Lettres: Examen de conscience, oui mais...
Réal Ouellet - Chicoutimi, le 27 novembre 2003
10 décembre 2003
Réagissant aux événements survenus à l'hôpital Saint-Charles-Borromée, le premier ministre Jean Charest pointait les médias et déclarait que la presse devra faire un examen de conscience. M. Charest mettait ainsi en cause la responsabilité de la presse. Peut-être et probablement!
Cependant, venant de sa part, c'est un virage à 180 degrés et un raccourci trop facile. Faut-il rappeler que M. Charest, du temps qu'il était dans l'opposition, avait fait du dossier de la santé son cheval de bataille? Profitant de son immunité parlementaire, il n'a jamais mis de gants blancs pour étaler à l'Assemblée nationale des drames humains dans le but d'alerter la population et de mobiliser la presse à partir de cas particuliers.
À cette époque, M. Charest tenait le premier ministre personnellement responsable des souffrances de chacun et des erreurs de tous... et il ne trouvait pas que la presse allait trop loin! Il a tellement tout fait pour exacerber les tensions à propos des services de santé qu'il faut se demander s'il n'a pas lui-même une responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui. À semer le vent, on récolte la tempête.
Cependant, venant de sa part, c'est un virage à 180 degrés et un raccourci trop facile. Faut-il rappeler que M. Charest, du temps qu'il était dans l'opposition, avait fait du dossier de la santé son cheval de bataille? Profitant de son immunité parlementaire, il n'a jamais mis de gants blancs pour étaler à l'Assemblée nationale des drames humains dans le but d'alerter la population et de mobiliser la presse à partir de cas particuliers.
À cette époque, M. Charest tenait le premier ministre personnellement responsable des souffrances de chacun et des erreurs de tous... et il ne trouvait pas que la presse allait trop loin! Il a tellement tout fait pour exacerber les tensions à propos des services de santé qu'il faut se demander s'il n'a pas lui-même une responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui. À semer le vent, on récolte la tempête.
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