Lettres: Les services essentiels, la pauvreté chez les jeunes et la sous-traitance
André-Bernard Guévin - Montréal, le 25 novembre 2003
28 novembre 2003
L'action gouvernementale en relations de travail devrait viser à maintenir un équilibre des forces entre patrons et syndiqués tout en respectant l'intérêt public. C'est dans la recherche de cet équilibre que les citoyens croient pouvoir trouver des garanties de paix sociale.
Michel Després, ministre du Travail, se dit qu'il n'y a rien qui nous presse à changer la Loi sur les services essentiels. Pourtant, c'est le coeur économique de tout le Québec qui a été victime d'arythmie la semaine dernière quand les employés d'entretien de la STM se sont prévalus de leur droit de grève. 2000 employés d'entretien qui paralysent les transports de deux millions d'utilisateurs, c'est trop de pouvoir pour ces syndiqués. Il ne doit pas y avoir disproportion entre les moyens de pression utilisés par les parties à un conflit de travail et les conséquences imposées à l'ensemble de la société.
Ce n'est pas tant une loi spéciale (action ponctuelle qui retire le droit de négocier aux parties) que nous voulions mais une façon d'encadrer le droit de grève. Contrairement à ce qu'en pense le gouvernement, il importe beaucoup plus pour les Québécois d'engager une action pour mieux encadrer les services essentiels pour les transports en commun que de devenir la province canadienne occupant le peloton de queue en ce qui a trait aux protections octroyées aux travailleurs en matière de sous-traitance.
Avons-nous besoin de rappeler au gouvernement Charest qu'il y a 18,7 % des enfants du Québec qui vivent dans la pauvreté et que ceux-ci sont les premières victimes d'une grève des transports en commun ainsi que du projet de loi 31 visant à faciliter le recours à la sous-traitance?
Ne vous en faites pas, dira M. Després, les parents peuvent maintenant retourner au travail. Le problème, M. le ministre, c'est que votre priorité consiste maintenant à permettre qu'on change les conditions de travail négociées légitimement par des employés et des employeurs pour des conditions de cheap labor. Voyez-vous le lien entre la pauvreté chez les jeunes et la sous-traitance?
Vous êtes prêt à quoi? À tout?
Michel Després, ministre du Travail, se dit qu'il n'y a rien qui nous presse à changer la Loi sur les services essentiels. Pourtant, c'est le coeur économique de tout le Québec qui a été victime d'arythmie la semaine dernière quand les employés d'entretien de la STM se sont prévalus de leur droit de grève. 2000 employés d'entretien qui paralysent les transports de deux millions d'utilisateurs, c'est trop de pouvoir pour ces syndiqués. Il ne doit pas y avoir disproportion entre les moyens de pression utilisés par les parties à un conflit de travail et les conséquences imposées à l'ensemble de la société.
Ce n'est pas tant une loi spéciale (action ponctuelle qui retire le droit de négocier aux parties) que nous voulions mais une façon d'encadrer le droit de grève. Contrairement à ce qu'en pense le gouvernement, il importe beaucoup plus pour les Québécois d'engager une action pour mieux encadrer les services essentiels pour les transports en commun que de devenir la province canadienne occupant le peloton de queue en ce qui a trait aux protections octroyées aux travailleurs en matière de sous-traitance.
Avons-nous besoin de rappeler au gouvernement Charest qu'il y a 18,7 % des enfants du Québec qui vivent dans la pauvreté et que ceux-ci sont les premières victimes d'une grève des transports en commun ainsi que du projet de loi 31 visant à faciliter le recours à la sous-traitance?
Ne vous en faites pas, dira M. Després, les parents peuvent maintenant retourner au travail. Le problème, M. le ministre, c'est que votre priorité consiste maintenant à permettre qu'on change les conditions de travail négociées légitimement par des employés et des employeurs pour des conditions de cheap labor. Voyez-vous le lien entre la pauvreté chez les jeunes et la sous-traitance?
Vous êtes prêt à quoi? À tout?
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