Lettres: Il n'y a plus de conservateurs
Guillaume Ducharme - Montréal, le 7 décembre 2003
16 décembre 2003
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Parti conservateur, une formation politique centenaire, vient de disparaître d'un coup de crayon. Les délégués de cette formation politique ont ratifié à plus de 90 % la décision de fusionner avec le défunt Reform party dont les multiples changements de noms et de chefs ne lui avaient pas permis de devenir un parti pancanadien. Les conséquences de cette décision sont notables, désormais il n'y a plus de véritable parti politique de centre-droit au Canada, il ne reste plus qu'un parti régional, francophobe et texan qui ne peut se prétendre être une solution de rechange viable au Parti libéral du Canada.
Pour les Québécois, ce changement n'importe guère. Depuis longtemps ils ne mettent plus d'espoir dans les conservateurs. Il est permis cependant de regarder le passé avec nostalgie, se rappelant qu'à une certaine époque le véritable Parti progressiste-conservateur avait mis toutes ses énergies pour accorder au Québec une place digne de son statut d'État national. Que reste-t-il comme espace politique, au niveau fédéral, pour les Québécois nationalistes mais non souverainistes? Rien du tout. Souhaitons vivement que leurs voix orphelines n'iront pas graisser le ventre d'un parti qui n'en finit plus de couronner son chef et qui n'apportera rien de bon au plus petit des peuples fondateurs.
Pour les Québécois, ce changement n'importe guère. Depuis longtemps ils ne mettent plus d'espoir dans les conservateurs. Il est permis cependant de regarder le passé avec nostalgie, se rappelant qu'à une certaine époque le véritable Parti progressiste-conservateur avait mis toutes ses énergies pour accorder au Québec une place digne de son statut d'État national. Que reste-t-il comme espace politique, au niveau fédéral, pour les Québécois nationalistes mais non souverainistes? Rien du tout. Souhaitons vivement que leurs voix orphelines n'iront pas graisser le ventre d'un parti qui n'en finit plus de couronner son chef et qui n'apportera rien de bon au plus petit des peuples fondateurs.
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