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Lettres: L'expérimentation sur les animaux, un modèle à revoir

3 décembre 2003 
Récemment, le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) déclarait que les grands singes sont menacés d'extinction. Il mentionnait que les causes ayant provoqué la baisse dramatique des populations de primates sont attribuables à la croissance démographique humaine, la guerre, le braconnage et la destruction des forêts. Il oubliait cependant que l'on utilise dans les laboratoires des milliers de primates pour fin d'expérimentations.

Ainsi, les expériences scientifiques ont aussi mis en péril l'existence des grands singes et d'autres espèces animales. Le Dr Claude Reiss du Comité scientifique Pro Anima a écrit dans le dernier bulletin de l'organisme (no 30, septembre 2003) un texte qui devrait nous faire réfléchir: «Une espèce est une population d'individus qui peuvent se reproduire entre eux mais pas avec les membres d'une autre espèce. Par exemple, le chat et le chien sont des espèces différentes: les chiens peuvent se reproduire entre eux, les chats aussi, mais un chien ne peut se croiser avec un chat. Cette contrainte est due au fait que deux espèces animales ont des gènes différents, donc des protéines différentes, donc des fonctions biologiques différentes. Donc, ces deux espèces ne peuvent pas servir de modèle l'une pour l'autre... Par ailleurs, le génome humain, comme celui du chimpanzé, est composé d'une séquence de plusieurs milliards de bases. Or, il suffit parfois d'une seule base différente pour provoquer des différences biologiques spectaculaires... Alors pourquoi prendre pour modèle un chimpanzé, qui a beaucoup plus de bases différentes? [...] Les 98,76 % de similitude entre les génomes témoignent de ce passé commun, mais ne justifient pas que l'on prenne les chimpanzés pour modèles des humains. La différence étant bien plus grande avec tous les autres espèces, aucun ne peut servir de modèle pour l'homme.»

Ainsi, les expériences scientifiques ont aussi mis en péril l'existence des grands singes et d'autres espèces animales. Le Dr Claude Reiss du Comité scientifique Pro Anima a écrit dans le dernier bulletin de l'organisme (no 30, septembre 2003) un texte qui devrait nous faire réfléchir: «Une espèce est une population d'individus qui peuvent se reproduire entre eux mais pas avec les membres d'une autre espèce. Par exemple, le chat et le chien sont des espèces différentes: les chiens peuvent se reproduire entre eux, les chats aussi, mais un chien ne peut se croiser avec un chat. Cette contrainte est due au fait que deux espèces animales ont des gènes différents, donc des protéines différentes, donc des fonctions biologiques différentes. Donc, ces deux espèces ne peuvent pas servir de modèle l'une pour l'autre... Par ailleurs, le génome humain, comme celui du chimpanzé, est composé d'une séquence de plusieurs milliards de bases. Or, il suffit parfois d'une seule base différente pour provoquer des différences biologiques spectaculaires... Alors pourquoi prendre pour modèle un chimpanzé, qui a beaucoup plus de bases différentes? [...] Les 98,76 % de similitude entre les génomes témoignent de ce passé commun, mais ne justifient pas que l'on prenne les chimpanzés pour modèles des humains. La différence étant bien plus grande avec tous les autres espèces, aucun ne peut servir de modèle pour l'homme.»

C'est à se demander pourquoi les compagnies pharmaceutiques et les chercheurs continuent d'expérimenter sur les animaux alors qu'il existe des méthodes alternatives. La compagnie Bayer, par exemple, fait l'objet de plus de 7800 poursuites devant les tribunaux, pourtant ces produits avaient été testés sur des animaux. Pour notre santé et notre sécurité, pour protéger les espèces animales, il serait temps de revoir l'utilisation du modèle animal dans les laboratoires.






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