.

     

    Et va aussi pour la tyrolienne entre Val Thorens et Orelle. Juste l’idée de planer pendant 90 secondes comme un rapace avec vue sur le glacier du Bouchet, à 3230 mètres, et d’atteindre les 100 km/h suspendue à un filin d’acier et ski au dos, suffit à provoquer une décharge d’adrénaline.

     

    Au fait, Sylvain, il n’y a pas une église baroque dans le village d’Orelle ? Et de jolies maisons en pierre, en bois et en lauze qui portent l’âme des Savoyards d’autrefois ?

     

    Car si survient un mal de tête dû à l’altitude, à trop de génépi ou à une nuitée sur la corde à linge, et qu’adviennent les courbatures, on a le choix entre le hammam au Village ou une petite visite guidée sur les Chemins du Baroque, à la conquête des églises savoyardes.

     

    De sensation en sensation

     

    Depuis Moûtiers, porte d’entrée de la vallée des Belleville, le chemin n’en finit pas de grimper. D’abord, le joli village de Saint-Martin-de-Belleville, puis les Menuires, et encore plus haut Val Thorens, ou « Val Tho » pour les intimes. C’est ici, à 2300 mètres, que prend fin la route.

     

    Il est même interdit de stationner dans les rues de Val Thorens, sauf pour effectuer un arrêt minute. Un service de navettes gratuit 24 heures sur 24, depuis les grands stationnements à l’entrée de la station, permet aux habitants et aux visiteurs du village alpin de regagner leur domicile.

     

    À présent, c’est en tapis roulant, téléski, télésiège, funitel, téléphérique, tyrolienne ou… parapente, emporté par les vents, que le skieur accédera aux sept autres stations des 3 Vallées : Courchevel, La Tania, Méribel, Brides-les-Bains, Saint-Martin-de-Belleville, les Menuires et Orelle.

     

    Réparti entre les vallées de Bozel, des Allues et des Belleville, cet éden du ski, relié en entier par remontées mécaniques, s’étend sur 1500 hectares et compte 335 pistes, 25 sommets et 6 glaciers. Faudra des jambes d’acier pour parcourir en une semaine le tiers du territoire.

     

    Et de la neige aussi ! Au moment de notre passage, début décembre, les points rouges indiquant les pistes fermées dominaient sur la carte du plus grand domaine skiable du monde. Plusieurs remontées mécaniques affichaient « Fermé » et il fallait être vigilant hors des pistes damées.

     

    Sensations. On ne pouvait choisir meilleur nom pour le 15e Club Med des Alpes françaises, dédié aux fadas de sports d’hiver, amateurs de bonne chère et d’ambiance décontractée. Un village moderne sorti de terre en 17 mois, au coût de 85 millions d’euros.

     

    L’intérieur du complexe en bois, pierre, acier et verre, dessiné et décoré par l’architecte d’intérieur Sophie Jacqmin, ne manque pas d’originalité. Espace, hauteur, lumière, couleurs vives ou glacées : la designer n’a pas lésiné sur la mise en scène. Le but : surprendre. C’est réussi.

     

    Dès l’entrée, un atrium haut de 18 mètres sous plafond vitré donne le ton. Immense lustre, fauteuils design, tons de rose et de violet, bois clair, foyers électriques apportent la chaleur. Sinon, le rez-de-chaussée joue à fond la forme : un mur d’escalade de 10 mètres qui voisine avec un superbe escalier en colimaçon serpentant jusqu’au troisième étage, des salles de sport, un spa Carita avec dix cabines, une salle de repos et un hammam. Mais Sensations n’a pas de piscine.

