vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

L'art sans bornes

La Biosphère présente une exposition pour sensibiliser les jeunes à l'importance de l'eau

Geneviève Otis-Dionne   14 novembre 2003 
Les jeunes artistes se sont inspirés du style original de Vittorio Fiorucci, le célèbre affichiste montréalais d’origine italienne.
Photo : Jacques Grenier
Les jeunes artistes se sont inspirés du style original de Vittorio Fiorucci, le célèbre affichiste montréalais d’origine italienne.
Les bornes-fontaines se transforment en personnages hauts en couleur à la Biosphère du parc Jean-Drapeau. À compter de demain, le musée consacré à l'eau présente l'exposition Vigili Urbani réunissant 375 bornes-fontaines de carton décorées par plus de 1500 jeunes de 8 à 12 ans.

Pour réaliser leurs oeuvres d'art, les jeunes artistes se sont inspirés du style original de Vittorio Fiorucci, le célèbre affichiste montréalais d'origine italienne. Vittorio Fiorucci, qui signe ses créations de son seul prénom, à créé pour l'occasion huit gigantesques affiches qui mettent en vedette les bornes-fontaines. Les affiches de Vittorio, composées de différentes couleurs flamboyantes encadrées par des lignes directes, sont présentées avec les créations des jeunes.

L'exposition se déroule dans le cadre de l'événement Art et Environnement organisé chaque année par la Biosphère pour sensibiliser les jeunes du primaire à l'importance de l'eau. La thématique de cette année s'inscrit dans le cadre de l'Année internationale de l'eau douce. Avant de réaliser leurs oeuvres, les enfants ont participé à différentes activités pédagogiques tenues dans leur classe pour leur enseigner le cycle de l'eau, ses utilisations, son traitement, les sources de gaspillage et les actions pour la protéger.

Les jeunes ont par la suite décoré leurs bornes-fontaines à la Biosphère avec des cartons de couleur, pour les transformer en sentinelles de l'eau, gardiennes de cette ressource naturelle. Le nom de l'exposition, proposé par Vittorio, signifie d'ailleurs vigile urbaine.

Les 375 bornes-fontaines ont été regroupées et placées dans une grande salle sous la forme d'un labyrinthe, illustrant ainsi les rues de la ville. Les différentes couleurs utilisées pour construire et décorer les oeuvres donnent à l'exposition un air de fête. Chaque borne-fontaine a sa propre personnalité et représente un « super-héros » de l'eau.

On retrouve sur les bornes-fontaines des fleurs multicolores, des chats bleus et des cochons orange. Les visages grimaçants alternent avec les sourires bon enfant. Les visiteurs peuvent d'ailleurs s'inspirer de l'exposition pour ensuite créer leur propre oeuvre d'art. La Biosphère invite en effet les familles à décorer leur « vigile urbaine » personnelle après l'exposition.

En participant à cet événement, Vittorio a pu illustrer sur des affiches un objet qu'il apprécie depuis longtemps : la borne-fontaine. « Ça fait des années que je trouve les bornes-fontaines intéressantes dans les villes que je visite. Ce sont vraiment des personnages pour moi. On en trouve dans tous les pays et elles sont toutes différentes, avec des couleurs différentes », explique l'artiste.

Vittorio a suggéré à la Biosphère qu'elle fournisse aux enfants des rondelles de couleur pour qu'ils puissent faire des yeux à leurs personnages. « Les bornes-fontaines te regardent et deviennent des personnages vivants. Dans toutes mes oeuvres, j'ai toujours des yeux qui regardent », souligne Vittorio.

Quand le maître a vu pour la première fois les réalisations de ses apprentis, il n'en croyait pas ses yeux. « C'était vraiment une surprise. J'ai regardé les bornes-fontaines et je me suis dit : "Mon Dieu, j'aurais pu faire ça ! Mais il ne faut jamais être jaloux dans la vie ! », affirme l'artiste.

Vittorio a été frappé par la « simplicité » et la « pureté des lignes » caractérisant les créations des jeunes. Selon lui, les enfants ont compris l'essence de son esprit artistique et ont réussi à le faire naître au travers de leurs oeuvres. Vittorio soutient cependant que son style n'est aucunement particulier. « On ne réinvente rien. J'ai vu des assiettes vieilles de 2000 ans au Mexique qui ressemblent à mes dessins. C'est la continuation de la simplicité, de la pureté de la ligne. »

Pour Vittorio, « une oeuvre, qu'elle soit d'un enfant ou que ce soit une assiette de 2000 ans dans un musée, c'est la même valeur. C'est de l'art. » Selon lui, l'art est un excellent moyen pour sensibiliser les enfants et développer leur conscience citoyenne.

L'exposition Vigili Urbani et l'activité de création pour les visiteurs se déroulent jusqu'en mai 2004. L'exposition permanente de la Biosphère vaut également le détour, avec ses différentes activités interactives et ses cartes éducatives.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012