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Lettres: Après les défusions...

Michel Magnant - Directeur exécutif, Montréal Stratégique, le 4 novembre 2003  11 novembre 2003 
Monsieur le maire,

Simplement pour rappeler que les banlieues anglophones, les plus sujettes à défusionner, n'ont pas l'importance qu'on leur accorde souvent en termes de richesse foncière. Même si toute défusion serait un échec par rapport au projet de réussir la ville, il faut néanmoins considérer que le Montréal restant formerait encore une masse critique intéressante.

La richesse foncière totale des 18 banlieues-arrondissements de l'île ayant une population anglophone supérieure à la moyenne de l'île, s'élève à 36,2 milliards sur un total de 128 milliards pour l'ensemble de l'île, soit 28,3 %. Et lorsqu'on s'en tient uniquement à la base industrielle et commerciale, ces banlieues détiennent 8,7 milliards sur 34,7, soit exactement 25 %. Assez curieusement ces proportions étaient à peu près les mêmes en 1960, quand ces banlieues accaparaient 26 % de la richesse foncière totale de l'île, soit 1,152 millions sur un total de 4427 millions de l'époque.

En 1960, la ville de Montréal représentait 71 % de la richesse foncière de l'île. En 2000, elle était tombée à 55 %, ce qui déclencha la réforme Harel. Mais dans le pire des scénarios, le Montréal d'après les défusions sera encore viable puisqu'il retiendra au moins 75 % de la richesse foncière de l'île et très probablement plus. On ne peut donc parler de catastrophe irréparable mais plutôt d'un retour à la masse critique qu'avait Montréal lors de son apogée. [...]
 
 
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