     

    « Je me suis inspirée des sensations liées à des paysages de montagne, explique Sophie Jacqmin. Pour le mur d’escalade, j’ai travaillé la notion de verticalité et de vertige en inventant une forêt que les grimpeurs escaladeraient. Et non un mur ordinaire d’une grande salle sans âme. »

     

    Chaque étage du bâtiment principal représente un climat extrême de haute montagne. Le restaurant principal évoque de hauts plateaux enneigés où la nature s’exprime à travers des jeux de lumière. Pour la notion du dedans et du dehors, une yourte dotée de quelques tables a été dressée dans l’un des espaces. « Voilà l’esprit de la montagne que veut insuffler Club Med Sensations, explique la designer. Effervescence, batterie qui se recharge, vitalité, sport. »

     

    À côté du restaurant, la chic Ski Room donne sur la plate-forme de départ « skis aux pieds ». Café, thé, chocolat, biscuits, viennoiseries permettent de se sustenter avant d’attaquer les pistes. Bar, canapés et DJ assurent l’après-ski. Un casier avec système de séchage est mis à la disposition des clients.

     

    Le forfait Club Med comprend les cours de ski et de planche à neige en groupe, pour tous les niveaux, donnés par des moniteurs de l’École française du ski. Entre cave à vins, bar lounge, épicerie fine et restaurant intime, le second étage se veut gourmet. Sorte de refuge de haute montagne, l’après-midi on y somnole au son d’une musique jazzée ou on y déguste un chocolat chaud et un cocktail au génépi. Le soir, on danse.

     

    La carte de cet Epicurious est signée Édouard Loubert, deux étoiles au guide Michelin et enfant de Val Tho — né en 1970, un an avant l’ouverture de la station. Un grand chef qui a commencé comme grand skieur. Mais il sera vite rattrapé par la tradition familiale. « Mon arrière-grand-mère, ma grand-mère et ma mère avaient l’amour de la bonne table », confie le chef.

     

    Le troisième étage s’inspire d’un glacier. Terrasse, jacuzzi et vue magnifique sur le cirque glaciaire. Scène de spectacle, bar, espace lounge confortable. Les crêpes bretonnes et les fondues savoyardes, servies en après-midi, y sont délicieuses. Ici, l’éclairage s’adapte aux moments de la journée. Au fil des heures, l’émotion change. C’est ça qui est sensationnel.

     

    « Les gens aiment le Club Med, affirme Christophe Serrano, directeur de Voyage en direct Place Victoria. Et Val Thorens, c’est dix coches plus élevé qu’un resort de montagne ordinaire. Pour sa gastronomie et son accueil. Dès son arrivée, le client récupère ses skis dans un placard chauffé. Il n’a qu’à les enfiler et à skier jusqu’à Courchevel si le coeur lui en dit. »

     

    Seuls hics pour le grossiste en tourisme : l’altitude qui peut parfois occasionner de l’insomnie. Ou encore dormir dans une chambre au-dessus de la discothèque…

     

    D’ailleurs, si les familles sont les bienvenues ici, pas de miniclub bébés ni de club enfants. Seuls les adolescents sont pris en charge. « Comme nous sommes en haute altitude, les bébés ne dorment pas bien », explique Xavier Mufraggi, directeur de Club Med Amérique du Nord. Val Thorens est aussi une station de ski technique qui attire en particulier les bons skieurs.

     

    Bon, un peu de sensation avant l’apéro. On enfile casque et baudrier et sous le contrôle de moniteurs diplômés, on attaque le mur d’escalade. L’idée : le grimper en un temps record.

     

    Le Club Med de Val Thorens porte bien son nom, Sensations.

    La cave à vins de l’Epicurious Gourmet Lounge propose plus d’une centaine de crus à la carte. La terrasse du restaurant Les Aiguilles de Péclet au pied du glacier, à 3000 mètres d’altitude. Le mur d’escalade du hall d’entrée du complexe Parmi la douzaine de comptoirs au buffet du restaurant Le Yurts, on trouve celle de la fondue savoyarde. Du ski hors piste à la station Une balade en raquettes au-dessus des nuages au Club Med Sensations de Val Thorens, en France.












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