Lettres: Il suffirait de presque rien...
Michel Allard - Professeur associé à l'UQAM, le 4 novembre 2003
6 novembre 2003
Le Devoir du mardi 4 novembre nous apprend que «Télé-Québec entreprend jeudi la diffusion d'une série de trois heures sur la vie de René Lévesque... ». Et d'ajouter le journaliste: «Télé-Québec proposera la série aux écoles, mais elle n'a pas les moyens, dit-elle, de concevoir un guide pédagogique complet.»
Quelle situation incongrue et paradoxale! D'une part, on investit des dizaines de milliers de dollars pour produire une série télévisée et, d'autre part, on ne dispose pas de quelques milliers de dollars pour en faire un instrument pédagogique. Et les enseignants d'histoire se plaignent du manque d'outils didactiques qui rendraient leur enseignement plus intéressant et plus efficace. Et les élèves affirment que l'enseignement de l'histoire est souvent inintéressant. Et les parents, les décideurs, voire les journalistes déplorent le manque de culture historique ou de culture tout court de la génération montante.
Quand apprendra-t-on à faire un petit effort pour que l'école puisse utiliser des productions non conçues dans un premier temps à titre de ressources didactiques? La remarque ne se limite pas à la série sur la vie de René Lévesque. Que de dizaines d'émissions, de films, de sites Internet, d'expositions, pourraient devenir de merveilleux aides pour l'enseignement, de riches sources d'apprentissage? Il suffirait d'ajouter quelques sommes souvent dérisoires par rapport aux sommes déjà investies, souvent par nos gouvernements, pour la production. Il suffirait de presque rien.
Quelle situation incongrue et paradoxale! D'une part, on investit des dizaines de milliers de dollars pour produire une série télévisée et, d'autre part, on ne dispose pas de quelques milliers de dollars pour en faire un instrument pédagogique. Et les enseignants d'histoire se plaignent du manque d'outils didactiques qui rendraient leur enseignement plus intéressant et plus efficace. Et les élèves affirment que l'enseignement de l'histoire est souvent inintéressant. Et les parents, les décideurs, voire les journalistes déplorent le manque de culture historique ou de culture tout court de la génération montante.
Quand apprendra-t-on à faire un petit effort pour que l'école puisse utiliser des productions non conçues dans un premier temps à titre de ressources didactiques? La remarque ne se limite pas à la série sur la vie de René Lévesque. Que de dizaines d'émissions, de films, de sites Internet, d'expositions, pourraient devenir de merveilleux aides pour l'enseignement, de riches sources d'apprentissage? Il suffirait d'ajouter quelques sommes souvent dérisoires par rapport aux sommes déjà investies, souvent par nos gouvernements, pour la production. Il suffirait de presque rien.
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