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École secondaire: place aux «relevés des compétences»

Les enseignants critiquent l'imprécision de la nouvelle politique d'évaluation

Marie-Andrée Chouinard   29 octobre 2003 
Le vent de réforme au secondaire donnera naissance à une toute nouvelle créature: place aux «relevés de compétences», qui exterminent le traditionnel relevé de notes pour permettre de dessiner un meilleur «profil» de l'élève, utile par exemple à un employeur, faute de diplôme.
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  • marie pierre turbide
    Inscrite
    mercredi 29 octobre 2003 11h27
    La scolarisation, l'évaluation, la formation
    C'est intéressant de voir depuis cet hiver les débats qui intéressent notre société et ses corporations. À mon avis, pour préparer un étudiant à la vie, il ne faut pas juste l'évaluer dans le but de le comparer aux autres.

    IL ne faut pas chercher à favoriser la tâche aux employeurs dans leur recrutement mais bien parler de développement humain. C'est des ressources supplémentaires que les étudiants de tous les paliers ont besoin.

    L'idée de montrer les acquis d'un étudiant est excellente en soi en ayant pour objectif son propre développement et son propre épanouissement. Ce genre d'évaluation ne devrait pas servir à d'autres fins. Je peux pas croire que les employeurs qui ont besoins de quelqu'un qui parle espagnol recherche uniquement des diplômés du secondaire.

    De pointer les étudiants et les professeurs (références au sujet d'un nouveau test de français)comme des ignorants m'en dit bien long tant qu'à moi... Le but de toute ces évaluations peut être la performance; j'ai rien contre. Faudrait faire attention de ne pas en faire des petites machines à répondre aux questions.

    J'aimerais bien savoir qu'est-ce qui empeche ce gouvernement de placer l'éducation physique et à la santé au primaire comme le PQ l'avait promis pour cette année scolaire( 1 heure par jour) ? Est-ce que ce serait préférable pour les étudiants (ou pour la grosse économie) que la jeune population soit en meilleure santé ou que l'aide au devoir permettent aux enfants de s'en retourner à la maison sans amener de devoirs?

    ET cette bande d'ignorant abandonne l'idée d'apprendre ou de faire de la formation dans les PME qui ont moins d'un million de masse salariale. Une bonne tappe dans le dos des entreprises qui oeuvrent dans le secteur des la foramtion de la santé, de l'administration, de l'informatique et de la sécurité au travail...

    Domc, à l'âge adulte se faire évaluer, se remettre en question c'est juste bon pour les profs de français...qui sont vraiment pas bons à lire les nouvelles. À ce rythme, est-ce qu'on veut former des travailleurs pour les multinationales de demain ou éduquer des québécois?

    Je doute des bonnes intentions des personnes en place sans les avoir rencontrer mais la capacité de réflexion,de vision à long terme est probablement réduite par les temps qui courent ou remplacé par un autre intérêt qui n'est pas le bien commun de notre société.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 31 octobre 2003 09h46
    Éducation affaire de compétences?
    Qui pourrait bien nous expliquer es compétences? Le mot "compétence" donne lieu à des interprétations différentes. Il me semble qu'au niveau primaire, il ne s'agit pas de compétence mais de "connaissance".

    Pour atteindre la compétence, il faut un minimum de connaissances. On ne vient pas au monde en sachant tout. Chaque génération ne réinvente pas la roue et la poudre à canon. Il y a du chemin parcouru et il faut s'en inspirer.

    Les grands mots deviennnet des maux pour les parents. Et plus les mots sont recherchés, plus ils recouvrent le vide. C'est souvent pour cacher l'absence de programme bien défini, de méthode, de stratégie. Tout le monde a l'impression qu'il se fait des grandes choses dans l'Éducation. Mais l'ignorance atteint son sommet: les élèves ne savent pas leur français, leur histoire et ils ont de moins en moins le goût de l'étude: les nombreux décrocheurs.

    Les compétences transversales ou horizontales sont une "trouvaille" ridicule, ronflante et déconnectée de la vraie vie.

    Quand le jeune arrive à l'Université ou sur le marché du travail, ce sont des connaissances qu'on exige: connaître son français pour être capable de l'enseigner, connaître son histoire pour ne pas classer Bryan Mulroney et Trudeau parmi les Pères de la Confédération.

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