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Des milliers de manifestants défilent dans les rues de Saguenay

Appui sans équivoque aux quelque 640 travailleurs de l'usine de Port-Alfred

18 décembre 2003 
Saguenay - L'ensemble de la communauté civile, scolaire, religieuse et d'affaires de l'arrondissement de La Baie, à Saguenay, a démontré hier, dans le cadre d'une manifestation, un appui sans équivoque aux quelque 640 travailleurs de l'usine de Port-Alfred, mis à pied pour une période indéterminée.

Organisé par les étudiants de l'école polyvalente de La Baie, le cortège composé de quelques milliers de manifestants a défilé dans les rues de la municipalité.

Des travailleurs et citoyens sont venus gonfler par la suite les rangs de la troupe jusque devant le parvis de l'église Saint-Édouard, près de la papetière Abitibi-Consolidated.

Devant l'église, des étudiants et travailleurs mis à pied ont livré des témoignages et convié toute la population à demeurer solidaire du large mouvement de mobilisation amorcé.

Le député péquiste Jacques Côté s'est engagé pour sa part à porter à Jean Charest la demande formulée par les étudiants et pressé le premier ministre du Québec d'intervenir de toute urgence dans le dossier.

Parmi la foule, il y avait le maire de Saguenay, Jean Tremblay, la députée de Jonquière, Jocelyne Bujold, et le député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, André Harvey. La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, s'est également jointe au rassemblement, mais discrètement.

D'anciens travailleurs des usines Jonquière et Alma et des employés des installations portuaires d'Alcan sont venus également manifester en faveur de leurs compagnons mis à pied.

À 14h, un «grand tintamarre», doublé d'une immense clameur de la foule, s'est fait entendre pendant plusieurs minutes. Sirènes, klaxons, sifflets, crécelles, sonneries et cloches des églises ont été mis à contribution.

Au même moment, la majorité des commerçants de l'arrondissement et leur personnel ont cessé de travailler et fermé symboliquement leurs portes pendant une vingtaine de minutes.

La société papetière Abitibi-Consolidated a invoqué la faiblesse du marché du papier journal pour justifier sa décision de fermer cette usine, de même que celle de Lufkin au Texas.
 
 
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