Lettres: Non partisan?
Richard U. Broenck - Québec, le 25 novembre 2003
28 novembre 2003
Dans l'édition du Devoir du 25 novembre, Pierre Dostie faisait l'éloge du groupe «D'abord solidaire» en soulignant pour le moins étrangement que ses manoeuvres d'éducation publique supposément non partisanes se feront par le truchement d'un parti politique... Suis-je le seul à remarquer que quelque chose cloche?
J'aimerais bien savoir comment un parti politique peut-être non partisan, d'autant plus lorsqu'il tire à boulets rouges sur ses adversaires comme tous les autres partis! M. Dostie a sans doute besoin qu'on lui rappelle que dans le mot «partisan» se niche la racine «parti», à moins qu'il ne fasse une interprétation très personnelle de la langue française.
Pour ceux qui seraient tentés de parler au nom de l'ensemble des citoyens qui appuieraient prétendument une gauche unifiée, rappelons que l'UFP a reçu l'appui de 1 % des électeurs votants, soit à peine deux fois plus que le Bloc Pot, concentrés dans des quartiers nantis et branchés comme le Plateau Mont-Royal. 40 000 personnes, c'est l'équivalent d'une toute petite ville, c'est beaucoup moins que la somme de tous les aveugles, des parachutistes ou des mormons du Québec. En contrepartie, plus des deux tiers des électeurs ont appuyé la plate-forme électorale du PLQ ou de l'ADQ: de toute évidence, on peut difficilement parler de soutien public pour les politiques de gauche. L'évidence des résultats électoraux est sans appel.
La voix du peuple n'est pas celle des groupes d'intérêt mais celle des électeurs. La démocratie consiste à gouverner en fonction des préférences de chaque citoyen et non au nom d'une idéologie qui se prétend universaliste. Au delà des valeurs qu'il préconise, toutes respectables qu'elles puissent être, M. Dostie devrait également reconnaître la valeur de la démocratie, respecter le choix des électeurs et veiller à ce que son propre groupe contribue de façon constructive au débat social en évitant de s'enliser dans la démagogie, ce qui permettrait du même coup de rehausser la crédibilité de son option, de toute évidence extrêmement marginale dans l'opinion publique.
J'aimerais bien savoir comment un parti politique peut-être non partisan, d'autant plus lorsqu'il tire à boulets rouges sur ses adversaires comme tous les autres partis! M. Dostie a sans doute besoin qu'on lui rappelle que dans le mot «partisan» se niche la racine «parti», à moins qu'il ne fasse une interprétation très personnelle de la langue française.
Pour ceux qui seraient tentés de parler au nom de l'ensemble des citoyens qui appuieraient prétendument une gauche unifiée, rappelons que l'UFP a reçu l'appui de 1 % des électeurs votants, soit à peine deux fois plus que le Bloc Pot, concentrés dans des quartiers nantis et branchés comme le Plateau Mont-Royal. 40 000 personnes, c'est l'équivalent d'une toute petite ville, c'est beaucoup moins que la somme de tous les aveugles, des parachutistes ou des mormons du Québec. En contrepartie, plus des deux tiers des électeurs ont appuyé la plate-forme électorale du PLQ ou de l'ADQ: de toute évidence, on peut difficilement parler de soutien public pour les politiques de gauche. L'évidence des résultats électoraux est sans appel.
La voix du peuple n'est pas celle des groupes d'intérêt mais celle des électeurs. La démocratie consiste à gouverner en fonction des préférences de chaque citoyen et non au nom d'une idéologie qui se prétend universaliste. Au delà des valeurs qu'il préconise, toutes respectables qu'elles puissent être, M. Dostie devrait également reconnaître la valeur de la démocratie, respecter le choix des électeurs et veiller à ce que son propre groupe contribue de façon constructive au débat social en évitant de s'enliser dans la démagogie, ce qui permettrait du même coup de rehausser la crédibilité de son option, de toute évidence extrêmement marginale dans l'opinion publique.
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