Lettres: Que fait le PQ ?
Julien Prud'homme - Montréal, le 2 décembre 2003
11 décembre 2003
Perversion de l'aide sociale, retour aux boubous-macoutes, défusions, sous-traitance, etc. Le Québec vit à l'heure des réformes les plus importantes et, de l'avis de plusieurs, les plus destructrices qu'on ait vues depuis longtemps. Et devant tout cela, que fait le Parti québécois? Il se replie sur lui-même, pérore à n'en plus finir sur ses propres problèmes et se désintéresse de l'actualité.
Ces derniers temps, les Marois, Legault, Charbonneau et autres députés péquistes ne se sont exprimés en public qu'au sujet de la conduite interne de leur propre parti, comme s'il leur était impératif de laver leur linge sale à la vue de tous. Les interventions du parti en Chambre, elles, sont demeurées discrètes, éparses et limitées. Quasi muette, l'opposition officielle est en fait devenue, loin derrière les syndicats et d'autres organismes divers, le seul acteur politique dont Jean Charest n'ait pas véritablement à s'inquiéter.
Serait-ce trop demander au PQ que de prendre au sérieux son rôle d'opposition officielle? Peut-on également suggérer que les péquistes, s'ils veulent reprendre leur place aux yeux de l'électorat, s'occupent de ce qui se passe au Québec, ici et maintenant, plutôt que de s'absorber dans des coteries internes ou un énième plan de marketing pour la souveraineté?
Ces derniers temps, les Marois, Legault, Charbonneau et autres députés péquistes ne se sont exprimés en public qu'au sujet de la conduite interne de leur propre parti, comme s'il leur était impératif de laver leur linge sale à la vue de tous. Les interventions du parti en Chambre, elles, sont demeurées discrètes, éparses et limitées. Quasi muette, l'opposition officielle est en fait devenue, loin derrière les syndicats et d'autres organismes divers, le seul acteur politique dont Jean Charest n'ait pas véritablement à s'inquiéter.
Serait-ce trop demander au PQ que de prendre au sérieux son rôle d'opposition officielle? Peut-on également suggérer que les péquistes, s'ils veulent reprendre leur place aux yeux de l'électorat, s'occupent de ce qui se passe au Québec, ici et maintenant, plutôt que de s'absorber dans des coteries internes ou un énième plan de marketing pour la souveraineté?
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