dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres: L'enfer, c'est les autres qui regardent

Francis Chalifour - Toronto, le 10 novembre 2003  13 novembre 2003 
J'ai beaucoup aimé le texte de Paul Cauchon («Médias - L'année du vide télévisuel», Le Devoir, le 10 novembre 2003).

Habitant Toronto depuis bientôt quatre ans, je n'ai malheureusement pas accès à tous les postes de télévision offerts au Québec, comme TVA ou TQS. J'ai été pour ainsi dire horrifié de voir qu'il y a maintenant au Québec des dérivés du genre Loft Story, The Bachelor et j'en passe. Je dois avouer que j'ai regardé à une occasion ces émissions de télé-réalité avec des amis canadiens-anglais. J'étais tellement fier de leur dire que dans la Belle Province, ce genre d'exhibitionnisme télévisuel (ou de voyeurisme, selon le cas) ne marcherait jamais car les Québécois n'oseraient pas aller si bas étant donné leur sens de l'égalité et de la social-démocratie. (J'ai déblatéré ainsi pendant une bonne demi-heure. Je le reconnais, j'ai fait preuve de chauvinisme, mais l'hiver est parfois long quand on vit dans la Ville reine, d'autant plus que les bonnes poutines y sont plutôt rares.)

Quand j'ai lu l'article de Paul Cauchon, inutile de vous dire que je suis tombé des nues. Moi qui disais à qui voulait l'entendre que le Québec était distinct jusque dans sa production télévisuelle... Eh bien, si c'était le cas, ce ne l'est plus. Et il paraît qu'il s'agit en plus d'un franc succès. Raison de plus pour se demander jusqu'où les Québécois iront en copiant ce qui se fait au pays de l'oncle Sam. [...]

Avant de terminer ce commentaire, cela me rappelle l'oeuvre de Jean-Paul Sartre, Huit clos. Vous savez, ces trois personnages (Garcin, Inès et Estelle) qui sont condamnés à vivre ensemble dans un salon Second Empire. On y retrouve la même idée, à savoir que l'homme ne peut vivre sans la présence d'autrui, bien que les autres représentent parfois la pire des menaces qui soient pour lui. Et dans le cas de ce reality show, peut-être que l'enfer, ce serait plutôt les autres qui regardent. L'enfer serait peut-être finalement devenu l'oeil de Big Brother? Il faudrait interviewer les participants de Loft Story, une fois ce cirque terminé, pour leur demander ce qu'ils en pensent.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Chroniques
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012