Le gardien de ton frère
François Ismert - Employé de la Société Radio-Canada
22 juin 2002
Deux de mes collègues de la Chaîne culturelle, Johanne Laurendeau et Stéphane Lépine, tous deux contractuels, ont été brutalement remerciés au nom d'on ne sait quel avenir. Aucun d'eux ne méritait ce sort. Leur compétence en musique et en littérature, leur probité, leur loyauté à l'égard de l'institution, leur rayonnement, ne font qu'accentuer le caractère contingent de leur licenciement et la peur stérile que cet acte sème dans les rangs.
Patrons et contractuels, nous faisons l'un et l'autre un métier dangereux et nous courons chaque jour le risque d'étouffer notre conscience. Mais, en fin de compte, on est tout bonnement ce qu'on croit. Et pour ma part, je crois que les Écritures ont raison: «Tu es le gardien de ton frère.»
Patrons et contractuels, nous faisons l'un et l'autre un métier dangereux et nous courons chaque jour le risque d'étouffer notre conscience. Mais, en fin de compte, on est tout bonnement ce qu'on croit. Et pour ma part, je crois que les Écritures ont raison: «Tu es le gardien de ton frère.»
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