Lettres: Le décrochage professoral
Francis Chalifour - Enseignant de sciences humaines au Collège français de Toronto, le 31 octobre 2003
3 novembre 2003
J'ai lu le texte écrit par Marc-André Girard concernant le décrochage: non pas celui des adolescents, mais bien chez les jeunes enseignants au Québec. M. Girard explique très bien les causes de cette malheureuse désertion. On y parle entre autres de la précarité d'emploi que peuvent vivre les jeunes enseignants (et qui peut durer dix ans et plus), des tâches d'enseignement impossibles (un enseignant d'histoire qui se retrouve dans une classe d'élèves handicapés) et des élèves qui sont de plus en plus difficiles (les enseignants peuvent eux aussi être victimes de violence verbale et physique).
Tout comme M. Girard, je suis parti enseigner à Toronto, à la différence que j'y suis encore. Ça fait déjà quatre ans que j'y suis et je refuse de retourner au Québec et d'y enseigner si les conditions de ma profession ne changent pas. C'est dommage, car je préférerais vivre à Montréal, mais il faut faire des choix dans la vie et plus encore, il faut les assumer. Ce qui n'est pas toujours facile, mais c'est ce que je fais du mieux que je peux. Peut-être qu'un jour le gouvernement de la Belle Province comprendra que la situation des jeunes enseignants du Québec n'est pas acceptable et qu'il interviendra dans ce dossier. Idem pour les commissions scolaires qui embauchent. Elles devraient réfléchir sur les conditions que l'on fait subir aux jeunes enseignants.
Tout comme M. Girard, je suis parti enseigner à Toronto, à la différence que j'y suis encore. Ça fait déjà quatre ans que j'y suis et je refuse de retourner au Québec et d'y enseigner si les conditions de ma profession ne changent pas. C'est dommage, car je préférerais vivre à Montréal, mais il faut faire des choix dans la vie et plus encore, il faut les assumer. Ce qui n'est pas toujours facile, mais c'est ce que je fais du mieux que je peux. Peut-être qu'un jour le gouvernement de la Belle Province comprendra que la situation des jeunes enseignants du Québec n'est pas acceptable et qu'il interviendra dans ce dossier. Idem pour les commissions scolaires qui embauchent. Elles devraient réfléchir sur les conditions que l'on fait subir aux jeunes enseignants.
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