Lettres: Liberté se conjugue avec justice
Oscar Fortin - Québec, le 15 novembre 2003
21 novembre 2003
La liberté sans justice ne peut conduire qu'à l'anarchie et au terrorisme, que celui-ci soit le fait d'États, d'entreprises nationales ou multinationales ou encore d'individus. Il est curieux que les discours de M. Bush et des tenants de la démocratie occidentale parlent si peu de justice comme ingrédient indispensable à toute liberté et à toute démocratie.
Il est à parier que les milliards investis pour faire la guerre d'invasion en Irak et en Afghanistan auraient pu modifier le visage du monde s'ils avaient été utilisés pour rétablir les bases d'une justice humaine minimale entre les hommes et les États. Nous ne parlerions plus de terrorisme mais de coopération et de soutien à tout effort de bonne volonté allant dans ce sens. La justice s'imposerait à tous comme seule base pouvant permettre une véritable liberté et une démocratie authentique.
Pour l'instant, nous sommes tous devenus des terroristes. Pour al-Qaïda, l'Irak, le monde musulman dans son ensemble et de plus en plus d'Occidentaux, Bush et compagnie sont des terroristes à éliminer. Ils sont les pires ennemis de l'humanité. Par contre, pour Bush et ceux qui le suivent, tous les gens qui ne pensent pas comme eux sont des terroristes dangereux ou pourraient le devenir.
J'espère que Paul Martin, en tant que premier ministre du Canada, apportera cette conjugaison inévitable et fondamentale de la liberté recherchée à la justice réalisée entre les humains et les nations. Le peuple canadien doit être en mesure de s'affirmer dans le respect des autres mais avec fermeté en ce qui concerne les valeurs fondamentales de notre foi en l'avenir de l'humanité. Il ne faudrait pas que la joie de M. Bush de voir arriver M. Martin soit interprétée comme l'arrivée d'un homme fantoche avec lequel tout sera possible, au delà de la volonté des Canadiens. Justice et liberté doivent faire partie de la même phrase.
Il est à parier que les milliards investis pour faire la guerre d'invasion en Irak et en Afghanistan auraient pu modifier le visage du monde s'ils avaient été utilisés pour rétablir les bases d'une justice humaine minimale entre les hommes et les États. Nous ne parlerions plus de terrorisme mais de coopération et de soutien à tout effort de bonne volonté allant dans ce sens. La justice s'imposerait à tous comme seule base pouvant permettre une véritable liberté et une démocratie authentique.
Pour l'instant, nous sommes tous devenus des terroristes. Pour al-Qaïda, l'Irak, le monde musulman dans son ensemble et de plus en plus d'Occidentaux, Bush et compagnie sont des terroristes à éliminer. Ils sont les pires ennemis de l'humanité. Par contre, pour Bush et ceux qui le suivent, tous les gens qui ne pensent pas comme eux sont des terroristes dangereux ou pourraient le devenir.
J'espère que Paul Martin, en tant que premier ministre du Canada, apportera cette conjugaison inévitable et fondamentale de la liberté recherchée à la justice réalisée entre les humains et les nations. Le peuple canadien doit être en mesure de s'affirmer dans le respect des autres mais avec fermeté en ce qui concerne les valeurs fondamentales de notre foi en l'avenir de l'humanité. Il ne faudrait pas que la joie de M. Bush de voir arriver M. Martin soit interprétée comme l'arrivée d'un homme fantoche avec lequel tout sera possible, au delà de la volonté des Canadiens. Justice et liberté doivent faire partie de la même phrase.
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