Lettres: Un sacrifice involontaire
Après avoir lu et entendu la narration des faits entourants le décès de M. Lafleur, je demeure étonné que tant de personnes ayant fait connaître leurs impressions relativement à ces tristes événements, aient en quelque sorte normalisé le suicide.
À mon humble avis, un être humain en pleine possession de toutes ses facultés ne peut mettre fin lui-même à ses jours. M. Lafleur, de toute évidence, fut déstabilisé psychologiquement par l'énorme pression médiatique nourrie par sa réaction malheureuse expliquant un comportement inadmissible. Réaction qu'il n'arrive pas d'ailleurs à comprendre si l'on s'en tient à sa lettre au Devoir. Quand je parle de déstabilisation, j'admets par le fait même un dérèglement de l'esprit d'analyse et du processus décisionnel. Cela pourrait expliquer cette réaction laquelle, de toute évidence, semble avoir pesé très lourd dans son projet désespéré. Ajoutons à cela le fait qu'il fut désavoué par son employeur. Il se considérait comme un homme fini que personne ne voulait aider. Probablement que, pour lui, la société tout entière le rejetait. Poids insupportable pour un homme de coeur.
Pourtant tous ceux et celles qui se sont prononcés sur sa disparition et ensuite sur son décès, ont considéré ces événements dans une logique de cheminement rationnel blâmant les uns et les autres d'avoir contribué, par leur négligence, à ne laisser à M. Lafleur que la seule option du suicide. Léon Lafleur s décidé de sa mort, mais il n'était pas en mesure, depuis déjà quelques jours, de décider judicieusement de quoi que ce fût.
Ce que je retiens de ce malheur, c'est que les gestionnaires des services publics de santé sont vulnérables aux attaques envers leur compétence et ne sont pas suffisamment appuyés par le service des communications du ministère. Qu'il est inadmissible que ces hommes et femmes aient autant de patrons qu'il y a de citoyens au Québec. Que ceux qui réclament plus de services et de meilleure qualité refusent généralement de payer plus de taxes et d'impôt à l'État. Je pense aussi que la partisanerie politique est malvenue, inappropriée et totalement inefficace quand vient le temps d'analyser les labyrinthes obscurs de la maladie mentale, même ponctuelle.
À mon humble avis, un être humain en pleine possession de toutes ses facultés ne peut mettre fin lui-même à ses jours. M. Lafleur, de toute évidence, fut déstabilisé psychologiquement par l'énorme pression médiatique nourrie par sa réaction malheureuse expliquant un comportement inadmissible. Réaction qu'il n'arrive pas d'ailleurs à comprendre si l'on s'en tient à sa lettre au Devoir. Quand je parle de déstabilisation, j'admets par le fait même un dérèglement de l'esprit d'analyse et du processus décisionnel. Cela pourrait expliquer cette réaction laquelle, de toute évidence, semble avoir pesé très lourd dans son projet désespéré. Ajoutons à cela le fait qu'il fut désavoué par son employeur. Il se considérait comme un homme fini que personne ne voulait aider. Probablement que, pour lui, la société tout entière le rejetait. Poids insupportable pour un homme de coeur.
Pourtant tous ceux et celles qui se sont prononcés sur sa disparition et ensuite sur son décès, ont considéré ces événements dans une logique de cheminement rationnel blâmant les uns et les autres d'avoir contribué, par leur négligence, à ne laisser à M. Lafleur que la seule option du suicide. Léon Lafleur s décidé de sa mort, mais il n'était pas en mesure, depuis déjà quelques jours, de décider judicieusement de quoi que ce fût.
Ce que je retiens de ce malheur, c'est que les gestionnaires des services publics de santé sont vulnérables aux attaques envers leur compétence et ne sont pas suffisamment appuyés par le service des communications du ministère. Qu'il est inadmissible que ces hommes et femmes aient autant de patrons qu'il y a de citoyens au Québec. Que ceux qui réclament plus de services et de meilleure qualité refusent généralement de payer plus de taxes et d'impôt à l'État. Je pense aussi que la partisanerie politique est malvenue, inappropriée et totalement inefficace quand vient le temps d'analyser les labyrinthes obscurs de la maladie mentale, même ponctuelle.
Haut de la page

