Lettres: Le montréalisme frappe encore
Richard Boivin - Président du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 9 décembre 2003
15 décembre 2003
Lettre à Claude Jasmin,
Je crois qu'il faut voir le Salon du livre de Montréal différemment des salons en région. Au total, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on compte cinq librairies. L'animation autour du livre à longueur d'année y est beaucoup plus complexe. Pour attirer les auteurs, nos paysages, notre accueil chaleureux et proverbial — et notre humilité! — ne suffisent pas. Notre salon, contrairement à celui de Montréal, ne vide pas les librairies; il contribue à faire augmenter leur fréquentation, de même que celle des bibliothèques publiques et scolaires.
Oui, les salons sont une entreprise commerciale et nous ne nous cachons pas derrière des arguments fallacieux invoquant la culture des masses. Nous nous débattons afin que les salons ne soient pas réduits à cette seule dimension, pour que les visiteurs et les auteurs se rencontrent et se parlent et se comprennent et continuent de lire et d'écrire.
Pour ce qui est des foires du livre, votre commentaire à lui seul constitue une clownerie qui ne vaudrait pas le déplacement. On y lirait plutôt votre frustration de n'être plus un auteur à succès... sous le prétexte d'empêcher la dilapidation des deniers publics.
Quant à mes jérémiades à propos des compressions aux salons, je maintiens que la ministre, par le biais de la SODEC, met en danger ces organismes et leurs effets sur la population. Si ces compressions sont appliquées a posteriori, elles relèvent d'une malhonnêteté indigne d'un gouvernement qui, de plus en plus, fait des choix favorisant davantage le Grand Prix automobile que les événements culturels.
Je crois qu'il faut voir le Salon du livre de Montréal différemment des salons en région. Au total, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on compte cinq librairies. L'animation autour du livre à longueur d'année y est beaucoup plus complexe. Pour attirer les auteurs, nos paysages, notre accueil chaleureux et proverbial — et notre humilité! — ne suffisent pas. Notre salon, contrairement à celui de Montréal, ne vide pas les librairies; il contribue à faire augmenter leur fréquentation, de même que celle des bibliothèques publiques et scolaires.
Oui, les salons sont une entreprise commerciale et nous ne nous cachons pas derrière des arguments fallacieux invoquant la culture des masses. Nous nous débattons afin que les salons ne soient pas réduits à cette seule dimension, pour que les visiteurs et les auteurs se rencontrent et se parlent et se comprennent et continuent de lire et d'écrire.
Pour ce qui est des foires du livre, votre commentaire à lui seul constitue une clownerie qui ne vaudrait pas le déplacement. On y lirait plutôt votre frustration de n'être plus un auteur à succès... sous le prétexte d'empêcher la dilapidation des deniers publics.
Quant à mes jérémiades à propos des compressions aux salons, je maintiens que la ministre, par le biais de la SODEC, met en danger ces organismes et leurs effets sur la population. Si ces compressions sont appliquées a posteriori, elles relèvent d'une malhonnêteté indigne d'un gouvernement qui, de plus en plus, fait des choix favorisant davantage le Grand Prix automobile que les événements culturels.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

