Lettres: Diététistes soupe au lait
Dans l'édition du 17 novembre 2003 du Devoir, M. Paul-Guy Duhamel, président de l'ordre professionnel des diététistes du Québec, tentait de rétablir la crédibilité des membres de cette profession («Ne s'improvise pas diététiste qui veut», chronique libre opinion). Malheureusement, en s'attaquant sans aucun argument fondé, aux positions de M. Montignac, il ne fait que confirmer les accusations de «pensée unique» qui ont été faites à l'endroit des professionnels québécois de la nutrition.
Selon ce que je connais de la méthode scientifique, la formation universitaire de l'auteur ainsi que sa profession ne sont absolument pas des critères valables pour juger de la validité scientifique d'une affirmation. Deux choses sont alors à prendre en compte: la crédibilité des sources consultées par l'auteur et la confirmation des résultats par d'autres chercheurs indépendants.
Montignac ne sort pas ses informations de son imagination: il cite de nombreuses études scientifiques reconnues. Pour le contredire, M. Duhamel n'a qu'à citer des études sérieuses qui démontrent les qualités du lait de vache. Cela doit dépasser le stade des formules creuses du genre «le lait de vache est rempli de matières nutritives». À la limite, le Big Mac aussi est rempli de matières nutritives! Et M. Duhamel, en tant que diététiste, doit certainement savoir que la présence d'éléments nutritifs dans un aliment n'est pas une garantie que ces éléments seront absorbés par l'organisme en quantité suffisante.
De plus, les résultats du régime Montignac, contrairement à ce que M. Duhamel affirme, font l'objet d'études scientifiques sérieuses. Et ces études confirment que le régime Montignac fait maigrir les gens et contribue à diminuer les facteurs de risque de crise cardiaque. Je cite ici un article de la revue Québec Science, paru en octobre 2002, résumant les recherches du cardiologue de l'Université Laval Jean G. Dumesnil. En fait, le seul point obscur de cette méthode est qu'on ne sait pas exactement pourquoi et comment le régime permet d'atteindre ces résultats. Est-ce que l'ordre dans lequel on ingère les aliments, par exemple, a réellement une quelconque importance?
Alors, quelle crédibilité reste encore aux professionnels de la nutrition au Québec? Quelle crédibilité accorder à des gens qui se croient les seuls porteurs de vérité? Quelle crédibilité accorder à des gens qui défendent un simple produit alimentaire de façon aussi agressive et dogmatique? Bref, à mon avis, M. Duhamel ne fait que ridiculiser sa profession en soutenant avec acharnement la consommation de ce qui n'est qu'une simple boisson parmi tant d'autres.
Selon ce que je connais de la méthode scientifique, la formation universitaire de l'auteur ainsi que sa profession ne sont absolument pas des critères valables pour juger de la validité scientifique d'une affirmation. Deux choses sont alors à prendre en compte: la crédibilité des sources consultées par l'auteur et la confirmation des résultats par d'autres chercheurs indépendants.
Montignac ne sort pas ses informations de son imagination: il cite de nombreuses études scientifiques reconnues. Pour le contredire, M. Duhamel n'a qu'à citer des études sérieuses qui démontrent les qualités du lait de vache. Cela doit dépasser le stade des formules creuses du genre «le lait de vache est rempli de matières nutritives». À la limite, le Big Mac aussi est rempli de matières nutritives! Et M. Duhamel, en tant que diététiste, doit certainement savoir que la présence d'éléments nutritifs dans un aliment n'est pas une garantie que ces éléments seront absorbés par l'organisme en quantité suffisante.
De plus, les résultats du régime Montignac, contrairement à ce que M. Duhamel affirme, font l'objet d'études scientifiques sérieuses. Et ces études confirment que le régime Montignac fait maigrir les gens et contribue à diminuer les facteurs de risque de crise cardiaque. Je cite ici un article de la revue Québec Science, paru en octobre 2002, résumant les recherches du cardiologue de l'Université Laval Jean G. Dumesnil. En fait, le seul point obscur de cette méthode est qu'on ne sait pas exactement pourquoi et comment le régime permet d'atteindre ces résultats. Est-ce que l'ordre dans lequel on ingère les aliments, par exemple, a réellement une quelconque importance?
Alors, quelle crédibilité reste encore aux professionnels de la nutrition au Québec? Quelle crédibilité accorder à des gens qui se croient les seuls porteurs de vérité? Quelle crédibilité accorder à des gens qui défendent un simple produit alimentaire de façon aussi agressive et dogmatique? Bref, à mon avis, M. Duhamel ne fait que ridiculiser sa profession en soutenant avec acharnement la consommation de ce qui n'est qu'une simple boisson parmi tant d'autres.
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