Lettres: Bouc émissaire
Frédéric Labrie - Le 26 novembre 2003
2 décembre 2003
Comme c'est facile de condamner un homme sur la foi des médias, qu'importe si celui-ci s'est investi corps et âme dans son métier, qu'importe s'il rapportait chez lui les dossiers de la journée pour les terminer jusqu'à 23h, qu'importe si ce qu'il avait réussi à bâtir était en réalité beaucoup plus important que ce que l'on lui reprochait...
La valeur de cet homme a été très tôt éclipsée par les bouffonneries grossières de deux préposés qui n'avaient pas l'intention de faire mal, deux inconscients à l'image de bien d'autres. Qu'importe, quelqu'un devait payer!
Demain, ce sera une autre histoire scabreuse de méchant patron qui défraiera la chronique des crucifixions publiques pour ne pas avoir congédié des gens coupables d'imbécillité profonde; peut-être un directeur d'école dont un des enseignants aurait crié trop fort ou encore un chef d'entreprise au trop grand coeur qui aura refusé de congédier un vendeur pour avoir engueulé un client. L'histoire aura bien fait jaser: une famille scandalisée (et en pleurs), un incident mineur monté en épingle, un ministre qui se scandalise pour la forme, des journalistes qui deviennent consultants en gestion des soins de santé et qui réclament la mise sous tutelle...
Le traitement de l'affaire n'a pas été équitable envers cet homme qui n'a fait que dire la vérité, crue et sèche et qui fut jugé par une masse ignorante et manipulée sans autre forme de procès...
La valeur de cet homme a été très tôt éclipsée par les bouffonneries grossières de deux préposés qui n'avaient pas l'intention de faire mal, deux inconscients à l'image de bien d'autres. Qu'importe, quelqu'un devait payer!
Demain, ce sera une autre histoire scabreuse de méchant patron qui défraiera la chronique des crucifixions publiques pour ne pas avoir congédié des gens coupables d'imbécillité profonde; peut-être un directeur d'école dont un des enseignants aurait crié trop fort ou encore un chef d'entreprise au trop grand coeur qui aura refusé de congédier un vendeur pour avoir engueulé un client. L'histoire aura bien fait jaser: une famille scandalisée (et en pleurs), un incident mineur monté en épingle, un ministre qui se scandalise pour la forme, des journalistes qui deviennent consultants en gestion des soins de santé et qui réclament la mise sous tutelle...
Le traitement de l'affaire n'a pas été équitable envers cet homme qui n'a fait que dire la vérité, crue et sèche et qui fut jugé par une masse ignorante et manipulée sans autre forme de procès...
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