La STM «surprise» et «déçue» des négociations
Les négociations entre le syndicat des employés de l'entretien et la Société de transport de Montréal (STM) devant la conciliatrice Suzanne Therrien étaient toujours en cours hier soir au moment de mettre sous presse et tout semblait indiquer que les usagers des transports en commun allaient subir une quatrième journée de grève aujourd'hui.
Au moment de prendre une pause hier soir, le directeur général de la STM, Pierre Vandelac, a affirmé être «surpris» et «déçu» des négociations. Il a toutefois ajouté qu'il restait «optimiste» et qu'il souhaitait en arriver à un accord «dans le courant de la nuit». Les deux parties tentaient toujours de s'entendre sur la répartition de l'augmentation salariale de 8,7 % et sur le régime de retraite. Aucun des deux dossiers n'était encore réglé en début de soirée hier.
«Nous voulons arriver le plus rapidement possible à une entente, mais pas à n'importe quel prix», a ajouté de son côté la porte-parole de la STM, Odile Paradis. On veut régler le conflit dans le cadre des ententes que nous avons obtenues avec les employés de bureau et les chauffeurs, qui sont, eux, satisfaits des négociations.»
Le président du syndicat, Pierre Saint-Georges, a déclaré hier que la grève allait cesser dès la signature d'une entente de principe entre les deux parties. Le syndicat a en effet décidé de ne pas attendre la tenue d'une assemblée générale avec ses membres pour cesser les moyens de pression, si les pourparlers aboutissent.
Une autre mince consolation pour la clientèle du réseau public, qui pourra dès ce matin monter à bord des autobus et du métro jusqu'à 9h et jusqu'à 18h30 inclusivement et se rendre ainsi au bout du circuit. Dans les faits, les autobus rouleront jusqu'à 10h. Par contre, les clients ne pourront plus avoir de correspondance avec le métro ou un autre autobus.
Le Conseil des services essentiels a effectivement reçu plusieurs plaintes de la population concernant le fait que certains circuits d'autobus cessaient le service avant 9h et 18h30. La porte-parole de la STM, Odile Paradis, soutient que cette situation était hors du contrôle de la société. Elle explique qu'un autobus qui devait effectuer un circuit de 45 minutes ne pouvait pas débuter le service à 8h30, pour respecter les heures imposées par le Conseil des services essentiels.
Elle rappelle que la STM a fait des représentations auprès du Conseil afin d'offrir la totalité des services planifiés advenant une grève générale des employés d'entretien. «Pour nous, le transport en commun, c'est un service essentiel», affirme Mme Paradis. Le Conseil a plutôt approuvé la liste des services proposés par le syndicat.
De son côté, le Conseil affirme que son rôle est de s'assurer du maintien de services essentiels suffisants pour préserver la santé ou la sécurité du public lors de grèves légales. «Sans transport en commun durant ces périodes, les gens utiliseraient leur voiture et pourraient créer des embouteillages qui risquent d'empêcher les véhicules prioritaires de répondre aux urgences. Ce qui n'est pas le cas la fin de semaine et en dehors des heures de pointe», explique la responsable des communications, Céline Jacob.
Elle ajoute toutefois que le Conseil surveille la situation d'heure en heure et qu'il pourra intervenir si les développements du conflit faisaient en sorte de mettre en danger la sécurité ou la santé de la population.
Avec la collaboration d'Alec Castonguay
Au moment de prendre une pause hier soir, le directeur général de la STM, Pierre Vandelac, a affirmé être «surpris» et «déçu» des négociations. Il a toutefois ajouté qu'il restait «optimiste» et qu'il souhaitait en arriver à un accord «dans le courant de la nuit». Les deux parties tentaient toujours de s'entendre sur la répartition de l'augmentation salariale de 8,7 % et sur le régime de retraite. Aucun des deux dossiers n'était encore réglé en début de soirée hier.
«Nous voulons arriver le plus rapidement possible à une entente, mais pas à n'importe quel prix», a ajouté de son côté la porte-parole de la STM, Odile Paradis. On veut régler le conflit dans le cadre des ententes que nous avons obtenues avec les employés de bureau et les chauffeurs, qui sont, eux, satisfaits des négociations.»
Le président du syndicat, Pierre Saint-Georges, a déclaré hier que la grève allait cesser dès la signature d'une entente de principe entre les deux parties. Le syndicat a en effet décidé de ne pas attendre la tenue d'une assemblée générale avec ses membres pour cesser les moyens de pression, si les pourparlers aboutissent.
Une autre mince consolation pour la clientèle du réseau public, qui pourra dès ce matin monter à bord des autobus et du métro jusqu'à 9h et jusqu'à 18h30 inclusivement et se rendre ainsi au bout du circuit. Dans les faits, les autobus rouleront jusqu'à 10h. Par contre, les clients ne pourront plus avoir de correspondance avec le métro ou un autre autobus.
Le Conseil des services essentiels a effectivement reçu plusieurs plaintes de la population concernant le fait que certains circuits d'autobus cessaient le service avant 9h et 18h30. La porte-parole de la STM, Odile Paradis, soutient que cette situation était hors du contrôle de la société. Elle explique qu'un autobus qui devait effectuer un circuit de 45 minutes ne pouvait pas débuter le service à 8h30, pour respecter les heures imposées par le Conseil des services essentiels.
Elle rappelle que la STM a fait des représentations auprès du Conseil afin d'offrir la totalité des services planifiés advenant une grève générale des employés d'entretien. «Pour nous, le transport en commun, c'est un service essentiel», affirme Mme Paradis. Le Conseil a plutôt approuvé la liste des services proposés par le syndicat.
De son côté, le Conseil affirme que son rôle est de s'assurer du maintien de services essentiels suffisants pour préserver la santé ou la sécurité du public lors de grèves légales. «Sans transport en commun durant ces périodes, les gens utiliseraient leur voiture et pourraient créer des embouteillages qui risquent d'empêcher les véhicules prioritaires de répondre aux urgences. Ce qui n'est pas le cas la fin de semaine et en dehors des heures de pointe», explique la responsable des communications, Céline Jacob.
Elle ajoute toutefois que le Conseil surveille la situation d'heure en heure et qu'il pourra intervenir si les développements du conflit faisaient en sorte de mettre en danger la sécurité ou la santé de la population.
Avec la collaboration d'Alec Castonguay
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