Lettres: La loi du silence existe
Denis Aubin - Montréal, le 4 décembre 2003
9 décembre 2003
Oui, la loi du silence existe dans notre société. Elle est imposée de gré ou de force dans toutes sortes de circonstances, et les autorités répriment sans hésiter ceux qui la transgressent. La loi du silence n'est pas la négation du droit de parole; c'est plutôt l'obligation d'utiliser ce droit à bon escient: pas n'importe quand, pas n'importe comment et pas devant n'importe qui. Les plus vocaux de nos concitoyens s'y conforment volontiers lorsque briser le silence vient nuire à autrui, injustement ou inopportunément. Plusieurs politiciens l'utilisent même à leur avantage: on l'appelle alors le bâillon.
La loi du silence existe dans une bibliothèque, dans une famille, dans une cour de justice, dans une assemblée délibérante, dans un hôpital, au cinéma, la nuit, durant une enquête, etc. Elle existe aussi dans un salon funéraire.
Le vendredi 28 novembre, la résidence Saint-Charles-Borromée était un salon funéraire où des centaines de résidents et de salariés pleuraient la mort de leur ami, bienfaiteur et protecteur Léon Lafleur. Ce jour-là, le record Guinness des câlins a été fracassé dans ce lieu bouillonnant de chaleur humaine qui tentait de s'isoler un peu de la terrible tempête sévissant à l'extérieur. On doit comprendre et remercier les personnes qui ont eu le courage de vouloir fermer la fenêtre par laquelle s'engouffrait un souffle glacial qui venait attaquer de plein fouet un milieu de vie vulnérable, affaibli et éprouvé.
Ma mère me l'a souvent dit: la parole est d'argent, mais le silence est d'or.
La loi du silence existe dans une bibliothèque, dans une famille, dans une cour de justice, dans une assemblée délibérante, dans un hôpital, au cinéma, la nuit, durant une enquête, etc. Elle existe aussi dans un salon funéraire.
Le vendredi 28 novembre, la résidence Saint-Charles-Borromée était un salon funéraire où des centaines de résidents et de salariés pleuraient la mort de leur ami, bienfaiteur et protecteur Léon Lafleur. Ce jour-là, le record Guinness des câlins a été fracassé dans ce lieu bouillonnant de chaleur humaine qui tentait de s'isoler un peu de la terrible tempête sévissant à l'extérieur. On doit comprendre et remercier les personnes qui ont eu le courage de vouloir fermer la fenêtre par laquelle s'engouffrait un souffle glacial qui venait attaquer de plein fouet un milieu de vie vulnérable, affaibli et éprouvé.
Ma mère me l'a souvent dit: la parole est d'argent, mais le silence est d'or.
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