Fonds d'investissement: Compromis intéressant
Michel Marcoux
25 juin 2002
Dans le contexte actuel, les fonds à risque faible et à rendement intéressant sont notre mot d'ordre. Et, que diriez-vous de retrouver ces objectifs dans un seul et unique fonds? Vous n'auriez ainsi qu'un seul produit à suivre, et, avec ce seul produit, vous couvririez l'ensemble des secteurs de la Bourse, les principales catégories d'actifs et, parfois, certains secteurs géographiques. Trop simple? Voyons voir.
La performance des fonds obligataires a été l'une des plus impressionnantes lorsque l'on compare le rendement de l'ensemble des fonds communs de placement depuis un an. Non seulement ce type de fonds n'a pas donné de rendements négatifs, comme c'est le cas pour beaucoup de fonds d'actions depuis plus de deux ans, mais il s'agit d'un secteur qui a procuré des rendements positifs plus qu'intéressants. Cependant, le passé n'étant pas garant de l'avenir, se diriger en trombe vers le secteur des fonds obligataires est un choix plutôt risqué.
Les obligations sont souvent mal comprises par les investisseurs. Le spectre des taux d'inflation hante toujours ce secteur: l'inflation déclenche des hausses de taux d'intérêt qui, elles, affectent négativement le prix des obligations. La période actuelle est marquée par un début de hausse de taux d'intérêt, et cette tendance devrait se poursuivre pour l'année 2002. Recherchons donc une solution de rechange.
Cette solution, on pourrait la trouver dans les fonds équilibrés et les fonds de répartition d'actifs: ils possèdent une partie vouée aux obligations et une autre consacrée aux actions. Il s'agit d'un compromis avantageux dans la constitution d'un portefeuille. Et quelle est la différence fondamentale entre les deux types de fonds considérés? Les fonds de répartition d'actifs n'ont peu ou aucune contrainte par rapport à la limite possible du contenu en actions et en obligations. Quant aux fonds équilibrés, la portion d'actions doit représenter un minimum de 30 % et un maximum de 70 % du portefeuille; les portions de titres de revenu fixe et de liquidités ensemble doivent représenter un minimum de 30 % et un maximum de 70 % du portefeuille.
Ces fonds conviennent à des investisseurs qui désirent obtenir des rendements convenables sans subir le risque associé à la possession de fonds d'actions. Fait à noter, les fonds de répartition d'actifs se montrent légèrement plus volatils que les fonds équilibrés. Cette plus grande volatilité vient du fait que les gestionnaires peuvent laisser davantage libre cours à leurs anticipations par rapport à la conjoncture économique future, et ce, en modifiant de façon plus substantielle la pondération des actifs. Quant à la contrainte de pondération des fonds équilibrés, elle est considérée par certains comme une entrave inutile au travail des gestionnaires.
Voici quelques recommandations. Le fonds Renaissance de valeur équilibré canadien possède près la moitié de son actif en actions. Guidé par le style valeur, ce fonds, cogéré par Kim Shannon, Gaelen Morphet et Greg Maunz, est composé principalement de titres de grandes entreprises canadiennes ainsi que d'obligations gouvernementales canadiennes. Les rendements annualisés sur trois ans sont de 9,9 %. Le style de gestion du fonds convient à l'investisseur cherchant un haut niveau de stabilité.
Le fonds Clarington canadien équilibré est constitué de près de 34 % d'actions. On dénote une forte présence de titres étrangers: ils constituent près de la moitié de la partie actions. Ce fonds a offert un rendement annualisé de 7,6 % depuis sa création, il y a maintenant cinq ans. Le gestionnaire du fonds, Peter Marshall, semble également avoir été en mesure de contrôler avec efficacité la volatilité.
La famille Fidelity offre aussi un excellent choix avec leurs fonds: Équilibre Canada et Répartition d'actifs canadiens. Ces fonds sont légèrement plus volatils que les deux fonds précédents, mais les gestionnaires en place ont su admirablement récompenser les détenteurs de parts. Le rendement annualisé sur trois ans est de 11,2 % pour le fonds Équilibre Canada et de 5,9 % pour le fonds Répartition d'actifs canadiens. La présence d'une bonne proportion d'obligations corporatives est un atout supplémentaire pour leur rendement à moyen terme.
Il faut tout de même faire attention lors de la sélection d'un fonds intégrant actions et obligations. C'est surprenant de constater à quel point certains de ces fonds ont été affectés par le ralentissement boursier. Généralement, les investisseurs ne s'attendent pas à un déclin prononcé pour des fonds réputés comme stables. Pour ne pas vous faire surprendre, tentez de connaître le style du gestionnaire. C'est la meilleure façon de garder le sourire, surtout si vous êtes allergiques aux rendements négatifs.
