Lettres: Un mandat mal compris
Jean Charest justifie constamment ses actions en faisant référence au mandat qu'il aurait reçu le 14 avril d'appliquer le programme électoral de son parti. Cela me semble une lecture beaucoup trop courte et réductrice de la réalité politique et des véritables souhaits de la population. Au moment du déclenchement des dernières élections, les Québécois manifestaient un taux de satisfaction assez fort à l'égard du gouvernement Landry tout en indiquant qu'il voulait aussi du changement. C'était tellement vrai que dans les mois qui ont précédé les élections, plusieurs d'entre eux étaient même quasiment prêts à couronner Mario Dumont et l'ADQ!
Mais l'opinion publique, après le débat des chefs, est parvenue à la conclusion que c'était l'équipe libérale qui pouvait le mieux incarner ce changement. À mon avis cependant, ce changement visait surtout les détenteurs du pouvoir et ne s'arrêtait pas tellement aux programmes défendus par les partis politiques.
La population ne désire toujours pas une grande restructuration de l'État ou d'importantes réformes dans plusieurs secteurs d'activité et encore moins un référendum sur la souveraineté. Elle souhaite plutôt une administration publique plus efficace, éthiquement irréprochable, équitable pour tous, et le règlement de certains problèmes chroniques en santé, comme les urgences, les listes d'attente et la pénurie de médecins, ainsi qu'une solution pleinement démocratique à la question des défusions municipales. Et enfin, si possible, un allégement du fardeau fiscal.
Le peuple du Québec ne veut pas le Pérou, il cherche la tranquillité et la paix pour quelques années. Il ne désire surtout pas un gouvernement qui s'agite à très rapidement mettre en oeuvre (ou remettre en cause) son programme électoral. Si le gouvernement juge certaines réformes nécessaires, il doit prendre tout le temps requis pour très bien les expliquer à la population, avec un souci d'écoute et d'ouverture à l'égard des personnes directement concernées. Il doit aller au delà de la simple affirmation, du mantra, il doit faire la démonstration de ce qu'il propose. La paix sociale est à ce prix.
Jean Charest a démontré qu'il était très bon, très efficace, pendant une campagne électorale, c'est-à-dire pendant une courte période temps à forte tension. L'adrénaline et le rideau tombés, la question évidente qui se pose maintenant à son sujet est celle-ci: a-t-il vraiment l'étoffe d'un chef de gouvernement en qui les Québécois peuvent avoir confiance? À ce jour, il ne me paraît pas passer le test, mais la fonction changera peut-être l'homme. [...]
Mais l'opinion publique, après le débat des chefs, est parvenue à la conclusion que c'était l'équipe libérale qui pouvait le mieux incarner ce changement. À mon avis cependant, ce changement visait surtout les détenteurs du pouvoir et ne s'arrêtait pas tellement aux programmes défendus par les partis politiques.
La population ne désire toujours pas une grande restructuration de l'État ou d'importantes réformes dans plusieurs secteurs d'activité et encore moins un référendum sur la souveraineté. Elle souhaite plutôt une administration publique plus efficace, éthiquement irréprochable, équitable pour tous, et le règlement de certains problèmes chroniques en santé, comme les urgences, les listes d'attente et la pénurie de médecins, ainsi qu'une solution pleinement démocratique à la question des défusions municipales. Et enfin, si possible, un allégement du fardeau fiscal.
Le peuple du Québec ne veut pas le Pérou, il cherche la tranquillité et la paix pour quelques années. Il ne désire surtout pas un gouvernement qui s'agite à très rapidement mettre en oeuvre (ou remettre en cause) son programme électoral. Si le gouvernement juge certaines réformes nécessaires, il doit prendre tout le temps requis pour très bien les expliquer à la population, avec un souci d'écoute et d'ouverture à l'égard des personnes directement concernées. Il doit aller au delà de la simple affirmation, du mantra, il doit faire la démonstration de ce qu'il propose. La paix sociale est à ce prix.
Jean Charest a démontré qu'il était très bon, très efficace, pendant une campagne électorale, c'est-à-dire pendant une courte période temps à forte tension. L'adrénaline et le rideau tombés, la question évidente qui se pose maintenant à son sujet est celle-ci: a-t-il vraiment l'étoffe d'un chef de gouvernement en qui les Québécois peuvent avoir confiance? À ce jour, il ne me paraît pas passer le test, mais la fonction changera peut-être l'homme. [...]
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