Lettres: Vers un objectif plus grand
Jean-Yves Touchette - Salaberry-de-Valleyfield, le 18 novembre 2003
21 novembre 2003
On se demande ce qui pousse Jean Charest et son équipe à prendre des bouchées aussi grosses. Courage, bêtise ou les deux à la fois?
S'ils croient mordicus que le Québec n'est plus concurrentiel, alors pourquoi demeurent-ils dans cette fédération qui, logiquement, ne doit pas l'être non plus? À moins que nous ne soyons tarés? Il y a bien des pans de cette association qui se lézardent. Jean Charest souhaite que nous nous comparions avantageusement aux autres provinces. Alors pourquoi pas à un plus grand ensemble: le monde? Le Canada n'est pas étranger à nos difficultés, selon l'analyse de son ministre des Finances. Alors pourquoi nous imposer cette nouvelle gestion? Pour nous sortir d'une indigence chronique dont nous serions affublés? Pourquoi exclure l'État central de nos malheurs et l'inclure dans nos succès? Pourquoi épargner cette entité qui nous nargue constamment? La perte de compétitivité ne devrait pas être le lot exclusif du Québec. Peut-être que les libéraux veulent relever un défi à la Yvon Deschamps: un Québec fort dans un Canada faible.
S'ils croient mordicus que le Québec n'est plus concurrentiel, alors pourquoi demeurent-ils dans cette fédération qui, logiquement, ne doit pas l'être non plus? À moins que nous ne soyons tarés? Il y a bien des pans de cette association qui se lézardent. Jean Charest souhaite que nous nous comparions avantageusement aux autres provinces. Alors pourquoi pas à un plus grand ensemble: le monde? Le Canada n'est pas étranger à nos difficultés, selon l'analyse de son ministre des Finances. Alors pourquoi nous imposer cette nouvelle gestion? Pour nous sortir d'une indigence chronique dont nous serions affublés? Pourquoi exclure l'État central de nos malheurs et l'inclure dans nos succès? Pourquoi épargner cette entité qui nous nargue constamment? La perte de compétitivité ne devrait pas être le lot exclusif du Québec. Peut-être que les libéraux veulent relever un défi à la Yvon Deschamps: un Québec fort dans un Canada faible.
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