Michel Marcoux, président de la firme Avantages Services financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, est auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
La performance des fonds obligataires a été l'une des plus impressionnantes lorsque l'on compare le rendement de l'ensemble des fonds communs de placement depuis un an. Non seulement ce type de fonds n'a pas donné de rendements négatifs, comme c'est le cas pour beaucoup de fonds d'actions depuis plus de deux ans, mais il s'agit d'un secteur qui a procuré des rendements positifs plus qu'intéressants. Cependant, le passé n'étant pas garant de l'avenir, se diriger en trombe vers le secteur des fonds obligataires est un choix plutôt risqué.
Les obligations sont souvent mal comprises par les investisseurs. Le spectre des taux d'inflation hante toujours ce secteur: l'inflation déclenche des hausses de taux d'intérêt qui, elles, affectent négativement le prix des obligations. La période actuelle est marquée par un début de hausse de taux d'intérêt, et cette tendance devrait se poursuivre pour l'année 2002. Recherchons donc une solution de rechange.
Cette solution, on pourrait la trouver dans les fonds équilibrés et les fonds de répartition d'actifs: ils possèdent une partie vouée aux obligations et une autre consacrée aux actions. Il s'agit d'un compromis avantageux dans la constitution d'un portefeuille. Et quelle est la différence fondamentale entre les deux types de fonds considérés? Les fonds de répartition d'actifs n'ont peu ou aucune contrainte par rapport à la limite possible du contenu en actions et en obligations. Quant aux fonds équilibrés, la portion d'actions doit représenter un minimum de 30 % et un maximum de 70 % du portefeuille; les portions de titres de revenu fixe et de liquidités ensemble doivent représenter un minimum de 30 % et un maximum de 70 % du portefeuille.
Ces fonds conviennent à des investisseurs qui désirent obtenir des rendements convenables sans subir le risque associé à la possession de fonds d'actions. Fait à noter, les fonds de répartition d'actifs se montrent légèrement plus volatils que les fonds équilibrés. Cette plus grande volatilité vient du fait que les gestionnaires peuvent laisser davantage libre cours à leurs anticipations par rapport à la conjoncture économique future, et ce, en modifiant de façon plus substantielle la pondération des actifs. Quant à la contrainte de pondération des fonds équilibrés, elle est considérée par certains comme une entrave inutile au travail des gestionnaires.
Voici quelques recommandations. Le fonds Renaissance de valeur équilibré canadien possède près la moitié de son actif en actions. Guidé par le style valeur, ce fonds, cogéré par Kim Shannon, Gaelen Morphet et Greg Maunz, est composé principalement de titres de grandes entreprises canadiennes ainsi que d'obligations gouvernementales canadiennes. Les rendements annualisés sur trois ans sont de 9,9 %. Le style de gestion du fonds convient à l'investisseur cherchant un haut niveau de stabilité.
Le fonds Clarington canadien équilibré est constitué de près de 34 % d'actions. On dénote une forte présence de titres étrangers: ils constituent près de la moitié de la partie actions. Ce fonds a offert un rendement annualisé de 7,6 % depuis sa création, il y a maintenant cinq ans. Le gestionnaire du fonds, Peter Marshall, semble également avoir été en mesure de contrôler avec efficacité la volatilité.
La famille Fidelity offre aussi un excellent choix avec leurs fonds: Équilibre Canada et Répartition d'actifs canadiens. Ces fonds sont légèrement plus volatils que les deux fonds précédents, mais les gestionnaires en place ont su admirablement récompenser les détenteurs de parts. Le rendement annualisé sur trois ans est de 11,2 % pour le fonds Équilibre Canada et de 5,9 % pour le fonds Répartition d'actifs canadiens. La présence d'une bonne proportion d'obligations corporatives est un atout supplémentaire pour leur rendement à moyen terme.
Il faut tout de même faire attention lors de la sélection d'un fonds intégrant actions et obligations. C'est surprenant de constater à quel point certains de ces fonds ont été affectés par le ralentissement boursier. Généralement, les investisseurs ne s'attendent pas à un déclin prononcé pour des fonds réputés comme stables. Pour ne pas vous faire surprendre, tentez de connaître le style du gestionnaire. C'est la meilleure façon de garder le sourire, surtout si vous êtes allergiques aux rendements négatifs.
Michel Marcoux, président de la firme Avantages Services financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, est auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

